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Tome premier.
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lèbre par ses vertus. Il est célèbre pour avoirfait telle action. Se rendre célèbre.

CÉLÉBRER, v. a. Exalter, louer avecéclat, publier avec éloge. Célébrer la mémoirede quelqu’un. Célébrer de grandes actions. Cé-lébrer les exploits d'un prince. On dit égale-ment, Célébrer les louanges de quelqu’un, Pu-blier hautement ses louanges.

Il signifie aussi, Solenniscr. Célébrer lesfêtes. Célébrer l’anniversaire d’une victoire.Nous célébrons ce grand jour. Les ancienscélébraient les jeux séculaires avec de grandessolennités. On dit dans un sens analogue,Célébrer la venue, l’arrivée de quelqu’un.

Célébrer un mariage, Faire un mariage avecles cérémonies requises. Célébrer des noces,Les faire avec beaucoup de magnificence etd’éclat. Célébrer les funérailles, les obsèquesd’une personne, Lui faire des funérailles,des obsèques pompeuses. Célébrer un concile,Tenir un concile.

Célébrer la messe, Dire la messe; et, dansle même sens, Célébrer les mystères, les saintsmystères. On dit aussi, absolument, Célé-brer. Le prêtre n’a vas encore célébré.

Célébrerpontficalement, Célébrer la messeen babils pontificaux.

Célébré, ée. participe.

CÉl-ÉHRlTÉ. s. f. Réputation qui s’é-tend au loin. Acquérir de la célébrité. Lacélébrité d'un nom, d’une personne, d’un ou-vrage, d’un événement. L’amour de la célé-brité. Rechercher une vaine célébrité. Hon-teuse célébrité.

Il signifie aussi, Pompe, solennité. Im cé-lébrité de ce jour. Cette cérémonie se fit avecune grande célébrité. Celte acception a vieilli ;on dit, Solennité.

CELER, v. a. Taire, ne pas donnera con-naître, cacher. Celer un dessein. Celer unecirconstance dans un récit. C’est un hommequi ne peut rien celer. Celer les effets d unesuccession. Je ne vous cèlerai pas que...

Se faire celer, Faire dire qu’on n’est paschez soi, bien qu’on ne soit pas sorti.

Celé, ée. participe.

CÉLERI, s. in. Plante potagère dont onfait des salades, et qu’on mange aussi cuite.Une salade de céleri. Faire blanchir du cé-leri.

CELERITE, s. f. Vitesse, diligence, promp-titude dans l’exécution. Il fit ce trajet avecune étonnante célérité. Cette affaire demandede la r célérité, requiert célérité.

CELESTE, adj. des deux genres. Qui ap-partient au ciel. Les globes célestes. Im sphèreceleste. Les corps célestes. Les influences céles-tes. Thème ou figure céleste.

Poétiq., Les célestes flambeaux, Les as-tres. La voûte céleste, les célestes lambris, Leciel, le firmament.

Bleu céleste, Bleu de la couleur dont leciel parait être quand le temps est fort se-rein.

CÉi.fste, se dit encore De tout ce quiappartient au ciel, pris pour le séjour desbienheureux. Les esprits célestes. Les intelli-gences célestes. La cour céleste. Les puissan-ces célestes. Im gloire céleste.

La céleste patrie. Le ciel, considéré connuele séjour des bienheureux. Le Père céleste,Dieu.

Céleste, signifie quelquefois, Divin, quivient de Dieu. Les âmes sont d’origine céleste.

CEL

La colère céleste. Courroux céleste. Inspira-tion céleste. Don céleste.

Il se dit aussi, par hyperbole, De ce quiest d’une nature excellente. Beauté céleste.Ame céleste.

CELESTIN. s. m. Religieux d’un ordreinstitué par le pape Célestin. Un couvent decélestins.

CELIAQUE. adj. des deux genres. Il sedit, en Médecine, D’un flux de ventre. Fluxcéliaque.

Il se dit, en termes d’Anatomie, D’unedes artères du bas-ventre. L’artère céliaque.

CELIBAT, s. m. L’état d’une personne quin’est point mariée. Vivre dans le célibat. Pas-ser sa vie dans le célibat. Garder le célibat.Demeurer dans le célibat.

CELIBATAIRE, s. m. Celui qui vit dansle célibat, quoiqu’il soit d’âge à se marier.Il est célibataire. Rester célibataire. Un vieuxcélibataire.

CELLE, prou. f. Voyez Celui.,

CELLERIER, 1ÈRE. s. ( On prononce Cé-Ic’ricr, ère.) Titre d’office qu’on donne dansun monastère au religieux, à la religieusequi prend soin de la dépense de bouche.

CELLIER, s. m. ( On prononce Célier. )Lieu au rez-de-chaussée d’une maison, danslequel on serre le'vin et d’autres provisions.Mettre des pièces de vin dans le cellier. Il n’ya point de cave dans cette maison, il n’y aque des celliers.

CELLULAIRE, adj. des deux genres. T.d’Anat. Il s’emploie principalement dans ceslocutions : Tissu cellulaire, Tissu composéde filaments très-fins et entrelacés, qui en-toure et pénètre tous les organes du corps,et qui est surtout fort abondant entre lesmuscles et sous la peau. Membrane cellulaire,Membrane formée par du tissu cellulaire.

En Botan., Enveloppe, tissu cellulaire, Lacouche ordinairement verte qu’on trouvesous l’épiderme des végétaux, et dont l’or-ganisation a quelque rapport avec celle dutissu cellulaire des animaux.

CELLULE, s. f. Petite chambre d’un reli-gieux ou d’une religieuse. La cellule d’un re-ligieux. La cellule d’une religieuse.

Il se dit aussi de Chacun des petits loge-ments qu’on fait pour les cardinaux assem-blés dans le conclave. La cellule d’un car-dinal.

Il se dit figurément d’Une retraite qu’onaime à habiter, d’un petit appartement.C’est ma cellule. Il faut embellir sa cellule.

Cellule, se dit, par analogie, de Cespetits alvéoles où les abeilles renfermentleur miel et leur couvain. Les cellules desabeilles.

Il se dit, en Botanique, Des cavités decertains fruits, où les semences sont logéeset comme enchâssées.

Il se dit, en termes d’Anatomie, Despetites cavités que présentent les lames dutissu cellulaire, le canal médullaire des oslongs, etc.

CELLULEUX, adj. m. T. d’Anat. et deBotan. Qui est divisé en cellules. Le tissu cel-luleux des os. Fruit celluleux.

CELTIQUE, adj. des deux genres. Quiappartient aux Celtes, anciens peuples dela Gaule. Monuments celtiques. La langueceltique, ou substantivement, Le celtique.

CELUI, m.; CELLE, f. Pronom démons-

CEN

tratif, qui fait au pluriel Ceux et Celles.Il se dit et Des personnes et Des choses.L’homme dont je vous ai parlé, c’est celuique vous voyez là. Ceux qui ont vécu avantnous. Heureux celui qui craint le Seigneur!Celui qui a dit à la mer, Tu n’iras pas plusloin. Il a récompensé ceux de scs domestiquesqui l’avaient bien servi. Cest, de toutes leschoses du monde, celte que j’aime le mieux.

Celui-ci, celle-ci; et au pluriel, Ceux-ci, celles-ci. Pronom démonstratif, qui si-gnifie, Cet homme-ci, cette chose-ci, cettepersonne-ci. De tous ses domestiques, c’estcelui-ci qui est le plus fidèle. Voilà plusieursétoffes, prenez celle-ci. Je ne veux point decelle-ci.

Ciilui-lX, celle-lX; et au pluriel, Ceux-là, celles-là. Pronom démonstratif, qui si-gnifie, Cet homme-là, cette chose-là, cettepersonne-là. Celui-là, c’est un habite homme.Entre tous ces tableaux, celui-là est le plusremarquable. Celui-là seul mérite nos homma-ges, qui...

Il s’oppose ordinaircmentàCelui-ci, etc.Ceux-ci prétendent que... ceux-là soutiennentque... Prenez celui-là, laissez celui-ci.

Quand on a nommé deux personnes oudeux choses, et qu’on emploie ensuite lespronoms Celui-ci et Celui-là, Celui-ci se rap-porte au terme le plus prochain, et Celui-làau terme le plus éloigné.

CESI

CEMENT, s. m. T. de Chimie. Poudreau milieu de laquelle on chauffe certainscorps pour leur donner de nouvelles pro-priétés.

CÉMENTATION, s. f. T. de Chimie. Sortede stratification qui consiste à entourerd’une poudre, un métal qu’on expose en-suite à une très-forte chaleur.

CEMENTATOIRE. adj. des deux genres.T. de Chimie. Qui est relatif à la cémenta-tion.

Cuivre cémentatoire, Cuivre qui a été pré-cipité d’une dissolution de sulfate de cuivrepar le moyen du fer.

CÉMENTER, v. a. T. de Chimie. Faire lacémentation. On cémente le fer, ou on I etransforme en acier, en l'entourant de pous-sier de charbon et en /Va posant pendant long-temps à une haute température.

Cé.viejité , ée. participe.

CEN

CÉNACLE, s. m. Il n’est usité que dansle langage de l’Écriture sainte, et signifie,Une salle à manger. Jésus-Christ lava lepieds des apôtres dans le cénacle. .

CENDRE, s. f. La poudre qui reste ^ ubois et des autres matières combustibles»après qu’elles ont été brûlées et consumerpar le feu. Cendre chaude. Cendre de 01neuf, de bois flotté. Cendre de sarment,couvert de cendre. Faire cuire une galette s0 ^ sla cendre. Faire cuire des marrons danscendres. Réduire en cendres, petite endres. Ce bel édifice n’est plus aujounqu'un monceau île cendres. Autrefois, c .les Juifs, pour témoigner une grande " ol ‘ (tou un profond repentir, on prenait le saon se couvrait de cendre. Dans quelques n