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jKivt. Brasser une trahison. Brasser quelquechose contre l'Etat.
Brasser, en termes de Marine, signifie,Mouvoir les bras d’une vergue pour chan-ger la direction de la voile qu’elle porte.Brasser d’un bord. Brasser au vent. Etc.Dans ce sens, on dit aussi, Brasseyer.
Brassé, ée. participe.
BRASSERIE, s. f. Lieu où l’on brasse dela bière. Il y a tant de brasseries dans cetteville.
BRASSEUR , EUSE. s. Celui, celle quibrasse de la bière et qui en vend en gros.
BRASSEYER. v. a. T. de Marine. VoyezBrasser.
BRASSIAGE. s. m. T. de Marine. Mesu-rage à la brasse.
Il signifie aussi', La quantité de brassesd’eau que l’on trouve dans un endroit quel-conque de la mer. Le brassiage est très-va-riable dans certains parages. Grand brassiage.Petit brassiage. Un bon brassiage pour mouiller.
BRASSIÈRES, s. f. pl. Espèce de petitecamisole qui sert à maintenir le corps, etqui est particulièrement en usage pour lesfemmes et les enfants. Brassières de basin,de futaine, de serge. Mettre des brassières.Coucher •avec des brassières.
Fig. et fam., Mettre, tenir quelqu’un enbrassières, Le mettre, le tenir dans un étatde contrainte qui ne lui laisse pas la libertéde faire ce qu’il voudrait, le traiter commeun enfant. On l’a mis en brassières. On letient en brassières. Dans un sens analogue,Être en brassières.
BRASSIN. s. rn. Vaisseau, cuve où lesbrasseurs font la bière.
Il signifie aussi, La quantité de bièrequ’on tire de la masse de grains sur la-quelle on opère.
Il signifie également, en termes de Sa-vonnier, La quantité de savon que l’on cuità la fois.
BRASURE, s. f. T. d’Arts. Endroit oùdeux pièces de métal sont brasées, soudées.
BRAVACHE, s. m. Faux brave, fanfaron.Ce n’est qu’un bravache. Il est familier.
BRAVADE, s. f. Action, parole, manièrepar laquelle on brave quelqu’un. Il lui afait une bravade. Il pensait m’intimider parses bravades. De vaines bravades.
BRAVE, adj. des deux genres. Vaillant,qui a beaucoup de valeur, beaucoup decourage. Brave soldat. Brave capitaine. Il estfort brave, brave comme son épée, commel'épée qii'il porte.
Il n est brave qu’en paroles, il est bravejusqu’au dégainer, Ce n’est qu’un fanfaron.
Brave, se dit familièrement pour Hon-nête, bon, obligeant. C’est un brave homme.Vous êtes un brave homme d'être venu ici.C'est une brave femme.
Il signifie encore familièrement, Vêtu,paré avec soin. Vous voilà bien brave au-jourd’hui. Il s’est fait brave pour aller à lanoce.
Prov. et pop., Brave comme une noce,comme un jour de Pâques.
Brave, est souvent substantif, et signifie,Homme courageux , vaillant. C est un brave.Se battre en brave. Se conduire en brave. Unearmée de braves. Nos braves ne reculèrent pas.Il fait le brave, et ne l’est pas. C’est un fauxbrave.
BRE
Il s’emploie également comme substantifdans un sens odieux. Il a toujours des bra-ves à sa suite, c’est-à-dire, Des spadassins,des gens déterminés à tout faire. Ce sensa vieilli.
Fam. et par plaisanterie, C'est un braveà trois poils, C’est un homme d’une bra-voure éprouvée.
BRAVEMENT, adv. D’une manièrebrave,vaillamment. Il monta bravement à l'assaut.
Il signifie quelquefois, Habilement, adroi-tement. Il joua bravement son personnage. Ils’est acquitté bravement de sa commission. Ils'est bravement tiré de cet embarras. Ce sensest familier.
BRAVER, v. a. Témoigner ouvertementqu’on ne craint pas quelqu’un, et qu’on leméprise, qu’on le défie. Il l’alla braver jus-que chez lui. Est-ce pour me braver que vousparlez ainsi P Braver l’autorité. Braver la me-nace, la colère, le ressentiment de quelqu’un.
Braver les dangers, la mort, la honte, l'in-famie, etc., Affronter les dangers, la mort,etc., s’y exposer sans crainte.
Bravé, ée. participe.
BRAVERIE. s. f. Magnificence en habits.Les enfants aiment la braverie. Il est fami-lier et il vieillit.
BRAVO, adv. Terme emprunté de l’ita-lien , dont on se sert en français pour ap-plaudir. Dès qu’il eut f ni de chanter, toutel'assemblée cria bravo.
Il s’emploie aussi comme substantif. Sondiscours fut suivi de mille bravos.
BRAVOURE, s. f. Courage guerrier, vail-lance. Il a beaucoup de bravoure. Il a faitpreuve de bravoure en mille occasions.
Il se dit quelquefois, au pluriel, Des ac-tions de valeur. Cet homme raconte ses bra-voures à tout le monae. Ce sens est peu usité.
En Musique, Air de bravoure, Air d’uneexécution difficile et où peut se montrertout le talent du chanteur.
BRAVER, s. in. T. de Chirur. Bandagedestiné à contenir les hernies. Porter unbroyer. Un faiseur de brayers.
BRAVER, v. a. Enduire de brai liquideet chaud. Brayer un navire.
Bravé, ée. participe.
I1RAYETTE. s. f. Fente de devant d’uneculotte à l’ancienne mode. Fermer sabrayette. Boutonner sa brayette.
BRAYOX. s. m. T. de Vénerie. Piègepour prendre les bêtes puantes.
BRE
BREANTou BRUANT, s. m. Oiseau delàgrosseur du moineau franc, qui a le plu-mage presque entièrement jaune, et dontle ramage est assez agréable.
BREBIS, s. f. Quadrupède portant laine,et qui est la femelle du bélier. Brebis blan-che. Brebis noire. Lait de brebis. Toison debrebis.
Prov., Fuir, éviter une personne comme unebrebis galeuse, Fuir, éviter une personnedont le commerce est dangereux ou désa-gréable. On dit de même, figurément, C’estune brebis galeuse qu'ilfaut séparer du trou-peau.
Prov. et fig., Faire un repas de brebis,Manger sans boire.
Prov. et fig., Brebis qui bêle perd sa gott-
BRE
lée, Quand on cause beaucoup à table, onperd le temps de manger; et, plus figuré-ment, En parlant beaucoup, on perd letemps d’agir.
Prov. et fig., À brebis tondue, Dieu me-sure le vent, Dieu proportionne à notrefaiblesse les maux qu’il nous envoie.
Prov. et fig., Cest bien la brebis du bonDieu, se dit D’un être si inoffensif, si pa-tient, qu’on peut l’attaquer sans qu’il cher-che à se défendre ou qu’il songe à seplaindre.
Prov. et fig., Faites-vous brebis, le loupvous mangera, ou plus ordinairement, Quise fait brebis, le loup le mange, Ceux quiont trop de bonté, de douceur, encoura-gent les méchants à leur nuire.
Prov. et fig., Brebis comptées, le loup lesmange, Les précautions ne garantissent pastoujours d’être trompé. Cette phrase signi-fie aussi, L’excès de précaution est dange-reux.
Brebis , dans le langage de l’Écriture, sedit figurément d’Un chrétien, en tant qu’ilest sous la conduite de son pasteur. Le bonpasteur donne sa vie pour ses brebis. Le bonpasteur va chercher la brebis égarée pour laramener au troupeau.
BRECHE, s. f. Ouverture faite par forceou autrement à Ce qui sert de clôture,comme un mur, une haie. Ils pénétrèrentdans te jardin j>ar une brèche, et volèrenttous les fruits. Il y a une brèche à ce mur, acette haie. Fermer les brèches.
Il se dit, particulièrement, de L’ouvertureque des assiégeants font aux murailles, auxremparts de la place assiégée. Grande brèche.La brèche est praticable, on y peut aller al'assaut. Faire une brèche. Refaire, réparerune brèche. La batterie, te canon avait faitbrèche à la muraille. Monter à la brèche. Dé-fendre la brèche. Planter un drapeau sur labrèche. Mourir sur ta brèche. Entrer par l (lbrèche dans une ville conquise. La garnis° nsortit par la brèche.
Battre en brèche, Tirer avec de l’artiller< econtre une muraille, contre un rempart»et d’assez près pour y faire brèche.
Brèche, se dit, par extension, en parla 11De quelques autres choses. Faire une brèche,des brèches à un couteau, à une serpe, Fau eune ou plusieurs cassures au tranchant.Faire brèche à un jrnté, L’entamer et enmanger une partie. On a abattu cent arpe ntde bois dans cette forêt, c'est une g ra Jf.brèche, C’est un grand vide qu’on y a la> ■
Brèche, signifie figurément, Le tort,dommage que l’on fait à quelque chose, 1 *diminution d’un bien qui devrait être con.servé entier, intact. Il a fuit une brècheson honneur, à sa réputation. Cela /ù/tche à sa fortune. Réparer les brèches defortune. Faire brèche aux immunités, aux pviléges d’une ville, etc. ,
BRÈCHE, s. f. Sorte de marbre qui se ^ble formé d’un amas de caillouxsemble. De la brèche violette. Brèche d A /'de Dourlais, etc. s<
BRÈCHE-DENT. adj. des deux ge"
Qui a perdu une ou plusieurs dents devant. Cet homme est brèche-dent. CeF e Jest brèche-dent. . e 0 t.
Il s’emploie quelquefois substantifCest un brèche-dent. Une petite brèche-