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Tome premier.
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l 'cable et taillable à merci. Substantivement,On commanda les corvéables.

CORVÉE, s. f. Travail et service gratuitqui était dû par le paysan ou le tenancierà son seigneur, soit en journées de corps,soit en journées de chevaux, de bœufs etde harnais. Corvée ordinaire. Grande cor-vée. Fâcheuse corvée. Il devait tant de cor-vées au seigneur. Servir en corvée. Faire sesfoins et curer ses fossés, etc., par corvées.Exiger des corvées. Ce seigneur chargeait sesnaysans de corvées extraordinaires. Faire tra-vailler à corvées, à la corvée, h abolition de’a corvée.

Il se dit, en termes militaires, de Cer-tains travaux que font tour à tour les sol-dats d’une compagnie. On a commandé tantd’hommes de corvée. Corvée pour aller cher-cher les vivres, le bois, etc. Être appointéde corvée, par punition.

Il signifie figurément,Toute action, touttravail, soit du corps, soit de l’esprit,qu’on fait à regret, avec peine et sans pro-fit. Ce que je fais est un travail ingrat, c’estune corvée, une vraie corvée, une pure cor-vée. Ce n’est qu’une corvée pour moi. Je meSerais bien passé de cette corvée. Exemptcz-moi de cette corvée. F.pargnez-moi cette cor-vée. C'est une longue, une rude corvée.

CORVETTE, s. f. Petit bâtimentdeguerre,petite frégate. Une corvette monte de vingta vingt-six canons ou caronades. On envoyaplusieurs corvettes pour découvrir la flotteennemie. Equiper une corvette. Capitaine decorvette.

CORYBANTE. s. m. Nom donné aux prê-tres de Cybèle, qui dansaient au son desflûtes et des tambours.

CORYMBE. s. m. T. de Botan. Assem-blage de fleurs ou de fruits dont les pédon-cules naissent de différents points de la tige,et s’élèvent tous à peu près .à la même hau-teur. Les fleurs du lierre, de la lanaisie, dusorbier, sont disposées en corymbe. Fleurs encorymbe.

CORYMBIFERE. adj. des deux genres.T. de Botan. Qui porte un corymbe, descorymbes.

Il s’emploie plus ordinairement commesubstantif, et se dit dTJne famille de plan-tes, à fleurs composées, qui sont la plupartamères et aromatiques. La famille des co-rymbfères.

CORYPHÉE, s. m. Il se disait, chez lesanciens, de Celui qui était à la tête deschœurs, dans les pièces de théâtre.

Il se dit également de Celui qui a lemême emploi dans nos opéras.

. Il se dit figurément de Celui qui se dis-tingue le plus dans une secte, dans unparti, dans une profession. Épictètefut lecorjphée des sfotctens’ , de son temps. Il est lecoryphée du parti. Pétrarque était le coryphéedes poètes de son siècle.

CORYZA, s. m. T. de Médee., empruntédu grec. Il est synonyme de Rhume de cer-veau.

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COSAQUES, s.m. pl. Peuple de l’Ukraine,qui fournit aux armées russes une sorte decavalerie légère à laquelle on donne lemême nom. Les Cosaques du Don. Notre I

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marche fut longtemps inquiétée par les Co-saques. On dit aussi au singulier, Un Cosa-que.

Au féminin, La cosaque. Sorte de danseimitée de la manière de danser des Cosa-ques. Danser la cosaque.

COSÉCANTE. s. f. (L’S doit se pronon-cer fortement.) T. de Géom. La sécantedu complément d’un angle. La cosécante de30 degrés est la sécante de 60 degrés.

COSF.IGNEUR. s. m. ( L’S doit se pronon-cer fortement.) Celui qui possède une terre,un fief avec un autre. Ils étaient coseigneurs.Il était coseigneur de telle paroisse avec untel. Les coseigneurs avaient souvent des pro-cès ensemble pour les droits honorifiques.

COSINUS, s. m. (L’une et l’autre S doiventse prononcer fortement. ) T. de Géom. Lesinus du complément d’un angle. Le cosi-nus d’un angle de 30 degrés est le sinus de60 degrés.

COSMÉTIQUE, adj. des deux genres. T.d’Hygiène. Il se dit Des substances quiservent à entretenir, à embellir la peau. Leseaux de senteur, les fards, le lait virginal,etc., sont des préparations cosmétiques.

Il s’emploie aussi comme substantif mas-culin. Certains cosmétiques nuisent à lasanté. Un bon cosmétique.

COSMÉTIQUE, s. f. La partie de l’hy-giène qui enseigne à faire usage des cosmé-tiques. Il a écrit sur la cosmétique.

COSMOGONIE, s. f. Science ou systèmede la formation de l’univers. La cosmogo-nie d’Hésiode. La cosmogonie de Buffon.

COSMOGONIQUE, adj. des deux genres.Qui appartient, qui a rapport à la cosmo-gonie. Système cosmogonique.

COSMOG R AP HE. s. m. Celui qui sait lacosmographie. Savant cosmographe.

COSMOGRAPHIE, s. f. Description dumonde physique. Il sait bien la cosmogra-phie.

COSMOGRAPHIQUE, adj. des deux gen-res. Qui appartient, qui a rapport à la cos-mographie. Description cosmographique. Ta-ble cosmographique.

COSMOLOGIE, s. f. Science des lois gé-nérales par lesquelles le monde physiqueest gouverné. Traité de cosmologie.

COSMOLOGIQUE, adj. des deux genres.Qui appartient, qui a rapport à la cosmo-logie.

COSMOPOLITE, s.m. Citoyen du monde.Il se dit de Celui qui a pour tous les paysla même affection que pour sa patrie, quis’intéresse à tous les hommes egalement.Un cosmopolite regarde l’univers comme sapatrie.

Il se dit aussi, familièrement, de Celuiqui parcourt tous les pays sans jamais avoirde demeure fixe, ou qui se prête aisémentaux usages, aux mœurs des pays où il setrouve. C’est un cosmopolite, un vrai cosmo-polite.

Il est quelquefois adjectif des deux gen-res. Un philosophe cosmopolite. Cette exis-tence cosmopolite a beaucoup de charmes pourlui.

COSSE, s. f. Enveloppe de certains légu-mes, comme pois, fèves, lentilles, vesco, etc.Cosse dure, tendre, ferme, longue. Cosse depois. Des pois en cosse. Des fèves en cosse.

Pois sans cosse, Pois dont la cosse est

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tendre et se mange. On les nomme aussiPois goulus.

Cosse, se dit également en parlant Dufruit de quelques arbustes. Cosse de genêt.

COSSER. v. n. Il se dit Des béliers quiheurtent de la tête les uns contre les au-tres.

COSSON. s. m. Espèce de charançon quiattaque les pois, les lèves, le blé. I.e cossons’est mis dans le blé de cette grange. Cespois sont pleins de cossons.

COSSON. s. m. T. d’Agricult. Le nouveausarment que donne la vigne après qu’on l’ataillée.

COSSU, UE. adj. Qui a beaucoupdecosse.Il se dit spécialement Des pois et des fèves.Des pois bien cossus. Des fèves bien cossues.

Fig. et pop., En conter de cossues, Diredes choses invraisemblables. Il nous enconte là de bien cossues.

Cossu, signifie aussi, figurément et popu-lairement, Qui est à son aise, riche, opu-lent. C’est un homme cossu, bien cossu. C estune maison bien cossue.

COSTAL, ALE. adj. T. d’Anat. Qui ap-partient aux côtes. Ferlibres costales. Nerfscostaux. Muscles costaux.

COSTUME, s. m. Mot emprunté de l’ita-lien. Les usages, les moeurs, les préjugésd’un pays et d’une époque, considérés parrapport au soin que doit avoir l’historien,le poète, etc., de les retracer fidèlement, oude ne rien dire qui n’y soit conforme. C'estla fidélité au costume qui fait le mérite descompositions de ce. romancier, de ce poète.

Il se dit particulièrement, en termesde Peinture, Des usages relatifs aux édifi-ces, aux meubles, aux armes, et surtout al’habillement, dans les différents temps etchez les différents peuples. Garder, obser-ver, négliger le costume. Pécher contre le cos-tume. L'école romaine a mieux observé le cos-tume que l’école lombarde.

Il signifie aussi, La manière de se vêtir.I.e costume des femmes de ce pays est assezpittoresque. Le costume romain. Le costumegrec. Le costume français.

Use dit souvent de L’habillement même,surtout en parlant Des habits dont on sesert au théâtre, ou pour se déguiser dansun bal, une mascarade. Costume de bal.Costume de sénateur romain. Louer un cos-tume. Costume de théâtre. Lu pièce est montéeavec beaucoup de soin, les décorations et lescostumes y sont d'une grande magnificence.

Il se dit encore, dans un sens particu-lier, de L’habillement et des insignes fl* 1 .'distinguent les personnes constituées en u*gnité, ou chargées de quelque fonction P u _

hlique. Le costume de pair de France, de t

pâté. Le costume de préfet, de maire, <juge, etc. Être en costume. Il était en g tancostume, en petit costume.

COSTUMER, v. a. Habiller selon > e c0 .®'tume, revêtir d’un certain costume. CeP r, C^Ire costume bien ses personnages. Eue aicostumé sa fille en bergère.

Il s’emploie souvent avec le pronom Psounel. Cet acteur se costume bien. Se cos

mer en Turc, etc. 1 n coS-

Costumé, Bu. participe. Etre bientumé. . ,j

COSTUMIER, s. m. Celui qui ' altvend ou qui loue des costumes de lh a >