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Couvrir une enchère, Enchérir au-dessusde quelqu’un.
Couvrir, se dit encore Des animaux quis'accouplent avec leurs femelles. Cest uncheval anglais qui a couvert cette jument,celte cavale. Cette chienne a été couverte d'unépagneul, par un épagneul. Il faut faire cou-vrir celte jument.
Couvert, erte. participe. Une statuecouverte d'un voile. Il n était couvert (vêtu)que de simple serge. Il était couvert de sueur,tout couvert de sang et de poussière. Un vi-sage couvert de rougeur. I.a terre est couvertede neige. Le temps est bien couvert.
Être bien couvert, Etre bien et chaude-ment vêtu.
Allée couverte, Allée en berceau.
Un propriétaire est obligé de tenir son lo-cataire clos et couvert, Il est obligé de luidonner et de lui entretenir son logement enbon état de clôture et de couverture.
Fig. et fam., Se tenir clos et couvert, Setenir en lieu de sûreté, de peur d’être pris.On le cherche pour l’emprisonner, il se tien-dra clos et couvert durant quelques jours. Ilsignifie aussi, Cacher ses pensées et ses des-seins. Je l'ai voulu faire parler sur cette af-faire, mais il se tient clos cl couvert.
En ternies de Fortification, Chemin cou-vert, Chemin sur le bord extérieur du fossé,et où le soldat est à couvert du feu des as-siégeants. Emporter le chemin couvert. Seloger sur le chemin couvert.
Fig. et fam ., Servir quelqu’un à plats cou-verts, Lui rendre en secret de mauvais of-fices. Au moins, il ne l'a pas servi à platscouverts, se dit D’un homme qui a renduouvertement quelque mauvais office à unautre.
Fig., Mots couverts, Mots qui cachent unautre sens que celui qui se présente d’abord.Je lui fis entendre en mots couverts, à motscouverts, que...
Pays couvert, Pays rempli de bois.
1 Fin couvert, Vin fort rouge, qui est d’unecouleur très-chargée. Foilii du vin qui est*trop couvert.
Couvert, signifie particulièrement, Char-gé, rempli de. Une table couverte de mets.Etre couvert de plaies, de blessures, de cica-trices. Ce pays est couvert de bois, de marc-cages.
Il s'emploie figurément dans la même ac-ception. Ce général est revenu couvert degloire. C’est un homme couvert d'opprobre,d infamie, couvert de crimes.
Couvert, signifie aussi, figurément,Dissimulé, caché. Un homme couvert. Hainecouverte. Ennemi couvert.
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COVEXAXT. s. in. Nom donné à la liguenu convention que les Ecossais firent en-semble pour maintenu leur religion tellequ'elle était cil 1580. Signer le covenant.Ilefuser le covenant. Casser le covenant. Lecovenant fut renouvelé en 1038.
COVEXANTAIHE. S. m. Celui qui avaitadhéré au covenant.
COVENDEUR. s. m. Celui qui vend avecun autre un objet possédé en commun.
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CRABE, s. m. Animal de mer, genre decrustacé à dix pattes, qui a le corps moinslong et plus large que celui de l’écrevisse,et dont on mange la chair.
CRABIER. s. m. Oiseau d’Amérique quise nourrit de crabes, et qui ressemble auhéron.
CRAC. Mot familier qui exprime le bruitque font certains corps durs, secs et soli-des, soit en se frottant violemment, soiten éclatant. Il fit crac. J'entendis crac, c’é-tait une solive qui éclatait.
Cric crac. Voyez cette onomatopée à sonrang alphabétique.
Crac, est aussi Une interjection fami-lière qui marque la soudaineté d’un fait,d’un événement. Crac, le voilà parti.
CRACHAT, s. m. La salive ou la pituiteque l’on crache. Gros crachat. Crachatsmuqueux, sanguinolents, etc.
Prov. et fig., Cette maison n’est faite quede boue et de crachat, Elle n’est bâtie quede mauvais matériaux.
Prov. et par exagérât., Il se noieraitdans son crachat, dans un crachat, se ditD’un homme malheureux et malhabile.
Chachat, se dit populairement de Laplaque qui distingue les grades supérieursdans les ordres de chevalerie.
CRACHEMENT, s. m. Action par laquelleon crache. Crachement continue!. Crache-ment de sang.
CRACHER, v. a. Pousser, jeter dehors lasalive, la pituite, ou toute autre chose
3 u’on a dans la bouche, dans la gorge,ans le poumon. Il crache du sang. Ilcrache le sang. Il crache son poumon, sespoumons. Il voulut goûter de cette viande;mais le premier morceau qu’il prit, il le cra-cha.
Il s’emploie souvent absolument. Nefaire que cracher. Il crache toute la nuit. Necrachez pas sur moi. S'il m’avait dit cetteimpertinence, je lui aurais craché au nez,craché au visage.
Fig. et fam., Cracher des injures, Inju-rier, dire beaucoup d’injures.
Prov. et fig., Il crache contre le ciel, sedit D’un homme qui parle contre Dieu, oucontre des puissances si grandes, que l’in-jure qu’il pense leur faire retombe sur lui.
Prov. et par raillerie, Cracher du latin,cracher du grec, Parler latin, parler grecmal à propos. On dit de même, Cracher dessentences, des proverbes, etc.. Les prodiguerà tout propos dans la conversation.
Fig. et fam., Cela est à cracher dessus, sedit D'une chose pour laquelle on veut té-moigner un profond mépris.
Prov., fig. et bass., Cracher au bassin,Donner de l’argent pour contribuer à quel-que chose. Il faut bien qu’il crache au bassinpour aider à marier sa nièce.
Prov. et fig., Il a craché en l’air, et celalui est retombé sur le nez, Il a dit ou faitune chose qui a tourné à son désavantage.Ou dit de même, simplement, Cracher enl'air.
I'ig. et fam., Cette plume crache, sc ditD’une plume mal taillée qui a le défaut dé-faire jaillir l’encre de côté et d’autre sur
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le papier, autour des caractères que l’ontrace. ,
Craché, ée. participe.
Fig. et fam., C’est son père tout craché,se dit D’un homme, d’un enfant qui res-semble beaucoup à son père.
CRACHEUR, EUSE. s. Celui, celle quicrache souvent. C’est un vieux cracheur, ungrand cracheur.
CRACHOIR, s. m. Petit vase d’argent, defaïence, ou d’autre matière, dans lequel oncrache. Crachoir d’argent.
Il se dit aussi d’Une espèce de boite sanscouvercle, remplie de sable, de cendre, oude sciure de bois, qu’on met dans les égli-ses, les cabinets, etc., pour y cracher. Lescrachoirs sont fort en usage dans la Hol-lande.
CRACHOTEMENT, s. m. Action de cra-choter. Il a un crachotement perpétuel.
CRACHOTER, v. n. fréquentatif. Crachersouvent et peu à la fois. Il ne fait que cra-choter.
CRAIE, s. f. Sorte de pierre calcaire ettendre, qui est blanche et propre à mar-quer. Les chimistes lui donnent le nom deCarbonate de chaux. Cela est blanc commecraie. Un morceau île craie. Marquer avec de.la craie. Tracer avec de la craie. Autrefois lemaréchal des logis, les fourriers marquaientles logis avec de la craie, et écrivaient surles portes les noms de ceux qui devaient yloger. Marquer il la craie.
Il s’est dit absolument de La marqueque le maréchal des logis faisait sur la portedes maisons où devaient loger les personnesqui suivaient la cour en voyage. Mettre lacraie. Effacer la craie. Contrefaire la craie.Cette maison n’est point sujette à la craie, elleest exempte de la craie. Loger à la craie.
CRAINDRE, v. a. (Je crains, tu crains, ilcraint; nous craignons, vous craignez, il>craignent. Je craignais, vous craigniez. Jecraignis. J’ai craint. Je craindrai. Crains. Queje craigne. Que je craignisse. Craignant. )Redouter, appréhender, avoir peur. Crain-dre le péril. Craindre la mort. Craindre ladouleur, tes maladies, la pauvreté, etc. Crain-dre te tonnerre. C'est un homme qui ne craintrien. Je crains qu'il n’en arrive malheur. Jecrains qu’il ne vienne. Je crains qu’il n fvienne pas. Je ne crains pas qu'il vienne. E ecraignez-vous pas qu'il ne vienne? Il est acraindre que cette entreprise n’échoue. •craint d'être découvert. Il craint d'être lin 'port un. Je ne vous crains guère. Je le crainspeu. Je ne crains point ses menaces, phomme de bien ne craint rien. Je ne crains
rien pour vous. Que craignez-vous
de moi?
On le craint comme le Jeu, comme la J oU ^dre. On le craint plus qu’on ne I aime,vent se faire craindre. Il craint le rc }°\ tde son père. Cet événement doit fane cru>n ,une sédition. Cet homme n’est plus à craintCe malheur est à craindre. Sa haine est f^_,à craindre que vous ne pensez. Fous n <rien à craindre. Ce cheval craint l éperon,animal craint l’eau. , ., se
Fam., Il ne craint ni Dieu ni dm‘ >dit D’un méchant homme, d’un liomnterminé qu’aucune crainte n’arrete.
* ne crains pas de le dire, dertc., Je n’bésiie pas à le dire, a lassa»*-'»etc., parce que j’en ai la certitude.