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Tome premier.
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46a CUI

CUI

CUI

Cuiller à potage. Cuiller pour servir lepotage. On dit dans un sens analogue, Cuil-ler à ragoût, etc.

Biscuit à la cuiller, Biscuit long et mince,fort léger.

Cuiller , est aussi Un ustensile de cuisineservant à dresser le potage, et à divers au-tres usages. Cuiller de bois. Cuiller à pot.

Il se dit également Des ustensiles enforme de cuillers dont les artisans se ser-vent pour les usages particuliers de leur art.Faire fondre du plomb, de la poix-résine dansune cuiller de fer. Cuiller à brui.

En Botan., Pétales en cuiller, feuilles encuiller, etc., Pétales, feuilles, etc., qui ont laforme d’une cuiller.

CUILLEREE. s. f. Ce que contient unecuiller. Une cuillerée de potage. Une cuilleréede bouillon. Une cuillerée de sirop.

CUILLERON. s. m. La partie creuse d’unecuiller.

CUIR. s. m. La peau épaisse de certainsanimaux. Il a le cuir dur et rude. L'âne etle mulet ont le cuir extrêmement épais et dur.Cuir uni. Cuir tendu.

Il se dit plus ordinairement de La peaudes animaux, quand elle est séparée de lachair et corroyée. Cuir de vache. Cuir cru.Cuir corroyé. Préparer, apprêter, passer,tanner des cuirs. Cuir du Levant. Cuir d’An-gleterre. Cuir de Hongrie. Cuir de Russie oude roussi.

Prov. et fig., Faire du cuir d’autrui largecourroie, Être libéral du bien d’autrui.

Cuirboui/li, Cuir cuit et préparé pour enfaire quelque ustensile. Bouteille de cuirbouilli. Seau de cuir bouilli. Tabatière de cuirbouilli.

Cuir à rasoir, Bande de cuir préparéepour donner le fil aux rasoirs.

Cuir de laine, Étoffe de laine, croisée ettrès-forte.

Cuir, se dit quelquefois de La peau del’homme. Des sérosités qui s'amassent entre■cuir et chair. Le cuir chevelu.

Prov., Pester entre cuir et chair, Être mé-content sans oser le dire. On dit de même :Jurer entre cuir et chair. Enrager entre cuiret chair.

CUIR. s. m. Il se dit, populairement,d’Un vice de langage qui consiste à mettre,à la fin des mots, des/pour des s, ou bienà faire usage de ces mêmes lettres sans né-cessité, pour lier les mots entre eux. Faireun cuir, des cuirs.

CUIRASSE. s. f. Principale partie de l’ar-mure, qui est ordinairement de fer, et quicouvre le rorps par devant et par derrière |depuis les épaules jusqu'à la ceinture. Bonnecuirasse. Cuirasse légère, pesante. Cuirasseà l’épreuve, à l’épreuve du pistolet, du mous-quet. Il eut sa cuirasse percée , faussée d’uncoup de pistolet. Le coup ne fit -que blanchirsur sa cuirasse , fit une tétine, à sa cuirasse.Endosser la cuirasse. Prendre la cuirasse.Être armé d’une cuirasse. Il » toujours lacuirasse sur le dos. Le devant, le derrière dela cuirasse.

Le défaut de la cuirasse, L’intervalle quiest entre la cuirasse et les autres pièces del’armure qui s’y joignent. Il fut blessé andéfaut de la cuirasse. Il trouva le défaut dela cuirasse.

Fig. et fam., Le défaut de la cuirasse,

-L’endroit faible d’une personne, d’un écrit.Il a trouvé le défaut de la cuirasse.

Fig., Endosser la cuirasse, Prendre leparti des armes. Un tel a quitté ta robe pourendosser ta cuirasse.

CUIRASSER, v. a. Revêtir quelqu’und’une cuirasse. Il faut cuirasser vos cavaliers.On l’emploie aussi avec le pronom person-nel. Se cuirasser.

Cuirassé, ée. participe. Il marchait tou-jours cuirassé.

Il se dit figurément et familièrement, ausens moral, d’Une personne bien préparéea toute espèce d’attaque, de surprise. Ilcroyait le surprendre, mais il l'a trouvé biencuirassé.

Il signifie également, Qui est endurciaux affronts, ou qui n’est plus capable desentir les remords. C’est un homme cuirassé,dont la conscience est cuirassée.

CUIRASSIER, s. in. Cavalier armé d’unecuirasse. On donne plus particulièrementce nom Aux soldats d’un corps de grossecavalerie dont la cuirasse et le casque sontde fer. Il avait tant de cuirassiers. Un régi-ment de cuirassiers. Capitaine de cuirassiers.Un casque de cuirassier.

CUIRE, v. a. Préparer les aliments par lemoyen du feu, de la chaleur, pour les ren-dre propres à être mangés. Cuire un gigot.Cuire des côtelettes. On cuisait du pain danstoutes les villes pour les troupes. Ce boulangercuit beaucoup de pains tous les jours.

Il se dit quelquefois absolument, pourCuire du pain. Ce boulanger cuit deux foispar jour. Tous les habitants de ce villageétaient obligés d’aller cuire au fcitr banal.

Prov. et par menace, Fous viendrez cuireà mon four, Vous aurez quelque jour be-soin de moi, et je trouverai l’occasion deme venger.

Cuire, signifie, dans une acception plusétendue, Préparer certaines choses par lemoyen du feu ou de la chaleur, pour lesrendre propres à l’usage qu’on en veut faire.Cuire de la brique, du plâtre, de la chaux.Un fourneau à cuire de la brique, etc. Cuiredu fil, de la soie.

CuiRE.se dit aussi De l’action du feu,de la chaleur, sur les choses que l’on cuit.Un trop grand feu brûle les viandes, au lieude les cuire. La chaleur naturelle de ces eauxest telle, quelles cuisent un œuf en moins decinq minutes.

Il se dit également en parlant Des fruitsque le soleil mûrit. C’est le soleil qui cuittous les fruits. Le soleil n’est pas assezchaud dans ce pays-là pour bien cuire tesmelons.

Il se dit encore De la coclion des ali-ments dans l’estomac, de l’élaboration deshumeurs, etc. Il y a des aliments que l’esto-mac a peine à cuire. Quand la chaleur natu-relle aura cuit ces hiimeurs-tii. La guimauveest bonne pour cuire le rhume. Ces dernièresphrases ne sont plus usitées dans le langagemédical.

Il est aussi neutre. Le souper est au feu,il cuit. Il faut que cette viande cuise </ansson jus. Mettre cuire, faire cuire un chapon.La tuile, ta brique ne saurait cuire dans cefourneau. Mettre des raisins cuire au four,au soleil.

Ces légumes, ces fèves, ces pois, etc., cui-

sent bien, ne cuisent pas bien, Ils sont faci-les ou difficiles à cuire.

Fig. et fam., Un boute-tout-cuire, Celuiqui mange tout, qui dissipe tout. C’est unboute-tout-cuire.

Cuire, neutre, signifie aussi, Causerune douleur âpre et aiguë, telle qu’est celleque fait éprouver une brûlure ou une écor-chure. Je me suis brûlé, je me suis écorchéla main, cela me cuit. La main me cuit. Lesyeux me cuisent, ils me cuisent comme du.feu. La tête me cuit.

Prov., Trop gratter cuit, trop parler nuit.

Fig. et fam., Il vous en. cuira quelque jour;il m'en cuit; il pourrait bien vous en cuire;etc., Vous vous en repentirez; je m’en re-pens; vous pourrez bien vous en repentir;etc.

Cuit, ite. participe. Du vin cuit. Despommes cuites. De la crème cuite. Des prunesà demi cuites. Statue, vase de terre cuite. Hu-meurs cuites.

Fig. et fam., Avoir son pain cuit, Avoirsa subsistance assurée , avoir de quoi vivreen repos.

Prov. et fig., Liberté et pain cuit, Lesdeux plus grands biens sont d’être libreet d’avoir ce qui est nécessaire à la vie.

CUISANT, ANTE. adj. Âpre, piquant,aigu. Un froid cuisant, une douteur cuisante.

Il se dit figurément Des peines d’esprit.Des soucis cuisants. Des remords cuisants.

CUISINE, s. f. L’endroit de la maison oùl’on apprête et où l’on fait cuire les mets,les aliments. Grande cuisine. Cuisine claire,obscure. Il faut placer, mettre la cuisine entel endroit. Batterie de cuisine. Servante decuisine. Chef de cuisine. Garçon de cuisine.Aide de cuisine. On dit dans un sens ana-logue, La cuisine d’un vaisseau.

Fig. et fam., La cuisine est bien froide,n'est guère échauffée dans cette maison, Ony fait mauvaise chère.

Prov. et pop., Du latin de cuisine, 0 efort mauvais latin.

Cuisine, se dit, par extension, Des do-mestiques, des officiers attachés à la cuis< ne -Il a mené sa cuisine avec lui. Il a laissé encuisine à Paris.

Cuisine, se dit figurément de L’ordina ,r ®d’une maison, de la chère qu’on y h 111bituellement. C’est un homme qui cherc ^les bonnes cuisines. Il ne hante que les 1,101sons où il y a bonne cuisine. Maigre cuis‘ 'Pauvre cuisine. Je ne pus longtemps ni accmoder d'une telle cuisine.

Faire la cuisine. Apprêter à manger.

Faire aller, faire rouler la cuisine, Asoin de ce qui regarde la dépense ordin

de la table, donner ordre que la tab* e a :

' ' ■ - ce <l ul

bien. Fonder ta cuisine, Pourvoir a

regarde la subsistance, la nourritu re- ^ ell .les nouveaux établissements, il faut co,ncer par fonder la cuisine. Mmger

Pop. et fig., Se ruer en cuisine, ou pbeaucoup et avidement, ou Faire beade dépense en bonne chère. . $ireProv. et fig., Être chargé de cuisine,fort gras et avoir un gros ventre. £ tc rCuisinr, signifie aussi, L art u a[>^les mets, les aliments, l’art de fan® j asine. Il apprend la cuisine. Il sut ^cuisine. Cuisine bourgeoise. La no i u i se .sine. La cuisine française. La cuisine o