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Tome premier.
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CLOYERE. s. f. Espèce de panier danslequel on apporte les huîtres. Une cloyèreil’huîtres.

Il se dit aussi Des huîtres contenues dansce panier. On a mange à ce déjeuner deuxcloyères d’huitres.

CLU

CI.UB. s. m. Mot emprunté de l’anglais.(Plusieurs prononcent Cloub ou Clob.) Ilse dit d’Une société de personnes qui s’as-semblent à jours fixes pour s’entretenir desaffaires publiques. Un club qui s'assembleclandestinement. Le tumulte des clubs. Fer-mer un club.

CLUB1STE. s. m. Membre d’un club.

I CLY

CI.YSOIR. s. m. Espèce de long enton-noir, fait de toile imperméable, qui serta prendre des lavements.

CI.YSTÈRE. s. m. Médicament liquidequ’on introduit dans le corps par le fonde-ment, à l’aide d’une seringue. Clystère laxa-UJ, rafraîchissant. Prendre un clystère. Don-ner un clystère. Rendre un clystère. On ditplus ordinairement aujourd’hui, Lavementou Remède.

COA

COACCUSE, EE. s. T. de Jurispr. criin.Celui qui est accusé avec un ou plusieursautres. Ses coaccusés le chargent beaucoup.

COACTIE, IVE. adj. T. didactique. Quia droit ou pouvoir de contraindre. Puis-sance coactive. Pouvoir coactif.

COACTION, s. f.T. didactique. Contrainte,''mlence qui ôte la liberté du choix. Userde coaction. La coaction prouvée détruit1 acte.

. COADJUTEUR. s. m. Celui qui est ad-joint à un prélat, pour l’aider à remplir“es fonctions, et qui est ordinairement des-l »ié à lui succéder après sa mort. Coadju-V"’d un archevêque, d’un évêque, d’un abbé,aadjuteur d'Arles, de Reims, etc. Coadjuteur' e < archevêché, de l’évêché de... Il a été faitbi'lf l,teur ' ^ a brevet de coadjuteur, lesa es de coadjuteur. Ilfaut qu’un coadjuteur°‘t sucré sous le titre d’un autre évêché.de r ADJUTEUR ’ P ann ‘ l es Pcbgieux, se ditr < ' jei 'taiiis pères ou frères qui ont diffé-ord- selon la différence des

tfi J <>s - père coadjuteur. Le frère coaelju-

s. f. La charge et di-coiuC C C coai Ü u,el, r ou de coadjulrice. Lad’nJ" l0 !f" e d'an archevêché, d’un évêché,la rl abbaye, etc. On lui a donné, il a euredorer,e de...

à mie oLÎ 1 .V * ** 1 ‘-K- s. f. Religieuse adjointed e sa ‘ , ,H ' sse ou prieure pour les fonctionstinée P | 9 ,et< l ui est ordinairement des-iutrirrd Ul succéder après sa mort. Coad-bay e n C e abbesse. Coadjulrice tic telle abCO,w. ,r ' tU c °adjutrier!d’une f .L LA,,ON - s ' ^ didactique. I.’étatquelle .uk 6 c<>a ? ul ée, ou L’action par la-sauer T„ C S ° ha coagulation du

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-Eu. v. a. T. didactique. Cailler,

figer, faire qu’une chose liquide prenne dela consistance, l’épaissir en sorte qu’ellene soit plus liquide. La présure coagule lelait. Coaguler le sang dans les veines.

Il s’emploie aussi avec le pronom per-sonnel. Le lait se coagule. Le sang extravasése coagule.

Coagulé, ée. participe.

COAGULUM. s. m. (On prononce Coagu-lome.) T. de Chimie. Coagulation qui ré-sulte du mélange de quelques liqueurs. Lesacides mêlés au lait forment un coagulum.

Il se dit aussi de Ce qui coagule. Lu pré-sure est un coagulum.

COALISER (SE), v. pron. Se liguer, for-mer une coalition. On s’indigna de voir tantde princes se coaliser contre un seul. Cesdeux partis se sont coalisés. Les ouvriers secoalisèrent pour exiger que le prix des jour-nées fîit augmenté.

Coalisé,- ée. participe.

COALITION, s. f. Réunion de différentspartis, ligue de plusieurs puissances. For-mer une coalition. Une coalition redoutable.Détruire une coalition.

Il se dit aussi, dans la Législation pénale,en parlant D’un concert de mesures prati-qué par plusieurs personnes, dans la vuede nuire à d’autres, ou à l’État. Coalitiond’ouvriers. Les ouvriers formèrent une coali-tion pour obtenir une augmentation de salaire.Il y eut une coalition entre les fabricantspour forcer l’abaissement des salaires. Punirles chefs ou moteurs d’une coalition.

COASSEMENT, s. m. Le cri des gre-nouilles.

COASSER, v. n. Crier. Il ne se dit qu’enparlant Des grenouilles. Les grenouilles coas-sent.

COASSOCIÉ, s. m. Celui qui est associéavec d’autres. Il ne s’emploie qu’en termesde Commerce.

COATI, s. m. T. d’Hist. nat. Mammifèrecommun en Amérique, et qui est de lagrosseur d’un chat.

COB

COBÆA. s. m. T. de Botan. Plante grim-pante à grandes fleurs bleues et campa-,nulées, qui croit très-vite, et que l’on cul-tive dans les jardins d’agrément, sur lesfenêtres, etc. Le coba-a est originaire duMexique. On dit aussi, Cobée; et ce mot estdu féminin.

COBALT, s. m. Métal blanc, dur et cas-sant, ordinairement combiné avec l’arsenic,et dont l’oxyde a la propriété de donnerau verre une couleur bleue. Oxyde de co-balt. Bleu de cobalt. Cobtdt arsenical. Poudrede cobalt.

COC

COCAGNE, s. f. Il est principalementusité dans celte locution proverbiale et fi-gurée, Pays de cocagne, Pays où toutabonde, où l’on fait bonne chère à bonmarché. C'est un vrai pays de cocagne.

11 se dit aussi d’Une Iôte donnée au peu-ple, où il y a des distributions de comesti-bles et des huitaines de vin. Donner une co-cagne. Ce sens a vieilli.

Mât de cocagne, Espèce de mât rond et

lisse, planté en terre, au haut duquel sontsuspendus des prix qu’il faut aller détacher,en grimpant sans aucun secours. On planteordinairement des mâts de cocagne les joursde fête publique.

COCARDE, s. f. Signe qui diffère de cou-leur pour chaque nation, et que les mili-taires portent à leur coiffure : il consiste enun morceau d’étoffe taillé en rond et plissé,ou en une plaque de métal peinte, ou bienen un simple nœud de ruban. On reconnut àleurs cocardes qu’ils étaient Français. Cocardetricolore. Cocarde noire. La cocarde espagnoleest rouge. Les hauts fonctionnaires, lorsqu’ilssont en costume, portent la cocarde.

Fig., Prendre la cocarde, Entrer au ser-vice, se faire soldat.

Cocarde, se dit aussi Des nœuds de ru-ban ou d’étoffe qui servent à orner certai-nes parties de la parure des femmes, etprincipalement leurs coiffures.

COCASSE, adj. des deux genres. Plai-sant, risible, ridicule. On le dit Des per-sonnes et des choses. Cet homme est fortcocasse. Peut-on rien voir de plus cocasse?Il est populaire.

COCCYX, s. m. (L’X se prononce commeS.) T. d’Anat. Petit os qui est comme unappendice de l’os sacrum, à l’extrémité du-quel il est attaché. I.a queue des animauxn’est qu’un coccyx prolongé.

COCHE, s. m. Il se disait autrefois d’Uneespèce de chariot couvert, dont le corpsn’était pas suspendu, et dans lequel on voya-geait. Mener un coche. Aller en coche. Cochespublics. On avait établi des coches pour allerde Paris aux autres villes du royaume. Lescoches de Versailles, d'Orléans, etc. Aller parle coche, par la voie du coche. Prendre lecoche. Retenir place au coche. Donner des ar-rhes au coche. Le coche était plein. Manquerle coche.

Fig. et fam., Donner des arrhes au coche.Prendre quelque engagement dans une af-faire.

Fig. et fam., Manquer le coche, Perdrel’occasion de faire une chose utile, avanta-geuse.

Prov. et fig., Faire la mouche du coche,Faire l’empressé, le nécessaire, et s’attri-buer le succès des choses auxquelles on ale moins contribué.

Coche, s’est dit aussi Des personnes quiétaient dans le coche. Le coche dîna, couchadans telle hôtellerie. Le coche fut volé.

Coche d'eau, se dit de Certains bateauxétablis pour transporter d’une ville à uneautre les voyageurs et les marchandises. Lecoche de Melun, d’Auxerre, etc.

COCHE, s. f. Truie. Grosse coche. Vieillecoche.

COCHE, s. f. Entaille faite à un corps so-lide. Faire une coche à un bâton.

La coche d'une arbalète, L’entaille qui estsur le fût, et qui sert pour arrêter la cordequand on bande l’arbalète.

La coche d’une flèche. L’entaille qui estau gros bout de la flèche, et dans laquelleon fait entrer la corde de l’arc.

Coche, se dit particulièrement Des mar-ques qu’on fait sur une taille, à un mor-ceau de bois, pour tenir le compte du pain,du vin, de la viande, etc., qu’on prend àcrédit.