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Tome premier.
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Il se dit particulièrement Des courses ,(les démarches qu’on est obligé de fairepour quelque objet que ce soit. Il a courutoute la journée pour cette affaire. Je n’aipas fini de courir, il me reste encore plu-sieurs visites & faire. Cet homme, cette affairem’a donné bien à courir.

Courir, en ternies de Marine, Faireroute. Courir au nord. Courir au sud.

Acliv., Courir des bordées, courir des bords,Louvoyer, aller alternativement à droite eta gauche, quand le vent est presque de-bout.

Fig., Courir le bon bord, signifiait autre-fois, Pirater; et, dans le discours familier,Fréquenter les mauvais lieux.

Courir, se dit aussi D’une chose qui seprolonge le long d’une autre, et particuliè-rement Des côtes, des terres, des monta-gnes,etc., qui s’étendent dans une certainedirection. Cette côte court de l'est à l'ouestl espace de trois ou quatre lieues. Ces monta-ntes courent du nord au sud, et partagentde grands continents.

Courir, signifie en outre, Couler. Il sedit Des ruisseaux et des rivières, ainsi queLes choses liquides, comme le sang, le vin ,•huile, etc. Le ruisseau qui court dans laprairie. L’eau qui court. Le sang court dans‘es veines.

Il se dit figurément Du temps. Le tempscourt insensiblement. Le terme qui court.L année qui court. Il court sa vingtième année.

Au temps ou par te temps qui court, Dansi e temps présent, dans les circonstances ac-tuelles!

Courir, se dit souvent, dans le sens quiPrécédé, en parlant D’un certain temps auoout duquel se doit payer ou effectuerQuelque chose. On lui a donné trois mois,H u ‘ courent à partir de telle époque. Je n'ai9 Ue quinze jours, vous m'amusez par vos“ctfices, cependant le temps court.jj i se dit aussi, dans un sens analogue,

es intérêts de l’argent constitué ou dû,

e gages, d’appointements, etc. La rente

“'t de tel jour. L’intérêt de cette somme’ court toujours. Les arrérages courent,tell "‘! ere ' ts onl commencé à courir depuisepoque. Ses gages courent depuis un

Courir ( signifie encore, Circuler, se pro-est ’ Se co,ll,I, uniquer; et, en ce sens, ilp , s °uvent employé comme impersonnel.libeU ? 0, J r ‘ r un là're, un écrit. Il court undie s“aire,

infâme. Il a couru beaucoup de mala-cette année. Ces maladies courent onli-

fort e "/* nt P e,,( l <lnt l’été. Il court des bruitscoin ' a K ellx sur son compte. Faire

court i ^ nuts - Une nouvelle très-alarmanteIl s^ iârr dans le public.gUe nuss *> figurément, Être en vo-

rait <l '“'“le qui court. Celte chanson cou-\ P ". r " " iltr -

porte 1 ** 1 * 6 ’ Pa " e courir une santé, La fairecette ,,a !' U , )us les convives. Faites courirFaire tF ^. est pl sa nté d'un tel qui court.ceux en c .°'"‘ r 1° voix, Demander les avis a«lanière ' . <on, P os cnt une assemblée. Cettesuivante 10 l ,a,ler a vieilli, ainsi que la

voix dans 1 " C0Mt : L’avis qui a le plus deFaire * II ? C délibération non terminée.,C le billet. Voyez Pn.i.n.T.

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Les billets de ce négociant, de ce banquier,etc., courent sur la place, On cherche à s’endéfaire.

Courir, est aussi verbe actif: alors il si-gnifie, Poursuivre à la course avec desseind’attraper. Courir quelqu’un pour le prendre,le courir l’épée dans les reins. Courir lecerf, te lièvre, le daim. Il a droit de courirle cerf sur ses terres. Ce lièvre a été souventcouru.

Prov. et fig., Courir le même lièvre, se ditDe deux personnes qui sont en concurrencepour la même chose.

Prov. et fig., Il ne faut pas courir deuxlièvres à la fois, ou Qui court deux lièvres n’enprend aucun, Poursuivre deux affaires à lalois, c’est s'exposer à ne réussir ni dansl’une ni dans l’autre.

Courir un bénéfice, Envoyer un courrierà celui qui a la nomination d<i bénéfice,pour être le premier à le demander.

Fig. et fam., Courir un bénéfice, unecharge, etc., Les poursuivre, les solliciteravec ardeur.

Fig. et fam., Courir le cachet, se dit D’unmaître qui donne des leçons en ville.

Au Jeu de bague, Courir la bague, Tacherd’emporter, avec la lance, la bague sus-pendue au bout de la carrière. On dit, endes sens analogues : Courir la quintaine. Cou-rir le faquin. Courir les têtes. Courir les tau-reaux.

Courir, actif, se dit figurément en par-lant Des personnes ou des choses qu’on re-cherche avec empressement, qui sont forten vogue. On le court, on le choie. Ce prédi-cateur est fort couru. Ce livre est rare et cu-rieux, il est fort couru. Il n’y a pas assez detelle marchandise, tant elle est courue.

Il signifie aussi, figurément, Etre exposéà. Courir de grands risques. Fous courezquelque risque. Fous courez risque. Courirdes chances. Les périls que nous avons cou-rus. Fous ne courez aucun danger.

Courir fortune, courir risque, courir ha-sard, courir le risque, la chance de, Etreeu péril de. Il court fortune d’être chassé,de perdre son bien. Il court risque de ta vie.J’ai couru hasard de. me tuer. Ce mal peutbien m’arriver, j’en courrai le risque, j'encourrai la chance.

Courir même fortune. Etre dans les mêmesintérêts, dans la même situation d’affaires.Courir une belle fortune. Etre en passe deparvenir à quelque chose de grand.

Courir , actif, signifie encore, Parcourir.J’ai couru toute la ville sans le trouver. Cou-rir les rues. Courir les champs. Quelque-fois, il signifie plus spécialement, Parcou-rir un pays, etc., pour le ravager, pourle piller. Ces troupes ont couru telle pro-vince. Courir le plat pays. Les pirates cou-rent ta mer.

Courir le pays, courir le monde, Voyager.Il a bien couru le pays, couru le monde, ouabsolument, lia bien couru. Il a couru toutela France.

Prov., Être fou à courir les rues, à courirles champs, Ê.lre extrêmement fou.

Fam., Cette nouvelle, cette aventure, cettehistoire court tes rues, Elle est sue de toutle monde. L'esprit court les rues, L’espritest commun, tout le monde en a.

I’am., Courir la prétantaine, Aller, venir,

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courir çà et là, sans sujet, sans dessein.Cette femme court la prétantaine, Elle faitdes promenades, des sorties, des voyagesqu’interdit la bienséance. *

Pop., Courir le guilledou, Aller souvent,et principalement pendant la nuit, dansdes lieux suspects. Il ne fait que courir teguilledou.

Courir, actif, signifie également, Han-ter, fréquenter. Courir les bals, le bal. Cou-rir les spectacles, les concerts, les maisonsde jeu, les mauvais lieux, etc.

Fig. et fam., Courir les ruelles, Aller devisite en visite chez les dames. Cette phrasea vieilli, et ne s’emploie que par dénigre-ment.

Couru, ue. participe. Un cerf, un lièvre,un daim couru. Un voleur couru par les gen-darmes. Un pays couru par les ennemis.

COURLIS ou COURLIEU, s. ni. Oiseauaquatique qui est bon à manger. Il y a plu-sieurs espèces de courlis. L’ibis jest une espècede courlis.

COURONNE, s. f. Ornement de tête, faitde branches, d’herbes, ou de fleurs, etc. ,et qui se porte comme marque d’honneur,ou en signe de joie, ou comme une simpleparure. Couronne de laurier, de lierre, d’o-livier, de fleurs, de roses, etc. Les Romainsrécompensaient les belles actions par diversescouronnes. Couronne triomphale, murale, ob-sidionale, civique, vallaire, rostrale. Gagner,obtenir, mériter une couronne. Les Grecsdécernaient des couronnes aux citoyens quiavaient rendu quelque grand set vice à leurpatrie. Se parer de couronnes dans un fes-tin. Elle avait une couronne de roses. Ornerla poupe d’un vaisseau de couronnes de fleurs.Peindre, sculpter des couronnes sur un lam-bris, etc. Les peintres mettent ordinairementune couronne d’étoiles sur la tête de la Fierge,et une couronne de rayons sur la tête dessaints.

Il se dit figuiément de La gloire que lesmartyrs acquièrent en mourant pour la foi.La couronne du martyie. Il a reçu la cou-ronne du martyre.

Il se dit également de La béatitude queDieu donne à scs saints. La couronne degloire. La couronne de justice. La couronnedes saints.

Couronne, sc dit aussi de L’ornement detête que les rois, princes ou seigneurs por-tent pour marque de leur dignité, ou quiest représenté dans leurs armoiries, etc.Couronne impériale, royale, ducale. Couronnede comte, de marquis, de baron. Couronned’or. Couronne à fleurons. Couronne perlée.Riche couronne. Couronne enrichie de pierre-ries. Couronne fermée. Couronne ouverte.Porter une couronne. Mettre une couronnesur la tête.

Par excellence, La couronne d’épines,Celle que l’on mit sur la tète de Notrc-Seigneur.

La triple couronne, I.a tiare du pape.

Couronne, se dit figurément de La puis-sance rovale. Il lui a ôté, lui a ravi la cou-ronne. À son avènement à la couronne. As-pirer, prétendre à ta couronne. Disputer lacouronne. Affermir sa couronne. Renoncer ala couronne. Quitter, abdiquer la couronne.Céder la couronne à un autre. Perdre ta cou-ronne Héritier de la couronne. Héritier pré.

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