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Tome premier.
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('on porte avec un fleuret, ou avec une épée,a celui contre qui on se bat. Porter uneImite, allonger une botte. Purer une botte.Lsquiver une botte. Une botte franche. Serrerta botte.

Botte secrète, Manière particulière de por-ter un coup d’épée à son adversaire.

l'ig. et fam., Pousser, porter une botte àquelqu'un, Lui faire une demande indis-ot'ete, embarrassante, ou une objectionpressante, une attaque imprévue. Elle lui aporté une botte à laquelle il ne s'attendait pas.Un l’a attaqué sur le paradoxe qu’il avan-Çait, et on lui a porté de rudes bottes. Il si-gnifie aussi, Desservir quelqu’un par desdiscours ou par des actions qui lui nuisent.Un lui a porté une vilaine botte, une terriblebotte, en révélant ce fait au ministre. Il nes «t comment parer cette botte.

BOTTELAUE. s. m. Action de lier enbottes du foin, de la paille, etc. Le botte-'"n e coûte tant le cent.

Le bottelage est bon , se dit Lorsque lanotte de foin, de paille, etc., est du poidsl’cquis, de la grosseur requise, ou mêmelorsqu’elle l’excède un peu.

liOTTELEIt. v. a. Lier en bottes. Botte-Icr du foin. Bottcler de la paille. Botteler destares, des asperges, etc.

Pottf.lé, ée. participe.

BOTTELEUR. s. m. Celui qui fait des>ottes de foin, de paille, etc. Payer des bot-teleurs. 1 J

BOTTER, v. a. Pourvoir de bottes, ouaire tles bottes à quelqu’un. Botter un ré-sument de cavalerie. Ce cordonnier botte bien,bott est co, donnier qui vous

Il signifie aussi, Mettre des bottes à qucl-I u | ln - Pericz me botter.

Sl gnifie également, avec le pronom per-r c ” nc ’ Mol 110 ses bottes soi-même. Bot-~-vous promptement, et montez « cheval.e 'Vais me botter.

. ^ homme se botte bien, se botte mal. Il

n', e P 0l 'diriairement des bottes bien faites,,llal faites.

r» n |.. TTIÎn >avec le pronom personnel, si-Am' 6 ailss '< figurément et familièrement,Pied SSCI ' ^ eaucoll P tic terre autour de ses

1, cn marchant dans un terrain gras etnuuudp r i • V

jui f/ , ne saurait se promener dans ce

dit 0n " c se botte. Dans ce sens, on

aussi qu’ Un cheval se botte.

Pro Tl£ ’ Participe.

r {•,! °V ct II g- , C'est un singe botté, il a l'air

niai ("'^ e se ‘Ht D’un homme petit,

cnm.. 111 ’ t l u * est embarrassé dans son ac-'•‘mtienient.

I J t>ttes I ' 1, * i *' Sl m ' Cottlounier qui fait des

tl un°ei| I IN |^’ S ' f' Diminutif. Petite bottePeu de l! 01t m ‘ ncc ! l >oUe dont la tige aIl st f j. 11 leur. Porter des bottines.

s ‘ires scuYmV 1 ' 1 ^ 1 ^' 1 '’ c ' e Certaines chaus-sont niun'< i CS '* Petites bottes, quiboucler ICS ” c t0,ll ' r °ies, de ressorts et de

'VIEipg . -7 . wuuui u VI, vu,

de confù,... '!■" se rvcnt a corriger les vicesPc s pieds ./J'' 10tl c .*" PietI ou de la jambe.lui "‘ellre des bo/tïnes^ C °' ,tmrncnt • il ï‘ mtBOU

BOUC, s m tr ,

Tome I " 1,10,10,1CC Ic C.) Anima

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à cornes, qui est le mâle de la chèvre. Boucpuant. Une peau de bouc. Les cornes d’unbouc. La barbe d'un bouc.

Fig. et fam., Barbe de bouc, se dit de Labarbe d’un homme, lorsqu’il n’en a quesous le menton. Il a une barbe de bouc, unevraie barbe de bouc.

En Botan., Barbe-de-bouc, Le salsifis sau-vage.

Dans le Lévitique, Bouc émissaire, Boucque l’on chassait dans le désert, après l’a-voir chargé des malédictions qu’on voulaitdétourner de dessus le peuple. Cette ex-pression s’emploie figurément et familière-ment, en parlant d’Un homme sur lequelon fait retomber les torts des autres. Ilsl’ont pris pour leur bouc émissaire.

Dans l’Evangile, Au jour du jugement,Jésus-Christ séparera les agneaux, les bre-bis d'avec les boucs, Il séparera les bonsd’avec les méchants, les élus d’avec les ré-prouvés.

Bouc, se dit, par extension, d’Une peaude bouc pleine de vin ou d’huile. Un bouc(l'huile. Un bouc de vin.

BOUCAUE. s. m. T. de Botan. Planteombellifère dont on extrait une huile bleue.

BOUCAN, s. m. Lieu où les sauvages del’Amérique fument leurs viandes. On ap-pelle aussi de ce nom Le gril de bois surlequel ils les fument et les font sécher.

BOUCANER, v. a. Préparer, faire sécherde la viande ou du poisson à la manière dessauvages de l’Amérique, c’est-à-dire, en lesexposant longtemps à la fumée. Boucanerde la viande. On dit dans un sens analo-gue , Boucaner des cuirs.

Boucaner, signifie aussi, neutralement,Aller à la chasse des bœufs sauvages ou au-tres bêtes, pour en avoir les cuirs.

Boucané , éf.. participe.

BOUCANIER, s. m. Celui qui va à lachasse des bœufs sauvages. On le disait par-ticulièrement autrefois de Certains piratesde l’Amérique. Voyez Aventurier.

II désigne, par extension, Une sorte degros et long fusil dont se servaient les bou-caniers.

BOUCARO. s. m. Espèce de terre odo-rante et rougeâtre, qui vient des Indes, etdont on fait différents vases, tels que despots, des théières, etc.

BOUCASS1N. s. m. Étoffe Je coton donton fait des doublures.

BOUCAUT. s. m. Tonneau, futaille gros-sièrement faite, qui sert à renfermer cer-taines marchandises sèches. Un boucaut desucre, de café, de riz, de tabac. Un boucautde morue.

BOUCHE, s. f. Cette partie du visage del’homme par où sort la voix, et par où sereçoivent les aliments. Ouvrir, fermer labouche. Le sang lui sortait par le nez et parla bouche. Se rincer Ut bouche. Avoir du maldans la bouche. Avoir ta bouche saine. Il sentmauvais de la bouche. Il a toujours la pipeà la bouche.

II se dit, quelquefois, seulement de Lapartie extérieure de la bouche. Avoir labouche belle, vermeille, incarnate, relevée,agréable, petite. Avoir une grande bouche,une jolie bouche. Tourner la bouche. Baiser àta bouche , sur la bouche. Sa bouche me sou-riait. Les coins de la bouche.

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Flux de bouche, Abondance inaccoutuméede salive.

Fig. et fam., lia le flux débouché, il a ungrand flux de bouche, un flux de bouche con-tinuel, C’est un grand parleur, un bavard.Ces phrases vieillissent. On dit plus ordinai-rement, Un flux de paroles.

Fam., Faire la bouche en coeur, Donnerà sa bouche une forme mignarde, affectée.

Bouche, se dit particulièrement de Labouche considérée comme organe de lavoix et de la parole. On recueillait jusqu'auxmoindres paroles qui sortaient de sa bouche.Dieu a parlé par ta bouche de ses prophètes.Les plaintes qui s'exhalaient de sa bouche.Je l'ai appris de sa propre bouche. Un motde votre bouche suffirait pour le décider. Quel'imposture ne souille point votre bouche. Hn ouvrit pas la bouche de toute la soirée. Iln'ouvre la bouche que pour contredire. Iln osait ouvrir la bouche devant eux. Sa bou-che ne resta pas muette. Rester bouche close.Son cœur n’était point d’accord avec sa bou-che. Je laisse à une bouche plus éloquente lesoin de rappeler ses grandes actions. Les dis-cours qu’un poète met dans la bouche de sonhéros.

Le pape ouvre ta bouche aux cardinauxnouvellement créés, se dit en parlant De lacérémonie que le pape fait pour autoriserles cardinaux à parler dans les consistoires.

F'ig., Fermer la bouche à quelqu'un. Lefaire taire d’autorité, ou le réduire à nesavoir que répondre. Je ne souffrirai pointqu’il s’oublie devant moi, et je lui fermerai labouche. Cette raison, cet argument lui fermala bouche. On dit aussi, Le respect me fermela bouche. Le respect m’interdit de ré-pondre, de parler.

Etre, demeurer bouche béante, Être , res-ter étonné, très-attentif, etc. Ils l'écoutaienttous la bouche béante, bouche béante.

Avoir toujours quelque chose à la bouche.Le répéter, l’employer continuellement.C’est un mot qu'il a toujours à la bouche.Avoir sans cesse l’injure à la bouche.

I'ig. et fam., Faire la petite bouche de quel-que chose, sur quelque chose. Ne vouloirpas s’expliquer tout à fait sur quelque chose;cl absolument, Faire la petite bouche, Fairele difficile, le dégoûté, le dédaigneux surquelque chose. Ne faire point ta petite bou-che de quelque chose, S’en expliquer libre-ment et ouvertement.

Dire quelque chose de bouche à quelqu’un,S’en expliquer de vive voix avec lui.

Elliptiq., Bouche close. Locution par la-quelle on avertit qu’il faut garder le secretsur l’affaire dont il s’agit. On dit de même,figurément et familièrement, Bouche cousue.

Aller, passer, etc., de bouche en bouche,se dit De ce qui devient public, de ce quicourt et se transmet d’une personne à uneautre par le moyen de la parole. Cette nou-velle va de bouche en bouche. Son nom volaitde bouche en bouche. On dit à peu près demême : Cette nouvelle est dans toutes les bou-ches. Son nom est dans toutes les bouches. Etc.

Poétiq., La déesse aux cent bouches, LaRenommée.

Prov., C'est saint Jean bouche d or, unsaint Jean bouche d’or. C’est un homme quidit toujours sa pensée avec franchise et sansménagement.

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