cui
Cuisine, se disait autrefois d’Une petiteboîte longue, à différents compartiments, oùl’on mettait divers ingrédients qui servaientpour les ragoûts. A l’époque où les épiceriesétaient chères, beaucoup de gens portaientleur cuisine en poche.
CUISINER, v. n. Apprêter les mets, lesaliments, faire la cuisine. Elle aime à cui-siner. Ce garçon cuisine un peu, cuisine as-sez bien, il est familier.
CUISINIER, 1ÈRE. s. Celui, celle quifait la cuisine, qui apprête à manger. Cettefemme est très-bonne cuisinière. Vous êtesun bon cuisinier, un marn ais cuisinier.
H se dit plus ordinairement de Celui, decelle que l’on prend à gages dans une mai-son, pour y faire la cuisine. Il a un habilecuisinier. C’est un homme qui doit toute saréputation à son cuisinier. Il n'a qu’une cui-minière.
Cuisinière, se dit aussi d’Un ustensile* 1 ® fer-blanc qui sert à faire rôtir la viande.Acheter une cuisinière.
CUISSARD, s. m. La partie de l’armureV» couvrait les cuisses. Les cuissards n’ontcommencé d’être en usage que vers 1300 .
CUISSE, s. f. Partie du corps de l’homme90 d’un animal depuis la hanche jusqu’auJarret. La cuisse d’un homme. La cuisse d’unchecal, d’un bœuf, d’un cerf. Cet homme a lacuisse cassée. L’os de la cuisse. Une cuisse dechapon, de perdrix.
Cuisse de noix, Quartier de noix.Cuisse-madame, Sorte de poire allongée,dont la peau est jaune et rouge.
CUISSON, s. f. Action de cuire ou de•aire cuire; ou Le résultat de cette action.‘ u eu tant pour la cuisson des viandes,a,lt pour la cuisson de chaque pain. Tl man-que à ce p rlln lln p eu f / e cuisson. Hâter lacuisson. Degré de cuisson.
., l'ain de cuisson, Le pain de ménage que°n lait chez soi.
j, Luisson, signifie aussi , La douleur quer?bt SCnl c *' un n 'al H 11 ' cuit./e sens une hor-dans ma pluie.
Vre V ,SS 0 T. s. m. Cuisse de cerf, de che-
Parl ’ san Sl‘ er > ctc - fl ne se dit qu’enant De venaison.
aut ■ f ."*'***'• s - m. Nom que l’on donnaitUn C • 3 P ar injure aux valets de collège,^cuistre de collège. Ce n’est qu’un cuistre.se dit encore aujourd'hui d’Un hommetre 'jîljy f S 10ss ' er - C‘ est un cuistre, un cuis-
coii-c'T 1 ’’ s ’ f- Action de cuire, de faire’oiles 1 * a Plaine, de la faïence, destr es c'i ' ° S briques, de la chaux, et d’au-hi ln ? es semblables. La première cuite,
il s e ,,f p cuite ’ c,c ’
que |> dit aussi de La réunion des objetsibur né : cosemble, qui composent la
qnée. coûte la cuite est perdue, a été ma
de L’act''^ également, dans les Raffineries,Quantité ''h 1 t *° cu ' ,c le sucre, et de Lalois, nt„i, e , sucle que l’on cuit en une
ccÎvue * c " ,v r-
Cst Pur ri S IV‘ ^dtal rougeâtre quand ilbloque (l c n ■ 'TPelle aussi Cuivre rouge,délié,.' che, CU , V "i ' fontaine, cuvette, chan-Cravec s ,' e S ' e cuivre. Monnaie de cuivre.l 're. une planche de cuivre, sur cui-
CUL
Cuivre jaune, ou Laiton, Alliage de cuivreet de zinc.
Cuivre blanc, Alliage de cuivre, d’arsenicet de zinc.
Cuivre noir, Celui qui n’a pas encore étéparfaitement purifié.
Cuivre de rosette, Celui qui a été entière-ment purifié des autres métaux avec les-quels il était joint.
Cuivre vierge, Celui qui sort de la mine,qui n’a point été fondu.
CUIVRÉ, ÉE. adj. Qui a la couleur ducuivre. Teint cuivré. Couleur cuivrée.
CUL
CUL. s. m. (On 11e prononce point l’L,et quelques-uns la suppriment dans l’écri-ture.) Le derrière, celte partie de l’hommequi comprend les fesses et le fondement. Iltomba sur son cul, sur le cul. Il était assissur son cul comme un singe. La tête en bas,le cul en haut. Renverser un homme cul par-dessus tête. Être à cul nu. S'asseoir à cul nu.Il lui a donné des coups de pied au cul, dansle cul, du pied au cul. U est très-familieret souvent bas.
Avoir le cul sur la selle, Être à cheval. Cegénéral est infatigable, il a toujours le culsur la selle. Les ennemis s’étant avancés, ontint conseil le cul sur la selle.
Fam., La tête a emporté le cul, se diten parlant D’une personne qui est tombéela tête en bas, le cul en haut.
Prov. et fig., Donner du pied au cul à unvalet, Le chasser de son service.
Prov. et fig., Y aller de cul et de têtecomme une corneille qui abat des noix, ousimplement, Y aller de cul et de tête, S’em-ployer avec ardeur et sans précautionpour faire réussir quelque chose.
Prov., fig. et pop., Prendre son cul pourses chausses. Se méprendre grossièrement.
Fig. et pop., Tenir quelqu'un au cul etaux chausses. Le serrer de si près, qu’il nepeut échapper, qu’il ne peut s'empêcher defaire ce qu’on vent. Il signifie aussi, S’oc-cuper de quelqu’un pour examiner et cen-surer sa conduite, son caractère. On le te-nait au cul et aux chausses dans cette so-ciété, quand il arriva.
Prov. et pop., Montrer le cul, se dit, parexagération, D’un homme dont les habits11e valent rien et sont tout déchirés. Cethomme montre le cul, on lui voit le cul. Onle dit aussi, figurément et bassement, D’unhomme qui témoigne de la faiblesse lors-qu’on attendait beaucoup de son courage,de sa fermeté. Nous pensions qu'iLferait pa-raître du courage, il a montré te cul.
Prov. et fig. , Se trouver, être, demeurerentre deux selles le cul n terre, se dit Lors-que, de deux choses auxquelles on préten-dait , on n’en obtient aucune, ou Lorsque,ayant deux moyens de réussir dans une af-faire, on ne réussit par aucun des deux.
Fig. et fam., Arrêter quelqu'un sur cul,L’arrêter tout court. Leur cavalerie venaitau galop, mais l’infanterie placée dans unfossé l’arrêta sur cul. Cet argument l’arrêtasur cul.
Fig. et bass., Mettre une personne à cul,La mettre dans l’impossibilité de reculerdavantage, d’éluder plus longtemps.
CUL 463
Fig. et bass., Etre à cul, Ne savoir plusque devenir, n’avoir plus de ressources.
F’ig. et fam., Cul de plomb, se dit d’Unhomme laborieux et sédentaire. C’est un culde plomb et une tête de fer.
F’ig. et fam., Cul-de-jatte, se dit d’Unepersonne estropiée qui- ne peut faire usageni de ses jambes ni de ses cuisses pourmarcher. Il est cul-de-jatte. C’est un cul-de-jatte.
Jouer à cul levé, Jouer les uns après lesautres, en prenant la place de celui quiperd.
Cul, se dit aussi en parlant De quelquesanimaux. Le cul d’un singe. Ces ortolans,ces cailles ont le cul bien gras.
Fig. et fam. , Faire le cul de poule, Faireune espèce de moue, en avançant et pres-sant les lèvres.
En Hist. nat., Paille-en-cul, Oiseau demer dont la queue a deux longues plumesétroites. On le nomme aussi Paille-en-queueet Oiseau des tropiques.
Cul-blanc. Nom vulgaire de la bécassine.
Cul, signifie aussi, L’anus, par où sor-tent les excréments. Le cul d’un homme,d'un cheval, d’une vache, d’une poule, etc.
Prov. et bass., On lui boucherait le culd’un grain de millet, se dit D’une personnequi a grand’peur.
Prov. et bass., Baiser le cul à quelqu'un,Lui témoigner une soumission servile etlâche.
Prov., fig. et bass., Péter plus haut que lecul, Entreprendre des choses au-dessusuesesforces ; Prendre des airs au-dessus de sonétat. Il ne faut pas péter plus haut que lecul.
Cul , désigne, par analogie, La partie in-férieure , le fond de certaines choses. Lecul d’un verre, d’une bouteille, d'une lampe,d'un baril, d'un tonneau, d’un pot, cl'untambour, d’un chaudron, d'une poêle, d'unpanier, d’une hotte, d'un chapeau, etc.
Mettre un tonneau sur cul, Le lever surson fond; ou, figurément et familièrement,Le vider.
En termes de Marine, Ce bâtiment est surcul, Son arrière est trop enfoncé dans l’eau.
En termes d’Art vétérinaire, L’iril de cecheval est cul de verre, Le cristallin de sonœil a une opacitéqui annonce une cataracte.
Cul-de-sac, Petite rue qui n’a point d’is-sue. On dit aussi, Impasse.
F’ig. et fam., Cul-de-sac, se dit d’Une placequi ne conduit point à une meilleure, quine présente aucun moyen d’avancement. 7 /a eu grand tort d'accepter cette place, c’estun cul-de-sac.
Cul dartichaut, La partie charnue d’unartichaut, qui en fait le fond.
En Arehit., Cul-dc-lampe, Certain orne-ment de lambris ou de voûte, qui est faitcomme le dessous d’une lampe d’église. Ilse dit aussi de Certains cabinets saillants endehors d’une maison , et dont la partie in-férieure a cette forme. Cul-de-four, Voûtesphérique.
En Impr., Cul-dc-lampe, Ornement, au-jourd’hui peu employé, qui se termine or-dinairement en pointe, et qui servait prin-cipalement à remplir le blanc de la page oùfinissait un livre, un chapitre, etc. Éditionornée de vignettes, fleurons et culs-de-lampe.