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Tome premier.
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risse. Que cet liomme-là est importun! je l'aitoujours sur les bras.

Fig., Avoir l’ennemi, avoir une armée en-tière sur les bras, Avoir à se défendre contrel’ennemi, contre une armée entière. Avoirbeaucoup d'affaires sur les bras, En être ac-cablé, surchargé.

Fig., Tirer quelqu’un d'entre les bras de lamort, des bras de la mort, Le guérir d’unemaladie qui semblait mortelle. Ce médecinm'a tiré des bras de la mort.

Fig. et poétiq., Être dans les bras du som-meil, dans les bras de Morphée, Dormir. Pas-ser des bras du sommeil dans ceux de la mort,Etre tué, recevoir la mort lorsqu’on est en-dormi.

Fig., Arrêter, retenir le bras à quelqu'un,L’empêcher de punir, de se venger.

Fig., Pair entre les bras d’un autre la per-sonne qu’on aime, ou qu’on recherchait, La'oir mariée à un autre.

Prov. et fig., Si on lui en donne longcomme le doigt, il en prend long comme lebras, U abuse de la liberté, il étend la per-mission qu’on lui accorde.

Bras, signifie, par extension,La personnememe qui travaille, qui agit, ou qui peuttravailler, agir. Avoir plusieurs bras à sonservice. Cette terre exige un grand nombre deyas pour son exploitation. Souvent, après leslongues guerres, les bras manquent a l'agri-culture. Des bras inutiles. Mille bras se sonturniés pour le défendre.

Fig., Être le bras droit de quelqu'un, Êtreson principal agent en toutes choses.

, Bius, dans certaines phrases figurées, dé-s 'gne, Le pouvoir, la puissance. Le bras de' eu - Ix bras du Tout-Puissant. Un brasPcotecteur. Un bras puissant. La puissance deson bras.

.B'ig. et dans le langage de l’Écriture,* n Pf>U) er sur un bras de chair, Mettre samifiance dans les hommes, au lieu de la,ne 'lre en Dieu.

r II bras séculier, La puissance tempo-sia 6 ’ B ar °PP os >tion à La puissance ecclé-.."lue. Implorer le bras séculier. Livrer unc esiastique au bras séculier.

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'S- et l’am., Avoir les bras longs. Avoir

l,n crédit,, .

j.. i un pouvoir qui s’étend bien loin.I ei , 'S* et fa ni., Faire les grands bras, Affec-Un crédit, un pouvoir, une importancequ B 0n n’a pas. ‘ ‘

g a ; vs > se dit aussi, dans plusieurs phrasesj.j " ees > en parlant De la force et du cou-cède £'!® n f c r> des exploits militaires. Toutrf e tf) a effort de son bras. Im patrie a besoindu i n ~ r,,s ' ,i ' on bras est le plus ferme appuiB. 0 *'' Ce bms si redouté.délier 8 ’ S ? en outru de Certains clian-d’un e S .? U °, n al,ac ' | e au mur, à la boiseriejadis on'T' 1 " e ou d’une salle, parce quegure ,)• , 1 donnait ordinairement la fi-

bras dor ’ >ras ’ ^'S bras de cheminée. Desdoré. CS ' ^ es bras d’argent, de vermed

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bras. Jj.. s appuyer les liras. Fauteuil àtn fants ]f P e, ' tes clauses à bras pour les

Les bras d une civière, d'un brancard, Lesdeux bâtons parallèles qui se prolongent àchaque extrémité d’une civière, d’un bran-card , et qui servent à le soulever et à leporter.

En termes de Marine, Le bras cl'un avi-ron , La partie par laquelle on le tient, onle manie, pour ramer. Les bras d’une vergue,Les manœuvres ou cordages amarrés à l’ex-trémité d’une vergue pour la gouverner oula mouvoir selon le vent.

Bras de balance, Chaque moitié de laverge transversale qui est posée en équili-bre sur le point d’appui, et aux deux ex-trémités de laquelle pendent les bassins dela balance. En Mécanique, Bras de levier,La partie du levier comprise entre le pointd’appui et celui auquel est appliquée la puis-sance ou la résistance.

Bras de rivière, se dit de Chaque branched’une rivière qui se sépare en deux, entrois , etc. Nous passâmes un petit bras derivière. Là le fleuve se divise en plusieurs bras.

Bras de mer, Partie de la mer qui passeentre deux terres assez proches l’une del’autre. L’Italie est séparée de la Sicile parun bras de mer.

À fouck du na is, ou simplement, Àbras.Locutions adverbiales qui se disent en par-lant De travaux, de transports pour les-quels on n’emploie que la seule force desliras. Ils montèrent le canon à bras, à forcede bras. Tirer, traîner à bras, à force de bras.On 'dit dans un sens analogue, Moulin àbras, civière à bras, charrette à bras.

A tour df. bras. loc. adv. De toute saforce. Frapper à tour de bras.

À bras raccourci, loc. adv. Hors de garde,hors de mesure, et de toute sa force. Il luia donné un coup d'épée à bras raccourci. Iltomba sur son adversaire à bras raccourci.

À bras-j.e-corps. loc. adv. Il ne s’emploieguère que dans celte phrase, Saisir, pren-dre, tenir, porter quelqu'un à bras-le-corps,Le saisir, le prendre , le tenir, le porter aumoyen du liras ou des deux bras passésautour du corps. Il prit l'enfant à bras-le-corps, et, le tenant ainsi, le porta jusqu'à samère.

Bras dessus, bras dessous, loc. adv. etfain. En se donnant le bras avec amitié. Ilsmarchaient bras dessus, bras dessous.

Fig., Ils sont bras dessus, bras dessous,Il règne entre eux la plus grande intimité.

S'embrasser bras dessus, bras dessous,S’embrasser l’un l’autre avec empressementet familiarité.

RRASER. v. a. T. d’Arts. Joindre ensem-ble deux morceaux de fer, d’acier, ou decuivre, au moyen d’une soudure. Braser unfusil, un canon. Ce canon de fusil a été malbrasé.

Brisé, ée. participe.

BRASIER. s. m. Feu de charbons ardents.Brasier ardent. Grand brasier.

Brasier, se dit aussi d’Une espèce degrand bassin de métal où l’on met de labraise pour échauffer une chambre. Un bra-sier d'argent, de cuivre, de fonte.

Fig., C’est un brasier que son corps, se ditD’une personne qui a une lièvre ardente.

Fig., Sa tête est un brasier, Il s’échauffejusqu’à l’exaltation.

BRASILLEMKNT. s. m. T. de Marine.

Effet de la mer qui brasille, qui réfléchitles rayons du soleil ou de la lune. Le bra-sdlement nuit aux observations nautiques.

Il se dit également de L’éclat électriquedes flots. Voyez Brasiller.

BRASILLER. v. a. Faire griller quelquechose un peu de temps sur de la braise. Iln’est guère usité que dans cette phrase,Faire brasiller des pêches, où il est pris neu-tralement.

Brasiller, en termes de Marine, se ditDe la mer lorsque les rayons du soleil oude la lune la frappent obliquement, et qu’onvoit à sa surface comme une traînée de lu-mière éblouissante et scintillante. La merbrasille.

Il se dit également Lorsque, dans l’obs-curité, la trace du bâtiment ou d’un pois-son brille d’une lueur qu’on attribue à l’é-lectricité développée par le frottement.

Brasille, éf.. participe. Des pêches bra-sitlées.

BltASQUE. s. f. T. deMétallurgie.Mélanged’argile et de charbon pilé, dont on enduitla surface des creusets dans lesquels on ré-duit les mines.

BKASQUEK. v. a. T. de Métallurgie. En-duire de brasque la surface des creusets.

Brisqué, ée. participe.

BRASSAGE, s. m. La somme que prenaitautrefois le maître des monnaies, sur cha-que marc d’or, d’argent ou de billon ou-vré en espèces, pour les frais de fabrica-tion et les déchets.

BRASSARD, s. m. Sorte d’ancienne ar-mure qui couvrait le bras d’un homme deguerre. Il était armé de toutes pièces, decuirasse, brassards, cuissards, etc.

Il se dit, par analogie, d’Une espèce degarniture de cuir, ou du cylindre de bois,dont on se couvre le bras pour jouer auballon.

BRASSE, s. f. Mesure de la longueur desdeux bras étendus, qui est ordinairementde cinq à six pieds. La brasse marine est decinq pieds. Mesurer des cordes , des cordagesà la brasse. Brasse de corde. Fingt brasses decorde. Les lignes de sonde qui servent à in-diquer la profondeur de l’eau, sont diviséesen brasses. La sonde donnait vingt tirassesd’eau. Le fond est en cet endroit de vingt-cinq à trente brasses. Il y a tant de brassesd’eau.

Pain de brasse, Fort grand pain de vingtà vingt-cinq livres.

Nager à la brasse, Nager en étendant,au-dessus de l’eau, les bras l’un aprèsl’autre.

RltASSEE. s. f. Autant que les bras peu-vent entourer, contenir et porter. Grandebrassée. Brassée de foin, de bois, de paille.Emporter à brassées. Emporter une brassée,une bonne brassée.

BRASSER, v. a. Remuer avec les bras, àforce de bras, plusieurs matières ayantquelque fluidité, pour qu’elles s’incorpo-rent ensemble. Il Jaut bien brasser tout cela.Brasser de l'or et de l’argent fondu dans lecreuset.

Brasser de la bière, du cidre, Faire de labière, du cidre.

Brasser , signifie aussi, figurément et fa-milièrement, Pratiquer, traîner, négociersecrètement ; et il ne se dit qu’en mauvaise

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