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Tome premier.
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472 DAU

singulier. Le datif pluriel. Homo fait au da-tif homini. Ce mot est au datif.

DATIF, IVE. adj. T. de Jurispr. Il estprincipalement usité dans cette locution,Tutelle dative, La tutelle donnée par jus-tice, à la différence de Celle qui est déféréepar la loi ou par testament. On emploie,dans un sens analogue, la locution Tuteurdatif.

DATION. s. f. T. de Jurispr. Il ne s’em-ploie que dans cette phrase, Dation en paye-ment, Action de donner une chose en paye-ment d’une autre qui était due.

DATISME. s. m. Répétition ennuyeusede synonymes pour exprimer la mêmechose. Je me réjouis beaucoup, je suis bienaise, je suis content, je suis satisfait de votrearrivée, etc. : ces manières de parler, lors-qu’on en réunit plusieurs, forment des da-tâmes.

DATTE, s. f. Fruit du dattier. Dattefraîche. Datte sèche. Sirop de dattes.

DATTIER, s. m. Espèce de palmier quiporte des fruits un peu plus gros que l’o-live, pulpeux et sucrés, que l’on emploieen médecine comme adoucissants. On ditaussi, adjectivement, Palmier dattier.

DATUIIA. s. m. T. de Botan. Genre deplantes de la famille des Solanées, tontesplus ou moins narcotiques et vénéneuses.On donne spécialement ce nom à L’espècequi est cultivée dans quelques jardins àcause de ses grandes fleurs blanches et odo-rantes.

DAU

DAITBE. s. f. T. de Cuisine. Sorte d’assai-sonnement qu’on fait à de certaines viandes.Dindon, gigot à la daube, en daube. Taireune daube.

Il se prend aussi pour La viande qui estassaisonnée de cette sorte. Servir une daube.Manger une daube. Daube froide.

DAUBER, v. a. Battre à coups de poing.On l'a daube. Dans ce sens, il est popu-laire.

Il signifie, figurément et familièrement,Railler, injurier quelqu’un, parler mal delui. On le dauba bien dans cette compagnie.C'est un homme qui daube tout le monde.

11 s’emploie quelquefois, au propre, avecle pronom personnel, dans le sens récipro-que. Ces écoliers se sont bien daubés.

Dmiré, ée. participe.

DAUBEUH. s. m. Celui qui raille, quimédit. Il est familier et peu usité.

dauphin. s. m. T. d’Hist. nat. Genre demammifères de la famille des Cétacés, quiont la forme extérieure d’un poisson. Lemarsouin est une espèce de dauphin. Dansles attributs, les armoiries, etc., on représenteordinairement les dauphins sous la figure depoissons à tête grosse et ronde.

Dauphin, eu termes d’Astronomie, sedit d’Unc constellation de l’hémisphère sep-tentrional.

Dauphin , est aussi Le titre que portaientles princes du Viennois ou Dauphiné, et quiavait passé aux fils aînés des rois de France,depuis la réunion de cette province auroyaume. Monseigneur le Dauphin. Les Dau-phins de France. On appelait Dauphine, Lalemme du Dauphin. Madame lu Dauphine.

DE

DE

DAURADE, s. f. Voyez Dorade.

D’AUTANT, loc. adv. Voyez Autant.

DAV

DAVANTAGE, adv. Plus. Il s’emploietoujours absolument. Je n’en dirai pas da-vantage. N’en demandez pas davantage. Lascience est estimable, mais la vertu l’est biendavantage. Le cadet est riche, mais l'aînél’est davantage. Cela me plaît davantage. Jen’en sais pas davantage. J ai cru pouvoir fairepour vous davantage. Je vous aimerais biendavantage, si vous étiez raisonnable.

Il se dit aussi pour Plus longtemps. Vousêtes presse, ne restez pas davantage.

DAVIER, s. m. Instrument de fer oud’acier, en forme de tenaille courbée, dontles dentistes se servent pour arracher lesdents.

DE

DE. préposition. Ce mot, dans le senspropre, sert à marquer Un rapport de dé-part, de séparation, d’extraction, de déri-vation, d’origine, etc. (Lorsqu’il précèdel’article masculin suivi d’une consonne oud’une h aspirée, on le contracte en du,pour de le; et lorsqu’il précède l’articlepluriel des deux genres, on le contracte endes, pour de les. Devant un mol commen-çant par une voyelle ou une h non aspirée,l’e se retranche, et on le remplace par l’a-postrophe. ) Se mouvoir de haut en bas, debas en haut. Descendre de cheval. S’éloignerde quelqu’un. Otez-vous de là. S’écarter dela droite ligne. S'écarter de la règle. Partirif un lieu. A dater, à compter, A partir de cejour. Aller d’une ville à une autre, de villeen ville. L’espace qui s’étend du fleuve à lamontagne. Passer de la tristesse à la joie.Une chose transmise de père en fils, de géné-ration en génération. Il arrive de Londres.D’où vient-il? Il vient de Marseille, de l’église,du jardin. Il vient de loin, d’ici près. Cetterivière vient des Alpes. Le vent vient dunord. Ces marchandises ont été apportéesde l’Inde. Arracher un clou de la muraille.Les mots qu’on a retranchés de ce passage.Délivrer quelqu'un de prison. Exclure, chasserquelqu’un d’une compagnie. On le retira d’unefondrière. Retirer quelqu’un du vice. L’huilequ’on extrait des olives. Le marbre qu’on tired'une carrière. Les conséquences que l’on tired’un principe. Que conclure, qu'inférer decette réponse? Je l’ai reçu de ses mains. Re-cevoir de toutes mains. Les nouvelles que jereçois de Paris. Il doit m'écrire de Cambray.Cette lettre est datée de Londres. Ce quej’attends de vous, de votre complaisance.Sortir de sa maison, de chez soi, de la ville,d'un pays. Après sa sortie de prison. L’eauqui jaillit d un rocher. Les branches quinaissent du tronc. Le Saint-Esprit procèdedu Père et du Fils. Il descend de ces rois. JVéde parents obscurs. _ Natif de telle ville. Ori-ginaire de tel pays. A cette acception se rap-portent les locutions adverbiales : D’outreen outre. De part en part. De mieux enmieux. De plus en plus. De point en point.Etc.

Regarder, considérer, etc., du haut d’unemontagne, de près, de loin, d'en bas, etc.,

Diriger ses regards vers un objet du hautd’une montagne, d’un lieu qui est proche,qui est loin, etc. On dit dans un sens ana-logue : Parler de loin, de près. Ecouter deloin, de près. Etc.

Il vient de sortir, de partir, d’arriver, etc.,Il n’y a qu’un moment qu’il est sorti, parti,arrivé, etc. On dit dans le même sens, Il nefait que de sortir, de partir, etc.

De par te roi. Formule qui signifie, Aunom du roi, et qui se met au commence-ment de divers actes ' "es portant som-mation, injonction, etc. On met aussi, entête des jugements qui autorisent la saisieou la vente des biens meubles et immeu-bles , De par le. roi, la loi et justice.

Devant le mot Côté désignant un lieu,un endroit, ou une face de quelque objet,De reçoit plus fréquemment une valeuranalogue à celle de Vers, dans, à, sur.Mettez-vous de ce côté-ci, vous verrez mieux.Il s’en est allé du côté d’Orléans. Foulez-vous

que nous passions de l'autre côté? Regardezbien de ce côté. Cette robe est plus longue dece côté que de l’autre. On doit rapporter àcet alinéa les locutions suivantes : De côteet d’autre. D’un côte... de l’autre ou d’unautre. D’une part... d’autre part. D’une etd’autre part. De mon côté (Pour ce qui nieregarde). Etc.

Se ranger, se mettre du parti de quelqu'un,Embrasser son parti.

De, sert particulièrement à marquer Larelation d’une distance ou d’une durée quel-conque avec le lieu, avec l’époque où ellecommence. Paris est à trente lieues d’Or-léans. Il était loin de moi, près de moi, au-près de moi, à deux pas de moi, à quelquedistance de moi. Il se vit à deux doigts de superte. Distant de. Voisin de. Proche de. Ap-procher, s'approcher de quelqu’un ( Venir al’endroit qui est proche de quelqu’un ). V ela tête aux pieds. Nous verrons bien des cho-ses d’ici à ce temps-là, d’ici là. D’aujourd’huien huit. Du jeudi au dimanche. Du matin UUsoir. De temps en temps. D’heure en heure-De moment en moment.

Ils étaient de vingt à vingt-cinq, Le I,rnombre était entre vingt et vingt-cinq- -I eserai chez vous de cinq heures à six, Je frai chez vous entre cinq et six heures. f- tc ‘De, s’emploie également dans certaine-*locutions pour marquer L’espèce de rction qui est entre les personnes ou les enses. Il y a une grande différence de ll’autre, de cet homme à celui-là, etc. HJJ ^rer du tout au tout. Traiter de puissancepuissance, d'égal à égal. De pair à coinggnon. De Turc à More, etc. De vous a mcela ne peut souffrir aucune difficulté. (Faut., Ceci est de vous à moi, ceci de và moi, Ceci doit rester secret entre vousmoi. , , [ e

De, a quelquefois pour c°mplÉ meI j )0semot qui désigne La personne ou c c ,..d’où part l’action qu’éprouve une au 1 e^ (|tsonne, une autre chose; et alors d ef l'V se $à la préposition par. Se faire suli je ^ telgens. Ce mot est quelquefois precci e -antre. Il voulait nôtre vu de jiersonne. ^suis pas connu de vous. Se faire a,m ’< un ,faire bien venir, se faire huit' de que /

Il est respecté de tous. ,, nt [e

Il a souvent aussi pour complu 1