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pèce de tumeur dure qui vient aux jambesdes chevaux. Ce cheval a une courbe.
COURBER. v. a. Rendre courbe une chosequi était droite. Courber en arc. Le tropgrand faix a courbe cette pièce de bois, cettepoutre. Lavieillesse l’a courbé, l’a tout courbé.Courber un arc pour le bander. Courber unerègle. Poétiq., L’âge a courbé sa télé, sonfront.
II s’emploie quelquefois ncutraleinent. Ilcourbait sous le faix.
Il s’emploie aussi avec le pronom per-sonnel. Cette poutre, cette branche se courbe.Se courber pour ramasser quelque chose. Ildevient vieux, il commence à se courber.
Il signifie figurément, Plier sous la vo-lonté d’un autre, donner à quelqu’un desmarques de soumission, de respect. Tout secourbe, tout est courbé devant cet homme. Jene veux point me courber devant l’idole.
Courbé, ée. participe. Courbé de vieil-lesse. Il est tout courbé. Tous deviendrez toutcourbé. Il se tient tout courbé.
C-Ol’RBETTF,. s. f. T. de Manège. Airrelevé, mouvement que le cheval fait en le-vant également les deux pieds de devant etse rabattant aussitôt. Courbette haute. Cour-bette basse. Petite courbette. Commencer parune courbette. Faire faire des courbettes àun cheval ; le manier, le faire aller à cour-bettes.
Fig. et fam., Faire des courbettes, Êtrebas et rampant devant quelqu’un.
COURBURE, s. f. Inllexion, forme, étatd’une chose courbée. Cette pièce de bois aplus de courbure, moins de courbure, etc.Courbure d'une jante de roue. Courbure d’unarc. Im courbure de cette poutre vient de cequ'on l'a trop chargée. Les courbures de lacolonne vertébrale.
COURCAII.I.ET. s. m. Cri des cailles;ou Petit sifflet avec lequel on imite le crides cailles, et qui sert à les attirer. Prendredes cailles avec le courcaillet.
COURCIVE. s. f. T. de Marine. VoyezCoursive.
COURÉE. s. f. T. de Marine. Compositionde suif, de soufre, de résine, etc., qu’onapplique très-chaude sur la carène des bâti-ments destinés aux voyages de long cours.
COUREUR, s. m. Celui qui est léger à lacourse, qui se pique de bien courir. C'estle meilltur coureur qu’on ait jamais vu. Ja-mais bon coureur ne fut pris.
Coureur de bague, de tète, Celui qui courtla bague, les tètes. Cest un bon coureur debagues, un bon coureur de têtes.
Coureur, se dit également d’Un chevalde selle, que sa taille et sa légèreté rendentpropre a ta course. Beau coureur. Grandcoureur. Ce coureur est vite, est rude. Ll étaitmonté sur un coureur. Il avait tant de cou-reurs dans son écurie.
Coureur , signifie encore, Celui qui va etvient, qui est souvent par la ville ou envoyage. Cest un grand coureur, un coureurperpétuel, on ne le trouve jamais à la maison.Il n'a fait toute sa vie que voyager, c'est uncoureur.
Coureur de nuit, se dit d’Un homme quise retire trop tard, et qui fait de la nuit lejour.
Fam., Coureur de sermons, de bah, despectacles, de ventes publiques, etc., Celui
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qui a l’habitude d’aller à tous les sermons,à tous les bals, etc.
Fam., Coureur de filles, Celui qui a uncommerce habituel avec des femmes demauvaise vie.
Coureur, se dit aussi d’Un domestiquequi court à pied, et dont on se sert pourfaire des messages avec grande diligence.Cet ambassadeur rwait tant de coureurs. LesTurcs font porter des nouvelles par des cou-reurs avec une grande célérité.
Coureur de vin, Officier de la maison duroi, qui a soin de porter du vin partout oùle roi va.
Coureurs, au pluriel, se dit, en termesde Guerre, de Cavaliers détachés du grosde la troupe, pour aller, soit à la décou-verte, soit à la petite guerre. Un parti decoureurs. Les coureurs de leur armée, de lagarnison, etc. Ce n’est pas leur armée, leuravant-garde, ce ne sont que des coureurs,que quelques coureurs.
UOUREUSE. s. f. Fille ou femme prosti-tuée. C’est une coureuse, une infâme cou-reuse. Il ne voit que des coureuses. Une cou-reuse de remparts.
COURGE, s. f. T. de Botan. Genre deplantes cucurbitacées, auquel appartiennentla citrouille, le potiron, le giraumont, lapastèque, etc. La calebasse est le fruit d’uneespèce de courge. Huile de courges.
COURIR, v. n. (Je cours, tu cours, ilcourt; nous courons, vous courez, ils cou-rent. Je courais. Je courus. J'ai couru. Jecourrai. Je courrais. Cours. Que je coure. Queje courusse. Courant.) Aller avec vitesse,avec impétuosité. Courir légèrement. Courirde toute sa force. Ce cheval court comme uncerf. Cet homme court comme un Basque.Courir sur quelqu'un. Courir après quelqu’un/tour s'emparer de lui, pour lui parler, etc.Il est parti, courez après. Courir à toutebride, à bride abattue, à toutes jambes. Usbaissèrent ta lance, et coururent l’un contrel’autre. Il court mieux que vous. Ils couraientaussi vite l'un que l’autre. Ceux qui devaientcourir n'attendaient plus que te signal pours'élancer dans la carrière. Ceux qui couraientdans les jeux Olym/nques. On le dit égale-ment Des choses. Ces nuages courent avecune grande vitesse. Faire courir une boule.En termes de Marine, Faire courir une ma-nœuvre dans ses poulies.
Activ., Courir la poste, Aller en poste,voyager par la poste. On dit de même, Courirtrois postes, quatre postes sur le même cheval.
Fig. et fam., Courir la poste. Faire unechose avec beaucoup de précipitation. Cen'est pas une chose qui se fiasse en courant laposte.
Activ. et fig., Courir une carrière. Êtreengagé dans une profession , une entreprise,etc., où l’on s'efforce d’obtenir des succès,de l’emporter sur ses rivaux. Vous courezune jiérilleuse carrière, une carrière épineuse.Hortensius et Cicéron couraient la même car-rière.
Prov. ctfig., Gs n’est pas le tout que de cou-rir, il faut partir de bonne heure, Ce n’estpas assez de se hâter; quand on veut réussirdans une entreprise, il faut prendre sesmesures de loin.
Fig. cllam., Courir sur le marché dequelqu un, Enchérir sur les offresdun nehe-
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teur. Je voulais acheter cela, pourquoi venez-vous courir sur mon marché? 11 signifie, plusfigurément, Faire des démarches pour ob-tenir la place, l’avantage qu’un autre solli-cite.
Fig. et fam., Courir sur les brisées de quel-qu’un, Courir sur son marché, entrer euconcurrence, en rivalité avec lui.
En termes d’Ordonnances, de Déclara-tions, etc., Courir sus à quelqu'un, Se jetersur quelqu’un pour l’arrêter, le maltraiter,le tuer. Tout le monde lui court sus. Les pay-sans se sont soulevés et ont couru sus auxtroupes. Il fut mis hors la loi, et chacun eutle droit de lui courir sus.
Courir, signifie quelquefois, Aller plusvite que le pas. Vous allez trop vite, vous nemarchez pas, vous courez.
Il signifie aussi, Aller avec empressement.Courir au feu. Courir au médecin. Courir auremède. Je cours le jirévenir. Va, cours, neperds pas un instant.
Fig. et fam., Courir à l’hôpital, Se ruinerpar de grandes dépenses.
Prov., Il n'y va pas, il y court, il y courtcomme à la noce, Il y va avec ardeur, avecjoie.
Courir aux armes, Prendre les armes enhâte pour quelque alarme, ou pour quelqueoccasion pressante.
Courir au plus pressé. S’occuper de ce quiimporte le plus dans le moment.
Courir, se dit souvent au figuré dansles divers sens qui précèdent. Courir aprèsles honneurs, les places, les richesses, lafausse gloire, etc. Courir après des chimères,après des fantômes. Courir à sa perte, à saruine.
Courir a/irès l’esprit, Mettre de la re-cherche, de l’affectation, de l’effort à mon-trer qu’on a de l’esprit.
Fam., Courir à l'argent, après l’argent,Chercher avec empressement les occasionsde gagner de l’argent. 11 ne se dit qu’enmauvaise part.
Fam., Courir après son argent, Continuerà jouer pour regagner ce qu’on a perdu. Hsignifie aussi, Faire des démarches, desI>oursuitcs pour recouvrer une somme d ar-gent qu’on a de la peine à se faire rendre,a se faire payer.
Courir à l'évéché, au bâton de maréchalde France, au chapeau de cardinal, etc.,Etre en passe de parvenir bientôt à 1 eve-ché, etc.
Courir à sa fin, se dit Des choses quisont près de finir, qui n’ont pas longtempsà durer. Ma provision de bois court à sa fin.Cette maladie court à sa fin.
Courir , se dit aussi figurémenttoute action précipitée, de tout ce qu onfait trop vite. Il faut aller bride en main, onne fiait pas les affaires en courant.
Il se dit particulièrement D’une per"sonne qui lit, qui récite, qui prononce oqui écrit trop vite. Lisez doucement, «courez pas. Il a écrit cela en courant. Il "faut pas dire son bréviaire en courant.
Courir, signifie encore, familièremen ,Aller ça et là, sans s’arrêter longtemps enchaque endroit. Il ne fait que courir. Utoujours à courir. Il court depuis le ma mjusqu au soir, on ne le trouve jamais c itlui.