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Tome premier.
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dans l’intervalle des bcrdages, et qui estensuite recouverte de brai. Cette couture estouverte, L’étoupe est sortie d’entre les joints.

COUTURE, ÉE. adj. Qui porte des cica-trices et des inégalités semblables à descoulures. Il est tout couturé de petite vérole.Il a le visage tout couturé.

COUTURIER, s. m. Celui qui fait métierde coudre. Bon couturier. Mauvais coutu-rier. 11 est vieux.

Couturier, en termes d’Anatomie, se ditd’Un muscle de la jambe. On dit aussi, ad-jectivement, Le muscle couturier.

COUTURIÈRE, s. f. Celle qui travailleen couture, de linge ou d’habits. Habilecouturière. Couturière en linge. Couturière enrobes. Couturière pour femme.

COUVAIN, s. m.coll. Œufs des abeilles,des punaises et de quelques autres insectes.Les fourmis cherchent avec avidité lâ couvaindes punaises.

COUVAISON, s. f. Temps où couvent lespoules et autres oiseaux de basse-cour.

COUVEE, s. f. coll. Tous les œufs qu’unoiseau couve en même temps; ou I.cs pe-tits qui en sont éclos. Il y avait tant d'œufsà la couvée. Cette poule a amené (quinze pous-sins d'une couvée. Ces deux poulets sont îleta même couvée. La poule et toute sa couvée.Un serpent monta dans le nid et mangea lamère et la couvée.

II signifie aussi, figurément, et le plussouvent en mauvaise part, Race, engeance.Le père, la mère, les enfants, sont tous fri-pons; toute la couvée n’en vaut rien. Ce sensest familier.

COUVENT, s. m. Maison religieuse, mo-nastère. Couvent de capucins, de chartreux.Couvent de filles. Se mettre, se jeter dans uncouvent. Entrer dans un couvent. Sortir ducouvent. Menacer une fille du couvent, de lamettre au couvent, de l’enfermer dans uncouvent. Fermer les couvents.

Il se prend aussi, dans un sens collectif,pour Tous les religieux ou toutes les reli-gieuses qui sont dans un même monastère.C'est un couvent bien réglé. Tout le couvents’assembla pour l’élection de l'abbesse. Lamoitié du couvent était pour tel religieux,l'autre moitié voulait un antre supérieur.

COUVER, v. a. Il se dit Des oiseaux quise tiennent sur leurs œufs pour les faireéclore. Les oiseaux couvent leurs œufs. Cettepoule a couvé tant d’œufs. On lui a fait cou-ver des œufs de cane.

Il se dit quelquefois absolument. C'est lasaison où tels oiseaux couvent. Cette femme atant de /Mules qui couvent. Mettre des poulescouver. Cette poule veut couver.

I'ig. et fam., Couver des yeux une per-sonne, une chose, La regarder avec intérêt,avec complaisance. Elle couve des yeux sonfils, SU fille. L avare couve des yeux son trésor.

Couver, se dit figurémênt en parlantDes choses que l’on tient cachées, qui sepréparent sourdement. Cet homme couve demauvais desseins. Tout cela couve une guerrecivile, couve qucltjue grand malheur. Onl'emploie quelquefois avec le pronom per-sonnel, dans lésons passif. Il se couve quel-que chose de dangereux. Il se couve là-des-sous je ne sais quoi.

Couver, est aussi neutre, cl se dit figu-réinent Des choses qui sont cachées, qui

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; ne paraissent point, et qui peuvent se dé-couvrir quelque temps après. En ce sens ,il se dit principalement Du feu, de quel-ques vapeurs, des humeurs. Le feu couvesous la cendre. Cette vapeur maligne, cemauvais air se conserva dans une balle delaine, dans un paquet de linge, et couva long-temps. Cette mauvaise humeur couve, se. couvedans ses entrailles. Il est employé quelque-fois activement, dans le même sens. l'osentrailles couvaient cette humeur maligne. Ilcouve une grande maladie.

Il se dit également Des choses morales,comme d’une conspiration, d’un dessein,d’une guerre. Cette conspiration couve de-puis longtemps. Cette guerre s'est allumée,elle couvait depuis longtemps. Sa haine, sonamour a longtemps couvé dans son cœur.

Fig. et fam., Il faut laisser couver cela, sedit D’une chose qu’il ne faut pas se presserde faire.

Couvé, ée. participe.

COUVERCLE, s. m. Ce qui est fait pourcouvrir, ce qui sert à couvrir un pot, uncoltre, une boite, une cassette, une mar-mite, ou quelque vase. Le couvercle d’unpot. Couvercle à pot. Le couvercle d’uneécuelle. Le couvercle d'un cuvier. Un couver-cle il lessive. Le couvercle d’une boite. Mettre,attacher un couvercle sur... Attacher un cou-vercle «...

COUVERT, s. m. La nappe avec les ser-viettes, les couteaux, les cuillers, etc., donton couvre la table. Mettre le couvert. Rangerle couvert. Ôter le couvert.

Grand couvert, Repas qu’un monarquefait en public avec un certain cérémonial.

Couvert, désigne plus particulièrement,L’assiette, la serviette, etc., qu’on sert pourchaque personne. Il tient grande table, il ya tant de couverts. Mettez encore un couvertpour monsieur. Une table de tant de coin erts.Un salon de cinquante couverts.

Avoir toujours son couvert mis dans unemaison, chez quelqu’un, Êt re certain qu’ony sera toujours reçu à dîner comme un amide la maison.

Couvert, se dit aussi d’Un étui garnid’une cuiller, d’une fourchette, et d’uncouteau. Couvert de vermeil doré. Il portetoujours son couvert à la campagne, envoyage.

Il se dit encore d’Uric cuiller et d’unefourchette réunies. Une douzaine de couvertsd’argent à filet.

Couvert, signifie de plus, Retraite, asile,logement; et, dans cette acception, il s’em-ploie avec l’article te. Donner te couvert àquelqu’un. Si j'avais te couvert pour cette nuitdans cette maison. Il n'y est pas nourri, il n’aque le couvert.

Il se dit aussi d’Un lieu planté d’arbresqui donnent île l’ombre. Il n'y a point decouvert dans ce jardin. Allons chercher lecouvert. Mettons-nous sous ce couvert.

CouvEHr, signifie en outre, I.’envcloppe,l’adresse d’un paquet. Cela est arrivé jrancde port sous le couvert du ministre.

A couvert, loc. adverbiale ou prépositive,qui se dit en parlant D’un lieu où lou peutse garantir des injures du temps. Il ne craintpoint lo pluie, le mauvais temps, d est àcouvert. Il s est mis à couvert. Etre à couvertde l'orage, de la pluie

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Il se dit, dans un sens analogue, en ter-mes de Guerre. Etre à couvert, se mettre àcouvert du canon, de la mousqueterie. L'at-taque n’est pas si dangereuse de ce côté-là,on y, peut aller à couvert.

Etre à couvert d'un bois, d’un marais,d’une rivière, etc., Être protégé, garantipar un bois, un marais, etc.

A couvert, signifie aussi figurément, Ensûreté, tant au sens physique qu’au sensmoral. Mettre son bien, ses effets à couvert.Etre à couvert de ses ennemis. Etre à cou-vert de la nécessité, de la mauvaise fortune.Son honneur est à couvert. Mettre sa réputa-tion à couvert de tout soupçon. Rien ne met àcouvert de la calomnie.

En termes de Commerce, Etre à couvert,Avoir des garanties sûres pour les prêts oules avances que l’on a faits à quelqu’un.

COUVERTE, s. f. Émail qui couvre uneterre cuite mise en œuvre. Il se dit parti-culièrement De la porcelaine. La pâte d’unebonne porcelaine doit.être sans sels, et la cou-verte sans métaux.

UOUVERTEMENT. adv. Secrètement eten cachette. Il faisait semblant de vouloir leservir, mais couvertcment il lui rendait demauvais offices. Il a fait cela si couvertcment,qu’on n’en a jamais rien pu deviner. Il avieilli.

COUVERTURE, s. f. Ce qui sert à couvrirquelque chose. II se dit ordinairement deLa toile,du drap, d’une étoffe quelconque,avec lesquels ou couvre, on enveloppecertaines choses. Couverture de fourgon. Cou-verture de charrette, de chariot, etc. Couver-ture de mulet. Couverture de. chevaux. Cou-verture de lit. Couverture de fauteuil, de ca-napé.

Couverture, quand il est dit absolu-ment, s’entend d’Une couverture de lit.Couverture, fine. Couverture double. Couverturede laine, de soie. Couverture de coton. Cou-verture piquée; etc. Remettre la couvert tire.Il est mauvais coucheur, il tire toute lit COU-i erture à lui, les draps et la couverture. Oul'a berné dans une couverture.

Faire la couverture, Replier le drap et Dcouverture après que le lit est fait, pourqu’on y puisse entrer plus facilement.

Fig. et fam., Tirer la couverture à soi, deson côté, Prendre plus que sa part, cher-cher dans une affaire à s’emparer de pr°"fits, d’avantages qu’on doit partager avecd’autres. .

Couverture, se dit aussi Du papier, 1la peau, etc., qui sert à couvrir un li' ,e-La couverture d’un livre. Couverture itnpriniée. Couverture de vélin, de veau, de basaufde maroquin, de chagrin. Couverture doree.che couverture. Il n’a jamais vu ce 3 njiar la couverture. Quand la couverture 11livre est de peau, on dit plus ordinairemen >Reliure.

Il se dit encore de Ce qui forme la sface extérieure d'un toit. La coiivet td'une maison. La couverture est placéele comble. Im couverture est de chaume,tuile, d’ardoise, de plomb, etc. Abattre,couverture. Travailler à la couverture. Red' e ’réparer la couverture.

Couverture, signifie figurément, l . 1texte. .Sous couverture d’amitié. ^ c ,en vune couverture à son crime. Quelle coin