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Tome premier.
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tt se corrompre. La langue latine commença àse corrompre peu de temps après Auguste. Legoût se corrompt avec les mœurs.

Corrompre, signifie souvent, Engagerquelqu’un, par des dons ou autrement, àfaire quelque chose contre son devoir, saconscience, etc. Il essaya de corrompre sesjuges. On corrompit les témoins. Il s’est laissécorrompre. Corrompre par argent. Corromprepar des présents. Le prisonnier corrompit sesgardes, et s'évada. On corrompit ses domesti-ques, et il ne fut plus entouré que d’espions.

Corrompre, signifie encore, Altérer laforme, la figure, l’etat de certaines choses.Corrompre la forme d’un chapeau. Cela luicorrompra la taille. Ce sens a vieilli.

Il se dit aussi, figurément, en parlantH’un texte, d’un passage qu’on altère.// acorrompu ce passage. Le texte a été bien cor-rompu en cet endroit. On dit de meme, Cor-rompre le sens d’un passage, d’un texte, etc.,Y donner une interprétation forcée.

Il se dit quelquefois, au sens moral, pourTrouhlpr, diminuer quelque sentimenta gréable. La crainte corrompt le plaisir. Cetoccident vint corrompre notre joie.

Corrompu, ue. participe. Eau corrompue.Mœurs corrompues. Homme corrompu. Cœurcorrompu. Ame corrompue. Hâtions corrom-pues par la mollesse. Mot corrompu par l'u-S(, ge. Langue corrompue. Texte corrompu.

L’italien, l’espagnol et le français sont dulatin corrompu. Sont des langues formées^u latin par des altérations, des change-ments.

CORROSIF, IVE. adj. Qui corrode , quironge et altère les corps avec lesquels il estF " contact. Sublimé corrosif. L’arsenic estcorrosif. Substance corrosive. Humeur corro-

sivfi.

Il est aussi substantif, au masculin. Cetteu f } stance est un puissant corrosif. Le chirur-^!f n a mis un corrosif sur la chair morte,■'nployer les corrosifs.

c ' ttltltosiON. s. f. L’action ou l’effet dee qui est corrosif. La corrosion de l’estomacs un indice de poison.

^.EOrkoyeu. v. a. Parer, repasser, ma-q o er > ratisser, adoucir des cuirs et leur,l,l( 'r le dernier apprêt. Corroyer des peaux'puche. Corroyer des cuirs.de r RQ *™> s 'B"'de aussi, Battre et pétrir() . la . terre glaise pour en faire un massif1 'tienne l’eau. Corroyer de la terre glaise,etc " n bassin de fontaine, un canal,

ro * mettre un massif de terre glaise cor-pour retenir l’eau.

l a ch °f«>w du mortier, Mêler ensemble det; er ’ >ux c t du sable, pour en faire du inor-

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reuse corruptrice de la jeunesse. Ces écrivainsfurent les premiers corrupteurs du langage,du goût.

Il se dit quelquefois de Celui qui détournequelqu’un de son devoir par des dons, etc.Les corrupteurs des témoins sont encore pluscoupables que les faux témoins mêmes.

Corrupteur, se dit aussi adjectivement.Un langage corrupteur. Une doctrine corrup-trice. Or corrupteur. Des faveurs corrup-trices.

CORRUPTIBILITÉ, s. f. T. didactique.Qualité par laquelle un corps physique estsujet à la corruption. La corruptibditéest at-tachée à tous les corps.

CORRUPTIBLE, adj. des deux genres.Sujet à la corruption. Il n’y a rien sous leciel qui ne soit corruptible. Les corps les plushumides sont les plus corruptibles.

II signifie figurément, Qui peut se laissercorrompre pour faire quelque chose con-tre son devoir. C’est un homme qui n’estcorruptible ni par or, ni par argent. C'est unjuge très-corruptible. Il est plus d’usageavec la négative.

CORRUPTION, s. f. Altération dans lesqualités principales, dans la substance d’unechose; et La putréfaction, la pourriturequi en résulte. La corruption de la viande.La corruption de l’air. Cela tend à la corrup-tion. La corruption du sang, des humeurs.Il y a des terres oit les corps se conserventlongtemps sans corruption. Quelques philoso-phes ont dit que ta corruption d'une choseétait la génération d’une autre. On a cru long-temps que les vers s’engendraient de corrup-tion.

Il se dit figurément de Toute dépravationdans les mœurs. La corruption des mœurs.La corruption du siècle. La corruption de lajeunesse. La corruption du cœur de l’homme.Il y avait en lui un fond de corruption. Lemonde n'est que corruption.

Corruftior, se dit aussi Des moyens quel’on emploie pour détourner quelqu’un deson devoir, pour l’engager à faire quelquechose contre l’honneur, contre sa con-science. Employer la corruption pour obtenirdes suffrages. Comme les menaces n'intimi-daient pas les témoins, il eut recours a la cor-ruption. Moyens de corruption. On l’emploiequelquefois dans un sens passif. Ce juge estsoupçonné de corruption.

Corruption, se dit encore Des chan-gements vicieux qui se trouvent dans untexte, dans quelque passage d’un livre. Ily a corruption dans ce texte-là.

Il se dit également en parlant Du lan-gage, du goût. Ces innovations bizarresamenèrent la corruption du tangage, la cor-ruption du goût.

Ce mot se dit, par corruption, pour tel au-tre, est formé de tel autre par corruption, Iln’en est qu’une altération.

CORS. s. m. pl. T. de Vénerie ct de Bla-son. Il se dit Des cornes qui sortent desperches du cerf. Cerf de dix cors, ou plusordinairement, Cerf dix cors, Cerfdemoyenâge.

CORSAGE, s. m. La taille du corps hu-main depuis les épaules jusqu’aux hanches.Beau corsage. Joli, gentil corsage. Haut decorsage. Le corsage délié. On ne le dit guèrequ’en parlant Des femmes.

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Il se dit également en parlant Du cerf etdu cheval. Ce cheval a un beau corsage.

Il signifie, par extension, La partie decertains vêtements de femme qui embrassela taille, le corsage. Le corsage d’une robe.

CORSAIRE, s. m. Bâtiment armé encourse par des particuliers, avec l’autori-sation du gouvernement. Il se dit aussi deCelui qui commande ce bâtiment. Corsairede Saint-Malo. Il fut poursuivi par un cor-saire. On dit quelquefois adjectivement,Capitaine corsaire.

Il se dit aussi Des pirates. Les corsairesd’Alger, de Maroc. Il fut pris par les corsai-res. Tomber entre les mains des corsaires.

Il se dit, figurément et familièrement,d’Un homme que son extrême cupidité renddur, impitoyable, inique. C'est un corsaire,un vrai corsaire. Prov., À corsaire, corsaireet demi.

CORSELET, s. m. Corps de cuirasse légerque portaient les piquiers.

Corselet, en Histoire naturelle, signifie,La partie du corps des insectes qui est si-tuée entre la tête et le ventre, et qui sup-porte toujours la première paire de pattes.Le corselet d’un hanneton, cl une guêpe, d'unpapillon. On dit quelquefois, dans un sensanalogue, Le corselet d’une écrevisse, d’unelangouste, etc.

CORSET, s. m. Fartie du vêtement desfemmes qui enveloppe et serre exactementla taille, et qui se met d’ordinaire sur lachemise. Mettre un corset. Serrer, lacer uncorset. Corset de toile. Corset de soie.

Il signifie aussi, Le corps d’une cotte devillageoise. Corset de taffetas. Corset à fleurs.

Corset, se dit, en Chirurgie, de Cer-tains bandages qui embrassent la plusgrande partie du tronc.

CORTEGE, s. m. Suite de personnes quien accompagnent une autre avec cérémonie,pour lui faire honneur. Grand cortège. Cor-tège nombreux. Cortège de carrosses, de voi-tures. Cet ambassadeur avait un très-beaucortège. Grossir le cortège. Faire cortège. Al-ler en cortège. Inviter au cortège. Couper lecortège. Le cortège se mit en marche.

Il se dit par extension, et souvent parexagération, de Toute réunion de person-nes qui en suivent une autre pour quelquecause que ce soit. Il arriva, suivi d’un cor-tège d’enfants. Ce sens est ordinairement fa-milier.

Il se dit quelquefois au figuré, dans lestyle soutenu. Les infirmités sont le cortègede la vieillesse. Les inquiétudes sont le corté"cde la puissance.

CORTES, s. f. pl. (On prononce l’S.) As-semblée des Etats, en Espagne et en Por-tugal. ûlembre des cortis espagnoles, des cor-tès portugaises. Les cortèsfurent convoquées,

CORTICAL, ALE. adj. T. de Botan. Quiappartient, qui a rapport à l’écorce. Bou-ton cortical. Couches corticales.

En Anal., Substance corticale, La sub-stance qui forme la partie extérieure du cer-veau. Il se dit également de La partie exté-rieure des reins.

CORUSC ATION. s. f. T. de Physique. Eclatde lumière. La coruscation d'un météore.

CORVÉABLE, adj. des deux genres. Quiest sujet à des corvées. Selon d’anciennescoutumes féodales, le peuple était réputé cor-

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