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tare peut-il donnera cette méchanceté? L'hy-pocrisie sert de couverture à bien des crimes.Ce sens est peu usité.
Couverture, en termes de Banque etde Commerce, Garantie donnée pour as-surer un payement. Ce négociant me doitbeaucoup, mais j'ai de bonnes couvertures.J ai tiré sur vous une lettre de change, ac-ceptez-la; je vous en enverrai la couverture,la provision, avant l’échéance, Je vous feraipasser les fonds avant l’échéance.
COUVERTER1ER. s. m. Marchand ou ar-tisan qui vend, qui fait des couvertures.Marchand couverturier.
COU VET. s. m. Pot de terre ou de cuivre,avec une anse, dans lequel on met de labraise., et que les femmes du peuple placententre leurs pieds en hiver.
COUVEUSE, s. f. Poule qui couve, quiaune à couver. Cette poule est une bonnecouveuse.
COUVI. adj. m. Il se dit D’un œuf à demicouvé, ou gâté pour avoir été gardé troplongtemps. Dans cette omelette, il y a quel-que (r.uj couvi qui la gâte. Des œufs couvis.
COUVRE-CHEF. s. m. Ancien mot qui si-gnifiait, Bonnet, chapeau. Il se dit encorequelquefois par plaisanterie.
11 se dit, en Chirurgie, d’Un bandagedont on se sert pour envelopper la tète.Dent couvre-chef. Grand couvre-chef
COUVItE-FEU. s. m. Ustensile de cuivreOU de fer, qu’on met sur le feu pour lecouvrir et le conserver la nuit.
11 se dit aussi Du coup de cloche qui,dans certaines villes, marque l’heure de seretirer, de couvrir le feu, etc. Sonner lecouvre-jai.
COUVRE-PIED. s. m. Sorte de petitecouvtru ne d’étoffe, qui lie s’étend que surU . ne partie du lit, et qui sert à couvrir lesP'eds. Couvre-pied d'indienne. Couvre-piede tn Jfetas piqué. Couvre-pied d’édredon.^COUVREUR, s. ni. Artisan dont le métierd< ' < C to " v, ‘ r les maisons. Couvreur en ar-m' Se ’ ' n en chaume, etc. fl faut faire
v °' Ucr ! e couvreur sur ce toit. Maître cou-111 ■ Compagnon couvreur.
v. a. {Je couvre, tu couvres, il'e; nous couvrons, vous couvrez, ils cou-
{7’p fi t r f
cou ’• co,n 'rais. Je couvris. J ai couvert. Jet , r tr ‘ rn ‘- Couvre. Que je couvre. Que je cou-( ouvrant.) Mettre une chose sur uneetc r-^ <>UI * a cacher, la conserver, l'orner,Une ' < " t !'" r " ,le statue, un tableau. Couvrir- Couvrir de terre les racines d’un
e - (-ouvrir un plat. Couvrir un pot. Cou-
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", •-•'"'■nr un p
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est
. ., Je tuile, d’ardoise. Couvrir
esc ass"' ette> un bateau, etc. Ce parapluieCouv r eZ r nd P° ur couvrir trois personnes.mall e ' ' ° r ’ ^ argent. Couvrir de cuir unemin ’Jg 1 f-ffi'e. Couvrir un livre de parche-de toi/e de veau. Couvrir des chaises
visage ni se 'd e ’ etc. Sc couvrir la tête, lequ e f| cs n dit aussi Des choses avec les-coitvrc e"" couvre d’autres. Le voile quiterre tu "leau, cette statue. On enleva ta
souvctH C0ln ' nilt le cercueil. Il s’emploie
vrir
Couvr
Un ’nanteau.
pronom personne). Se cou-
bre de s . nu d r,, le, Augmenter le nom-
b'oid, on "' eill, res, pour le garantir du’ 011 '>om. !ui 1)rocurcp u ,b sueur _
pour
COU
Couvrir le feu, Mettre de la cendre dessuspour le conserver.
Couvrir une carte, Mettre une carte surune autre; ou Mettre de l’argent sur sacarte.
Fig. et par exagéVat., Couvrir d'or un do-maine, un tableau, En offrir un prix ex-cessif.
Pop., Couvrir la joue à quelqu’un, Luidonner un soufflet. S’il me soutient cela, jelui couvrirai la joue.
Prov. et fîg., Se couvrir d'un sac mouillé,Se servir d’une excuse vaine, qui aggravela faute plutôt que de la diminuer.
Couvrir, signifie aussi, Revêtir. Couvrirles pauvres. Les vêtements qui le couvrent.On l’emploie également, dans ce sens, avecle pronom personnel. Se couvrir d’un habil-lement modeste. Cette femme est si pauvre,qu’elle n’a pas de quoi se couvrir. Il fautavoir soin de se bien couvrir en hiver.
Couvrir, avec le pronom personnel, si-gnifie aussi, Mettre son chapeau sur sa tête.Il se couvrit le premier. Couvrez-vous, mon-sieur. Un ambassadeur, un grand d’Espagnese couvre, a le droit de se couvrir devant leroi.
Couvrir, signifie encore, Mettre unechose en grande quantité sur une autre.Couvrir un habit d’or, d’argent, de clinquant,de broderie. Couvrir la mer de vaisseaux.Couvrir la campagne de soldats, de morts.Couvrir une table de louis d’or. Couvrir unetable de mets. Il vint un boulet de canon quile couvrit de terre. Ce cabriolet m ’a couvert deboue. On l’emploie aussi avec le pronompersonnel. Se couvrir de diamants, de pierre-ries.
Il sc dit aussi figurément, dans le sensqui précède. Son discours fut couvert d’ap-plaudissements. Il fut couvert de risées,de huées. Couvrir quelqu’un de honte, d’op-probre, d’in/amie. Je le couvrirai de conf usion.Cette action le couvrit de gloire. On l’emploiesouvent avec le pronom personnel. Se cou-vrir d'opprobre, d'infamie. Se couvrir de cri-mes. Se couvrir de gloire.
Fig., Se couvrir de lauriers. Remporterdes victoires, une grande victoire.
Fig., Se couvrir de boue, S’avilir par desactions basses, infâmes, tomber dans ledernier mépris.
Fi g.,.SV couvrir du sangde quelqu’un, Tuerou faire tuer quelqu’un. Cette phrase ne sedit que D’une action criminelle.
Couvrir, se dit pareillement Des chosesqui s’étendent, qui se répandent sur d’autres.Les eaux débordées couvrirent en un momenttoute la campagne. Une rougeur subite cou-vrit son visage. D'épaisses ténèbres couvrirentses yeux. Ces ruines couvrent un espace deplusieurs lieues. Une foule immense couvraitla place publique. Enlevez la poussière quicouvre ce tableau. La pâleur qui couvrait sonvisage. Une lèpre, hideuse couvrait tout soncorps. On l’emploie également avec le pro-nom personnel, dans le sens passif. Laterre se couvre de verdure. Son front se cou-vrit d’une aimable rougeur. Mes yeux se cou-vrirent d'un nuage.
Le ciel, le temps se couvre, l'horizon secouvre, Il se brouille, s’obscurcit par desnuages. Ix temps commence à se couvrir.
Fig., L’horizon se couvre, Il survient
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des obstacles; des événements sinistres sepréparent.
Couvrir, signifie en outre figurément,Cacher, dissimuler. Il sait bien couvrir sesdesseins. Il couvre bien son jeu. Il sait biencouvrir ses défauts. Il couvre sa passion. Celtemodestie apparente couvre une grande vanité.On 1 emploie aussi avec le pronom person-nel. Le vice cherche quelquefois à se couvrirdes apparences de lu vertu.
En termes de Guerre, Couvrir sa marche,Cacher sa marche, la dérober à l’ennemi.Un bon général doit savoir couvrir sa mar-che.
Fig., Couvrir sa marche, Cacher ses des-seins, aller adroitement à ses fins.
Couvrir, signifie également, Excuser,faire pardonner, pallier. On pourrait couvrirsa faute, en disant que... Quelques beautés nesauraient couvrir les nombreux défauts decet ouvrage. On dit dans un sens analogue,avec le pronom personnel, Se couvrir d’unprétexte.
Ce crime a été couvert par l'amnistie, Onne peut plus en poursuivre l’auteur, parcequ’il a été amnistié.
Couvrir, signifie encore, Garantir,met-tre à l’abri. Couvrir de gabions ceux qui tra-vaillent à une tranchée. Il s'élança, et le cou-vrit de son corps. On l’emploie aussi, dansce sens, avec le pronom personnel. Sc cou-vrir de son bouclier.
Il se dit quelquefois figurément. Couvrirquelqu'un de sa protection, de sa faveur. Secouvrir d’un grand nom . d’un vain titre. Lepavillon couvre la marchandise.
Par extension, Se couvrir de son épée, Seservir assez, adroitement de son épée pourmettre à couvert et défendre à la fois toutesles parties de son corps.
Ausol., au Trictrac, Se couvrir, Placerune seconde dame sur une flèche qui n’enavait qu’une.
Couvrir, signifie particulièrement, entermes de Guerre, Protéger, défendre. Lacitadelle couvre la ville. Un corps de trentemille hommes couvrait nos frontières de ce.côté.
Avec le prou, person., Secouvrir d un bots,d’une colline, d’une éminence, d'un marais,etc., Sc poster près d’un bois, d’un marais,etc. , en sorte qu’on ne puisse être attaquéque difficilement de ce côté-là.
Couvrir un siège, Empêcher que l’ennemine vienne mettre obstacle à la continuationd’un siège.
Couvrir, se dit aussi D’un son eu d’unbruit qui en domine un autre, et ne per-met pas de l’entendre ou de le distinguer.Le bruit qui se faisait dans l’assemblée cou-vrit entièrement la voix de l'orateur. L’or-chestre couvre la voix des chanteurs. Le fracasdu tonnerre couvrait le bruit de ta cataracte.
Couvrir, se dit quelquefois, au figuré,De ce qui indemnise des frais, des dépen-ses qu’on a faites dans quelque entre-prise. Le produit de la recette est à peinesuffisant pour couvrir les frais.
En Jurispr., Couvrir la prescription , I,’in-terrompre. On dit aussi, Couvrir la pérem/j-lion, couvrir une fin de non-recevoir, unenullité, Faire qu’elle ne puisse plus êtreopposée. On a dit quelquefois, dans un sensanalogue, Couvrir un crime.
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