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Tome premier.
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CAP

CAP

Ennemi capital, Ennemi juré", ennemimortel.

En Matière criminelle, Crime capital,Crime qui mérite le dernier supplice. Peinecapitale, Toute peine qui entraîne la mortnaturelle ou la mort civile. Condamner quel-qu'un à la peine capitale, Le condamner àmort.

Fille capitale, ou substantivement, Capi-tale, La ville principale d'un Etat, d’uneprovince. La ville capitale d’un royaume.Rouen était la capitale de la Normandie. Il avisité toutes les capitales de l'Europe. Le roiest rentré dans sa capitale. Nous irons passerquelques mois dans la capitale.

Lettre capitale, ou substantivement, Capi-tale, Grande lettre, lettre majuscule. Les ca-pitales se mettent au commencement des cha-pitres, des phrases, des noms propres, etc.En termes d’imprimerie, Petites capitales,grandes capitales.

Capital, employé substantivement, si-gnifie , Le principal d’une dette, d’une rente.Il a payé les intérêts, mais il doit encore lecapital. Le capital d'une rente perpétuelle de-vient exigible en cas de faillite du débiteur.

Il se dit aussi d’Un fonds commercial, dessommes que l’on fait valoir dans quelqueentreprise. Augmenter, doubler son capital,s ys capitaux. Le capital de la société s'élèvea tant.

Capitaux, au pluriel, se dit quelquefois,en termes de Finances, Des sommes en cir-culation, des quantités considérables d’ar-Çent, des valeurs disponibles. Les capitauxsont rares. Il possède d'immenses capitaux.

Capital, se dit encore, au figuré, de Cequ’il y a Je principal, de plus important.1-c capital est de travailler sérieusement à sonsalut.

Paire son capital de quelque chose, Enai ! e s ? principale occupation, son princi-pe objet. Ilfait son capital de l'étude. Je faisnton capital de cette affaire. Ce sens a vieilli.

CAPITALISTE, s. des deux genres. Celui®u celle qui a des capitaux, des sommesargent considérables, et qui les fait, valoir‘ans les entreprises de commerce , d’agri-n lure, de manufacture ou de finance. Iti-,e capitaliste. Ce capitaliste a des fonds"ns de grandes entreprises.

APItan. s. m. T. de mépris. Rodomont,faron qui se vante d’une bravoure qu’il11 a point.

t)a |"t' , ’ l , A\E. s. et adj. f. Nom qu’on don-wée aulrc *°‘ s à la première galère d’une ar-navale. La capitane. La galère capitaue.oltef F* Ta * î ' pa CIIA. s. m. Amiral turc,ues forces navales de l’empire ottomanla ‘ l>,TA TION. s. f. Taxe par tête. Payer

1(1 capitation.

tète 'l| l * KUX ’ at U- Q l| i porte à la

fées T ne . se que Des liqueurs fermen-capiteus V> " nou ' eau est capiteux. Liqueur

fiee^V s - m - Nom d’un ancien édi-ter U .‘'q’P'ode Rome, consacré à Jupi-er -.qui fut - - ■ 1

J unii,'.,- sul 'nommé, par cette raison,tonies ' ja ! n, °lin. Dans la plupart des co-Capitop. ,,,r<,,,M ’ ^ l )rinc 'P"l temple s’appelait

1er Can, 1 , a, lh m - Du Capitole. Jupi-

Je \‘ X C "l>“‘‘l"'s.

capitolins, Tables de marbre qui1 ome I. 1

furent trouvées à Rome en 1 547, et qui ton- |tenaient la suite des consuls, depuis l’an250 de Rome jusqu’à l’an 765.

CAPITON, s. m. Soie grossière dont onse sert pour divers ouvrages. Ce n’est pasde la fine soie, ce n est que du capiton.

CAPITOUL. s. m. Nom que l’on donnaitautrefois aux échevins ou officiers munici-paux de Toulouse. L’office de capitoul ano-blissait.

CAPITOUI.AT. s. m. Dignité de capitoul.

CAPITULAIRE, adj. des deux genres.Appartenant au chapitre, à une assembléede chanoines ou de religieux. Acte capitu-laire. Résolution capitulaire. Assemblée capi-tulaire.

CAPITULAIRE, s.m. Ordonnance, règle-ment sur les matières civiles, criminelleset ecclésiastiques, rédigé par chapitres. Iln’est guère usité qu’au pluriel, et dans cesphrases, Les Capitulaires de Charlemagne,les Capitulaires de Charles le Chauve, etc.,Les constitutions faites par Charlemagne,par Charles le Chauve et par les autres roisde la seconde race, sur ces sortes de ma-tières.

CAPITULAIREJIENT. adv. En chapitre.Les chanoines, les religieux capitulaircmcntassemblés.

CAPITULANT, adj. m. Qui a voix dansun chapitre. Chanoine capitulant. Religieuxcapitulant.

Il est aussi substantif. Les capitulants as-semblés pour l'élection.

CAPITULATION, s. f.T. de Guerre. Com-position , le traité qu’on fait pour la red-dition d’une place, d’un poste, ou pourmettre bas les armes. La capitulation d’uneville. Les articles de ta capitulation. Ce quiest porté par la capitulation. Une capitulationhonorable, avantageuse. Faire sa capitula-tion. Tenir la capitulation. Violer la capitu-lation. Dresser, signer la capitulation. Rece-voir à capitulation. La capitulation en rasecampagne est regardée comme déshonorante.

Il se disait particulièrement en AllemagneDes conditions que les électeurs, dans lavacance de l’Empire, proposaient à celuiqui avait été élu empereur, et qu’il signaitavant que d’être reconnu. La capitulationimpériale.

11 se dit aussi d’Une convention en vertude laquelle les sujets d’une puissance jouis-sent de certains privilèges dans les Étatsd’une autre. Les droits et les devoirs destroupes suisses au service de France étaientréglés par une capitulation, par des capitu-lations. Annuler une capitulation, des capi-tulations.

Capitulation, se dit encore, familière-ment, Des moyens de rapprochement et deconciliation qu’on propose dans une affaire.On en vint à bout par capitulation. Cet hommen’entend à aucune capitulation en fait d in-térêt. On finit par l’amener à une capitula-tion.

Fig., Capitulation de conscience, se dit enparlant D’une personne qui compose avecsa conscience, qui cherche à dissiper sesscrupules par des motifs tirés de la néces-sité, de la bienséance, etc.

CAPITULE, s. m. T. de Liturgie. Espècede petite leçon qui se dit à la fin de certainsoffices.

CAPITULER, v. n. Parlementer, traiterde la reddition d’une place, d’un poste.Battre ta chamade pour capituler. La villecapitula après huit jours de tranchée ouverte.On ne put les forcer dans le poste oh ils s’é-taient retranchés, et ils obtinrent de capitulerhonorablement. On capitule quelquefois enrase campagne.

Prov. et fig., Tille qui capitule est à demirendue, Quand on écoute des propositions,on est près de les accepter.

Capituler, signifie aussi, familièrement,Entrer en traité sur quelque affaire, surquelque démêlé, venir à accommodement.Il commence à se défier de son droit, il de-mande à capituler.

Capituler avec sa conscience, Prendre unerésolution peu délicate, en s’efforçant dese persuader qu’on est dans un cas d’ex-ception, ou que des circonstances impérieu-ses ne permettent pas d’agir autrement.

CAPLAN. s. m. Poisson. Voyez Capelan.

CAPON. s. m. Hypocrite, qui cherche àtromper, qui dissimule pour arriver à sesfins. Faire le capon. Il est familier et peuusité.

Il se dit aussi d’Un joueur rusé, fin, etappliqué à prendre toute sorte d’avanta-ges aux jeux d’adresse. C’est un vrai capon,un franc capon. Il est capon à ce jeu-h).

Il signifie encore , Poltron, lâche. Il s’estmontré bien capon. Dans ces deux dernierssens, il est populaire.

CAPON. s. m. T. de Marine. Palan munid’un crochet de fer qui sert à hisser l’ancreau bossoir.

CAPONNER. v. n. User de finesse au jeu,et être attentif à y prendre toute sorte d’a-vantages. Caponner au jeu.

Il signifie aussi, Montrer de la poltron-nerie. Il caponne et n’ose pas avancer. Dansles deux sens, il est populaire.

CAPONNER. v. a. Terme de Marine. Ilne s’emploie que dans cette phrase, Capon-ner l’ancre, La retirer de l’eau, et la hisserau bossoir, à l’aide du capon.

Capokné , ée. participe.

CAPONNIÉRE. s. f. T. de Fortification.Logement creusé en terre, qu’on fait or-dinairement dans des fossés secs, et où ilpeut tenir quinze ou vingt fusiliers qui ti-rent presque à rez-de-chaussée sans êtrevus. On fil un feu continuel des caponnièrtsde cette place.

CAPORAL, s. ni. Sous-officier de la moin-dre classe, dans l’infanterie : il est immédia-tement au-dessous du sergent, et commandeune escouade. C’est ordinairement le caporalqui pose et lève les sentinelles. Caporal de con-signe. Caporal de pose. Le caporal du poste.Les caporaux d’une compagnie. Il fut faitcaporal.

CAPOT, adj. des deux genres et des deuxnombres. T. du Jeu de piquet. Il sp dit D’unjoueur qui ne fait aucune levée. Etre capot.

Fig. et fam., Être capot, demeurer capot,Demeurer confus et interdit auprès de quel-qu’un , ou Se voir frustré de son espé-rance. Il a été bien capot de se voir reconnu.Elle est demeurée capot.

Faire capot, Faire toutes les levées, toutesles mains.

En termes de Marine, Faire capot, se ditD’un petit bâtiment qui chavire, qui sombre.

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