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COCHENILLAGE. s. m. Décoction faiteavec la cochenille, pour teindre en cra-moisi ou en écarlate.
COCHENILLE, s. f. Insecte qui sert àteindre en cramoisi et en écarlate. La co-chenille du Mexique vit sur le nopal, especede cactus; avant la decouverte de l'Amérique,on employait au même usage la cochenille duchêne vert, nommée aussi Kermès. VoyezKermès.
COCHENILLER. v. a. Teindre une étoffedans un bain fait avec de la cochenille.
Cochebilcé, ée. participe.
COCHER, s. m. Celui qui mène un carrosseou toute autre voiture du meme genre. Boncocher. Mauvais cocher. Cocher sur. Cocheradroit, maladroit. Cocher hardi. Cocher quimène bien, qui tourne bien, qui n’accrochepoint. Cocher de fiacre, de cabriolet. Le siègedu cocher.
Cocher du corps, s’est dit Du cocher quimenait le carrosse où était ordinairement lapersonne du roi, de la reine, du dauphin,etc.
En Astron., Le Cocher, Constellation del’hémisphère septentrional.
CÔCHER. v. a. Il se dit proprement Ducoq quand il couvre la poule; et, par ex-tension, Des autres oiseaux quand ils cou-vrent leurs femelles.
Coché , ée. participe.
COCHÈRE, adj. f. Il se dit D’une portepar laquelle les voitures peuvent passer pourentrer dans la cour d’une maison,d’un hôtel.Une maison à porte cochère. La premièreporte cochère à droite.
COCHET, s. m. Petit coq, poulet à qui lacrête vient et qui commence à chanter. Uncochet et une poulette. Chaponner des co-chers.
COCHEVIS. s. m. Sorte d’alouette ayantune huppe sur la tête. Un cochevis qui chanteà merveille.
COCHLÉARIA. s. m. (On prononce Co-cléaria.) T. de Botan. Plante crucifère,qu’on nomme aussi Herbe aux cuillers,parce que ses feuilles ont la forme d’uncuilleron. Le cochléaria est un puissant anti-scorbutique.
COCHON, s. m. Porc, pourceau. Petit co-chon. Cochon d’un an. Cochon gras. Cochonmeugte. Engraisser un cochon. Tuer un co-chon. Saler un cochon. Mettre un cochon augland, à l'engrais. Les cochons aiment à sevautrer dans la fange. Garder les cachons.Gardeur de cochons. Groin île cochon. Desoreilles de cochon. Pied de cor/ion. Langueae cochon. Graisse de cochon.
Cochon de lait, Petit cochon qui telle en-core, ou qu’on ne nourrit que de lait.Manger un cochon de lait.
Fig. et lam., Avoir des yeux, de petits yeuxde cochon, Avoir de très-petits yeux.
Fam., Su/e comme un cochon, gras commeun cochon, Très-sale, très-gras.
Fig. et pop., C est un cochon, un gros co-chon, un vilain cochon, se dit D’un hommequi ne fait que manger et dormir. C'est uncochon, un vilain cochon, se dit aussi D’unhomme malpropre, ou qui fait quelquechose de sale.
Pop., Mener une vie de cochon, Vivre dansla crapule, dans la déhanche.
Prov. et hass., Camarades , amis comme
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cochons, se dit De deux personnes qui vi-vent dans une extrême familiarité, qui fontsouvent la débauche ensemble.
Prov., Il semble que nous ayons gardé lescochons ensemble, se dit Pour faire sentirà un inférieur ou à un homme que l’onconnaît peu, qu’il s’oublie et qu’il en usetrop familièrement.
Cochon d’Inde, Mammifère de l’ordre desRongeurs, qui est plus petit qu’un lapin,et qui grogne comme un cochon.
COCHON, s. m. T. de Métallurgie. Mé-lange impur de métal et de scories, quibouche quelquefois les fourneaux où l’onfait fondre les métaux. Dans l’affinage, onemploie ce mot pour désigner, Le gonfle-ment ou le soulèvement des cendres dansla coupelle.
COCHONNEE, s. f. Ce qu’une truie faitde petits cochons en une portée. Elle a Jaittant de petits cochons en une cochonnée.
COCHONNER, v. n. Il se dit D’une truiequi met bas. La truie a cochonné. Elle co-chonnera bientôt.
Cochobber, s’emploie aussi comme verbeactif, dans le sens figuré de Faire salementou grossièrement un ou\ rage. C’est un igno-rant qui cochonne l’ouvrage, la besogne. Voilàqui est bien cochonné. Il est très-familier.
Cochobbé, ée. participe.
COCHONNERIE, s. f. Malpropreté. Cethomme est d’une cochonnerie dégoûtante.
Il se dit, par extension, Des choses sales,gâtées, ou sans valeur. Jetez toutes cescochonneries. Que voulez-vous fiaire de cescochonneries?
Il se dit également, au figuré, d’Uneaction, d’un propos obscène ou sale. C’estune cochonnerie. Il dit des cochonneries.
Ce mot est très-familier dans toutes sesacceptions.
Cochonnet, s. m. Sorte de houle àdouze faces, marquées chacune d’un pointou d’un chiffre, depuis un jusqu’à douze.Jouer au cochonnet.
Il se dit aussi de Ce que des gens quijouent à la houle ou au palet, jettent (le-vant eux, pour leur servir de but. Cochon-net va devant.
COCO. s. m. Le fruit du cocotier: il estcomposé d’une enveloppe filamenteuse,d’une grosse coque O'ale et très-dure, etd’une amande creuse, blanche et succulente,contenant une llqueurlaiteuse assez agréableau goût. On dit aussi, Noix de coco. L'écorcedu coco peut servir, au lieu de filasse, à cal-fiiter des navires et à fabriquer des cordages.Un fiait divers ustensiles avec la partie ligneusedu coco. Une tasse de coco. Un chapelet decoco. La chair du coco est agréable.
COCO. s. m. Espèce de boisson , faite avecde l’eau et du bois de réglisse. Marchand decoco. Boire du coco. Un verre de coco. 11 estpopulaire.
COCON, s. m. La coque (qui enferme lever à soie quand il a achevé de filer, etdont ou obtient la soie en la dévidant. Uncocon de ver à soie.
COCOTIER, s. m. Espèce de palmier très-élevé qui porte le coco, et dont les feuillesont jusqu à quinze pieds de longueur.
COCTION. s. f. T. didactique. Actionsoutenue de la chaleur sur des matières ani-males ou végétales, et L’effet de celte action.
COD
Il se dit surtout en parlant D’une choseque l’on fait cuire dans de l’eau bouillanteou dans un autre liquide.
Il se dit proprement, en Physiologie,deLa digestion des aliments dans l’estomac.Quand l’estomac est faible, la coction ne sefiait pas bien.
En Médec., La coction des humeurs, est,suivant les humoristes, L’élaboration deshumeurs qni se séparent de la masse dusang. Cela sert à la coction des humeurs. Etils appellent Période de coction, La périoded’une maladie où s’opère la coction deshumeurs.
La coction des métaux, se dit en parlantDe la manière dont les métaux se perfection-nent dans le sein de la terre.
COCU. s. m. Terme de dérision etunpeulibre, qui se dit de Celui dont la femmemanque à la fidélité conjugale. Il est cocu.C’est un cocu. Sa femme l’a fait cocu.
COCÜAGE. s. m. Terme de dérision et unpeu libre, qui se dit de L’état d’un hommequi est cocu. Il souffre patiemment le co-cuage.
COD
CODE. s. m. Il s’est dit d’abord Du re-cueil, de la compilation des lois, constitu-tions, resertts, etc., faite par ordre de cer-tains empereurs romains. Le code théodo-sien ou de Théodose. Le code de Justinien ,ou absolument, Le Code. Dans tel titre duCode. Le Code et te Digeste.
Il s’est dit aussi de Plusieurs recueils desordonnances de nos rois, et même de quel-ques-unes de ces ordonnances. Le code Louis.Le code de la marine. Le code noir.
Il s’est dit, par extension, de Diverstraités de droit qui contiennent les maximeset les règlements relatifs à certaine matière.Code des curés. Code des chasses. Etc.
Il se dit maintenant de Toute loi, de toutcorps de lois qui renferme un système com-plet de législation sur certaine matière. Notrejurisprudence actuelle est fondée sur six codesprincipaux : le code civil, le code de procé-dure civile, le code de commerce, le coded'instruction criminelle, le code pénal et leCode forestier. Code rural. Code militaire.
Code, se dit également, en Pharmacie,Du recueil des formules médicales approu-vées. On se sert quelquefois, dans ce sens,du mot latin Codex. Code pharmaceutique.Les formules du Code ou du Codex.
Code, se dit quelquefois au figuré d’Unouvrage qui contient un recueil de pré-ceptes, un corps de doctrine sur une ma-tière quelconque. Cet excellent livre est unvéritable code, de morale.
Eig., Le code de ta morale, de l’honneur,etc., Les lois, les préceptes de la morale, d el’honneur, etc.
CODÉBITEUR, s. m. T. de Jurispr. Celuiqui a contracté une dette conjomtemenavec un autre. Codébiteurs solidaires.
CODÉCI.VIATEUIt. s. m. Celui qui perce-vfit des dimes avec un antre décimateur.
CODÉTENTEUR, s. m. T. de Jurispr. Ce-lui qui retient avec un autre, une somme»une succession, un héritage. ,
CODEX.s. m. T. de Pharmacie, einprundu latin. Voyez Cook.