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Tome premier.
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BRECHET. s. m. L’os de la poitrine, celui Iauquel aboutissent les côtes par devant;'plus particulièrement, L’extrémité inférieurede cet os. Avoir mal au brechet. Il est familier,et ne s’emploie pas dans le langage médi-cal.

BREDI-BREDA. Expression adverbiale ettrès-familière, qui s'emploie en parlantD’une chose dite ou faite avec trop de pré-cipitation. Il nous a raconté cela breili-breda.Il commence bredi-breda, sans savoir ce qu’ilva faire.

BREDINDIN. s. m. T. de Marine. Palanmoyen dont on se sert pour enlever de mé-diocres fardeaux.

BRÉDISSURE. s. f. T. de Médec. Impos-sibilité d’écarter les mâchoires, produitepar l’adhérence de la membrane des gen-cives à celle qui revêt les joues intérieu-rement.

BREDOUILLE, s. f. T. du Jeu de trictrac.Jeton ou pavillon qui servent à marquer,le premier qu’on a pris douze points desuite, le second qu’on a pris de suite sixb'ous : l’avantage qui en résulte pour lejoueur est de doubler son gain. Avoir labredouille, être en bredouille, Être en étatd obtenir l’avantage que donne la bredouille.Prendre deux trous en bredouille, Prendredouze points de suite, ce qui donne ledroit de marquer deux trous. Marquer bre-douille, Marquer avec deux jetons l’un sur•autre, qu’on est en état de gagner deuxtrous. Marquer en bredouille, Gagner sixtrous de suite, ce qui donne le droit demarquer double. Marquer en grande bre-ouille, Gagner douze trous de suite, etP'us, ce qui donne le droit de marquerQuadruple. On dit de même : Gagner lape-' e ; ba grande bredouille. Être manqué enS l an ^ e bredouille.

Adjectiv., Gagneç la partie bredouille, Ga-6 n er la partie double en faisant douze trous

de

suite.

rf’ F ' g ' et fam., Sortir bredouille d’un lieu,fa' ( ” P <lsse,, ddêe, En sortir sans avoir pu rienusTté 16 Ce c l u on s’était proposé. Il est peu

et Fl ov ‘ e t üg-, Dire à quelqu’un deux motslibr” 6 Jre, t° u 'He, Loi expliquer sa penséeles en particulier, sans lui dissimuler

‘proches qu’il mérite. Cette phrase estP e U usitée. 1

h 't.'tt’II.LEMF.NT. s. m. Action deRn 0l| dlcr. Il est familier,nièr 1 .Vî'LKR. v - n - Parler d’une ma-*end ï >1 m,‘P' , ée et peu distincte. On n'en-

douinèr"(\ V qu ' il . dit> ll ne f mt qae hre ~

bredm •« n e,r >pIoie aussi activement. QueUiauiv! ez ~ vo " s là P II lui a bredouillé unBreo com P^ n,ent - D est familier.brc(/oui > //‘-' jtlL ^’ ® E ' I >art icipe. Un discours

qui ) l’-ESE. s. Celui, celle

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Ses décisin d ‘et homme est bref dans

>e Bref n -' r Ù' 0,lse brève. Dans PépinUsedi Sn, . l,e ’. Ue P'' li m taille.

Ues svllaK.fj 11 l| culièrenie.nt, en Grammaire,i ‘ es voyelles qu’on prononce

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rapidement. Syllabe brève. Voyelle brève. Aest long dans Grâce, et bref dans Race. Onl’emploie substantivement dans le mêmesens, au féminin. En grec et en latin, lesbrèves et les longues sont très-marquées.L’iambe est composé d’une brève et d’unelongue.

Fig. et fam., Observer les longues et lesbrèves, Être fort cérémonieux ; Être extrême-ment circonspect et exact en tout ce qu’onfait.

Fig. et fam., Il en sait les longues et lesbrèves, se dit D’un homme habile et intelli-gent en quelque affaire.

Avoir le parler bref, la parole brève, S’ex-primer en peu de mots, ou Parler d’unemanière précipitée. On dit aussi dans ledernier sens, Parler, répondre d’un ton bref.

Bref, s’emploie aussi comme adverbe, etsignifie, Enfin, pour le dire en peu de mots.Je vous ai déjà dit que cela ne se peut, quecela ne doit pas être; bref, Je ne le veux pas.

Fam., Parler bref, Avoir une prononcia-tion prompte, précipitée.

En bref. loc. adv. En peu de mots. Nousne le mentionnerons qu’en bref. Je vous ledirai en bref.

BREF. s. m. Lettre pastorale du pape. Ilreç.ut un bref du pape. Solliciter, obtenir unbref. Le secrétaire des brefs. Bref apostolique.

Il se dit aussi d’Un petit calendrier ec-clésiastique qui indique l’office de chaquejour. Un bref à l’usage de Paris, à l’usagede Rome.

BREGIX. s. m. T. de Pêche. Espèce defilet à mailles étroites.

BRÉHAIGNE. adj. f. Il se dit Des femellesdes animaux qui sont stériles. Ainsi on ap-pelle Carpe bréhaigne, Une carpe qui n’a niœufs ni laite.

Bréhaigne , se dit quelquefois, substanti-vement, d’Une femme stérile. C’est une bré-haigne. Dans ce sens, il est populaire.

BRELAN, s. m. Sorte de jeu qui se joueà trois, à quatre ou à cinq, et où l’on nedonne que trois cartes à chaque joueur.Jouer au brelan. Caver au brelan.

Avoir brelan, Avoir trois cartes de mêmefigure ou de même point. Avoir orclun d’as.Avoir brelan de rois.

Brelan favori. Brelan qu’on est convenude payer double. Brelan quatrième ou carré,Celui que le joueur a dans la main lorsquela carte qui retourne est de même sorte queles trois qui forment son brelan.

Brelan, se dit, par extension et enmauvaise part, d’Un lieu, d’une réunion oùl’on joue habituellement à différents jeuxde cartes. Un brelan public. Tenir brelan.Fréquenter, hanter les brelans. Cest chez euxun brelan perpétuel.

BRELAN DER. v. n. Jouer continuellementà quelque jeu de cartes que ce soit. Nefaite que brelandcr. Il est familier, et seprend toujours en mauvaise part.

BRELANDIF.R, 1ERE. s. T. injurieuxCelui, celle qui fréquente les maisons de jeu ;et, dans un sens moins défavorable, Celui,celle qui joue continuellement aux cartes.

BRELLE. s. f. Assemblage de pièces debois en radeaux, dont on forme un trainpour le faire flotter. Quatre brelles font untrain complet.

BRELOQUE, s. f. Curiosité de peu de va

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leur. Cet homme rend bien cher ses breloques.

Il se dit, particulièrement, Des cachets etautres petits bijoux qu’on attache aux chaî-nes de montre. Il a beaucoup de breloques àsa montre. Ce mot est familier.

BRELOQUE, s. f. T. militaire. Voyez Ber-loque.

BRELUCIIE. s. f. Droguet de fil et delaine.

BRÈME, s. f. Poisson d’eau douce, quiest large et plus plat que la carpe.

BRENEUX , EUSE. adj. Sali de matièrefécale. Une chemise breneuse. Il est bas.

BRESIL, s. m. Sorte de bois rouge, quiest propre à la teinture, et qui parait avoirdonné son nom au pays du Brésil, d’où l’onen tire beaucoup. Brésil de Fernambouc, deSainte-Lucie, du Japon. On dit aussi. Boisde Brésil.

Prov., Sec comme du brêsil, comme brésil,Extrêmement sec.

BRESILLER. v. a. Rompre par petitsmorceaux. Voilà qui est tout brésillé.

Brésillé, ée. participe.

BRÉSILLET. s. m. L’espèce de bois deBrésil la moins estimée.

BRETAILLER. v. n. Etre dans l’habitudede fréquenter les salles d’armes et de tirerl’épée. Il se prend toujours en mauvaisepart.

BRETA1LLEUR. s. m. Celui quibrétaille.On le dit- surtout d’Un homme qui metl’épée à la main pour la moindre bagatelle.Il est familier.

BRETAUDER. v. a. Tondre inégalement.On a bretaudé ce chien.

Prov. et par plaisanterie, Bretauder lescheveux de quelqu’un, Les lui couper tropcourts.

Bretauder un cheval, Lui couper lesoreilles.

Bretaudé, ée. participe.

BRETELLE, s. f. Sorte de bande plate etplus ou moins large , que l’on passe sur lesépaules et qui sert à portercertaines choses.Bretelle de cuir. On se sert de bretelles pourporter une civière, un brancard, une hotte,une chaise à porteurs, des seaux d’eau. Rac-courcir, allonger les bretelles d’une hotte. Met-tre une bretelle à un fusil.

Il se dit particulièrement d’Une doublebande, qui porte sur l’une et l’autreépaule,et qui soutient le pantalon, la culotte. Met-tre des bretelles. Porter des bretelles. Se servirde bretelles. Bretelles élastiques. Une paire debretelles.

Prov. et fig., Cet homme en a jusqu’auxbretelles, par-dessus les bretelles, Il est fortengagé dans de mauvaises affaires. Cela sedit aussi D’un homme ivre.

BRETTE. s. f. Épée. 11 ne se dit que fa-milièrement et par plaisanterie. Cest un bat-teur de pavé, qui porte toujours une brette.

BRETTELER. v. a. T. d’Archit. Taillerune pierre ou gratter un mur avec des instru-ments à dents.

Brettelé, ée. participe.

BRETTEUR. s. 111 . Celui qui aime à sebattre à l’épée , à ferrailler. 11 est familier.

BREUIL. s. m. T. d’Eaux et Forêts. Boistaillis ou buisson enfermé de haies, danslequel les bêtes se retirent.

BREUVAGE, s. m. Boisson, liqueur àI boire. Breuvage agréable, délicieux. Breuvage

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