a56 CAP
Des personnes, Qui a de l’aptitude, des dis-positions à quelque chose : on le dit soit enbien, soit en mal. C’est un homme capable degouverner. C'est un homme capable des plusgrandes choses. Il n est capable de rien. Vti-tre fils est capable d’affaires. Seriez-vous ca-pable d’une telle action ? Il est capable de vousdesservir auprès d'elle. Cet homme est capabled’amitié, de reconnaissance. Une âme ambi-tieuse est rarement capable de modération. Iln’est pas capable de manquer à sa parole.
Il est capable de tout, Il peut s’acquittertrès-bien de toutes sortes d’emplois. Celase dit plus ordinairement D’un homme té-méraire, furieux, ou D’un homme mé-chant, et signifie alors, Il peut se porter auxplus grands excès, aux actions les plusnoires.
Il n’est pas capable de raison, il n’est pascapable dentendre quelque chose, Il n’estpas en disposition, en humeur, en état d’en-tendre raison, d’écouter ce qu’on a à luidire.
Capable, se dit aussi en parlant De lacapacité légale. Etre capable de recevoir, dedisposer entre-vifs, ou par testament. Etrecapable de contracter. Il est en âge, il estcapable d’exercer cet emploi.
Capable, se dit quelquefois absolumentpour Habile, intelligent. C’est un hommecapable, très-capable. Mettre une affaireentre les mains a une personne capable.
Fam., Prendre, avoir l’air capable, Pren-dre, avoir l’air d’un homme qui présumetropdeson habileté.Substantivement, Fairele capable, Faire l’habile homme.
Capable, signifie aussi, Qui peut pro-duire tel ou tel effet, amener tel ou telrésultat; et, en ce sens, il ne se dit queDes choses. Cette maladie est capable de letuer. Un pareil événement est capable de chan-ger la face des affaires. Cette démarche estcapable de vous nuire. J’eus recours à tout cequi me semblait capable de l’émouvoir. Il prittoutes les mesures capables d’assurer l’exécu-tion de son entreprise.
CAPACITÉ, s. f. La profondeur et la lar-geur d’une chose, considérée comme con-tenant, ou pouvant contenir. La capacitéd’un vaisseau. La capacité du cerveau. Lacapacité de l'estomac.
Il signifie, en parlant Des personnes, Ha-bileté, aptitude. Avoir beaucoup de capacité,une grande, une vaste capacité. Avoir peu decapacité. Manquer de capacité. Faute de ca-pacité. Juger de la capacité d’un homme parses ouvrages.
La capacité de l’esprit, L’étendue et laportée de 1 esprit. Selon la capacité de sonesprit.
Capacité, en termes de Jurisprudence,se dit de La faculté qu’une personne a decontracter, de disposer, de donner ou derecevoir, soit par actes entre-vifs, soit partestament, etc. la capacité des parties con-tractantes est une des conditions voulues pourla validité de tout contrat La capacité d’undonataire est jugée par les lois existantes àl’époque de la donation.
En Matière bénéficiai, Les titres et capa-cités d’un ecclésiastique , Les actes et piècesqui servent à montrer qu’il est capable deposséder le bénéfice qu’il demande.
CAPARAÇON. s. ra. Sorte de couverture
CAP
qu’on met sur les chevaux. Caparaçon detoile. Mettre un caparaçon à un cheval.
CAPARAÇONNER, v. a. Mettre un capa-raçon. Il faut caparaçonner ce cheval.
Caparaçonné, ée. participe. Un chevalcaparaçonné.
CAPE. s. f. Manteau à capuchon qui étaitfort en usage autrefois. Cape de Béarn. Cesbergers portent des capes.
Prov. et fig., N’avoir que la cape et !épée,se disait autrefois D’un gentilhomme, d’uncadet de bonne maison qui n’avait, point debien. On le dit encore D’une personne oud’une chose qui n’a qu’un mérite apparentet superficiel. Cela n’a que la cape et l'épée.C’est un mérite qui n’a que la cape etl’épée.
Prov. et fig., Rire sous cape, Éprouverune satisfaction maligne, qu’on cherche àdissimuler.
Cape, se dit aussi d’Une couverture detête dont les femmes se servent en quelquesprovinces, contre le vent et la pluie. Capede camelot. Cape de taffetas. Cape de toilecirée. Sortir en cape.
CvrE, en termes de Marine, Situationd’un bâtiment qui a la barre du gouvernailsous lèvent, et qui ne conserve que très-peu de voiles, afin de présenter le côtéet de ne plus faire de route. Mettre à lacape. Être à la cape. Un bâtiment qui tient lacape est sans sillage et dérive beaucoup.
CAPEEAN. s. m. On appelle ainsi, parmépris, Un prêtre pauvre ou cagot, qui nes’attire pas le respect dû à son caractère.Ce n'est qu’un capelan. Il a vieilli.
CvrELAN, désigne aussi, Un petit poissonde mer, dont la chair est douce, tendre etde bon goût. Le capelan est commun dans laMéditerranée. les pécheurs de morue se ser-vent de capelans pour appât. Dans ce sens,quelques-uns écrivent, Caplan.
CAPELET. s. m. T. d’Art vétérinaire. Es-pèce de loupe, de tumeur qui vient au trainde derrière du cheval, à l’extrémité dujarret.
CAPELINE, s. f. Espèce de chapeau dontles femmes se servaient contre le soleil.
CAPENDU. s. m. Espèce de pommerouge.
CAPERON. s. m. Voyez Capron.
CAPILLAIRE, adj. des deux genres. ( Onprononce les L sans les mouiller. ) Déliécomme des cheveux. Il se dit principale-ment, en termes de Botanique, Decertainesparties des plantes. Racines capillaires.Feuilles capillaires.
Il se dit, en termes de Physique etd’Anatomie, Des tubes, des vaisseaux quisont d’un très-petit calibre. L’ascension del’eau dans les tubes capillaires. Veines, vais-seaux capillaires.
Plantes capillaires, ou simplement etmieux, Capillaires, se dit de Certaines fou-gères, dont on fait usage en médecine. Lecapillaire noir. Le capillaire du Canada. Lecapillaire de Montpellier. L’adiante, lecétérac,sont des capillaires. Sirop de capillaire.
CAPILOTADE, s. f. Sorte de ragoût faitde plusieurs morceaux de viandes déjàcuites. Bonne capilotade. Faire une capilotadede perdrix, de poulets.
Fig. et fam., Mettre quelqu’un en capilo-tade, L’accabler de coups; et, au sens mo-
CAP
ral, Médire de quelqu’un sans aucun mé-nagement, le déchirer par des médisancesoutrées.
CAPISCOL. s. m. Dignité de chapitre,dans quelques provinces, qui répond au ti-tre de doyen.
CAPITAINE, s. m. Chef d’une compagniede gens de guerre, soit à pied, soit à che-val. Capitaine dé infanterie, de cavalerie, degendarmes, de carabiniers, de dragons, etc.Capitaine des gardes. Capitaine réformé. Ca-pitaine en pied. Capitaine-lieutenant. Capi-taine commandant. Le grade de capitaine.
Capitaine-lieutenant, se disait, dans laMaison du roi ou des princes, de Celui quicommandait une compagnie dont le roi, lareine, ou un prince était censé capitaine.On donnait également ce titre Au lieute-nant de la compagnie colonelle d’un régi-ment d’infanterie.
C apitaine , se dit aussi de Celui qui com-mande un bâtiment de guerre ou de com-merce. Capitaine de vaisseau, de frégate. Ca-pitaine en second. Le capitaine d’un bâtimentmarchand. Capitaine marchand. Capitaine aulong cours.
Capitaine de pavillon, Celui qui commandele vaisseau monté par un contre-amiral oupar un vice-amiral.
Capitaine d’armes. Voyez Armes.'
Capitaine de port, Officier préposé à lapolice maritime d’un port de commerce.
C apitaine , se disait autrefois de Celuiqui commandait dans certaines maisonsroyales. Capitaine de Fontainebleau. Capi-taine de Saint-Germain. Capitaine de. Vin-cennes. On dit aujourd’hui, Gouverneur.
Capitaine des chasses, Celui qui avait lesoin de ce qui regarde la chasse dans unecertaine étendue de pays. On dit dans unsens analogue, Capitaine de louvetcrie.
Capitaine de voleurs, capitaine de bohè-mes, etc., Le chef d’une troupe de voleurs,de bohèmes, etc.
Capitaine, se dit aussi d’Un général d’ar-mée, par rapport aux qualités nécessairespour le commandement. Ce roi était un grandcapitaine. Sage capitaine. Capitaine expéri-menté. Vaillant capitaine. Vieux capitaine-Ce général était plus soldat que capitaine. Cen’était pas un capitaine.
CAPITAINERIE, s. f. Charge de capitained’une maison royale, d’un château, c tc "ou de capitaine des chasses. Capitainerie deFontainebleau. Voyez Capitaine.
Capitainerie des chasses, L’étendue de lajuridiction d’un capitaine des chasses. Cetteterre était dans la capitainerie de Saint-Ger-main .
Capitainerie, dans quelques maisonsroyales, désignait, Le lieu affecté au loge
ment du capitaine du château et des chasses.
Loger à la capitainerie. , , -
CAPITAL, ALE. adj. Principal. G estle point capital de l'affaire. Affaire ca P lta éCette clause est capitale dans le contrat. 1 -faut capital. . i
En termes de Peinture, Tableau capi \ ’Tableau d’un peintre célèbre, qui se dis ^gue des autres productions du meme ■ ^tiste par son étendue, sa perfection ouprix. , ,£3
Les sept péchés capitaux, Les sept pe cmortels.