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Tome premier.
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DE

nom qui indique La matière, l’instrument,le moyen, l’objet indirect de l’action, lacause, etc. Il a fait de ce bloc une statue ad-mirable. Il veut faire de son Jîls un avocat,l'aire de nécessité vertu. Déjeuner d'un pâté.-Avoir de t/uoi boire, de quoi manger. Frap-per du pied la terre, le plancher. Se servird un couteau. Se munir de pistolets. S’armerde résolution. User d’adresse. Payer de sesdeniers. Payer de sa personne. Envelopperde paille. Frotter d’huile. Charger de mar-chandises une voiture , un bateau. Dépouillerquelqu'un de ses habits. Combler de pierresu >i fossé, un puits. Elever de plusieurs piedsune digue, une muraille. Accabler de coups,de reproches. Pourvoir des choses nécessaires.Priver (quelqu’un de ses biens, de la vue.Accuser d’un crime. Enflammer de cour-toux. Ravir de joie. Toucher de compassion.Souffrir de la goutte. Souffrir des yeux, de lapoitrine. Mourir de faim. Trembler d'effroi.

Traiter quelqu’un de lâche, le qualifier dePaître; se qualifier de prince, etc., Appelerquelqu’un traître, lâche; prendre le titrene prince, etc. On dit de même, Taxer defolie, de sottise , etc.

Il suffit de cela, il y a assez de cela pour...*- , ela suffit pour... Il suffit de cela, il y aussez de cela pour mettre tout en combustion.

11 ‘lit d’une manière analogue , J’ai assez,1 (n beaucoup, j’ai trop de cela, Cela me‘“‘fit, cela est beaucoup', est trop pourmoi.

Dr., concourt pareillement avec l’cxpres-sion qu’on lui donne pour régime, à indi-'l l, er La manière dont une action se fait,^exécute, et quelquefois pour exprimer un^tat. Faire entrer quelqu’un de force. Frapperq esl °c et de taille. Jouer de bonheur, de mal-cor. Roire d’un seul traie. Franchir d'un? ul ’ d'un bond. Être de travers. Regarderc côte. Parler d'abondance. Répondre de,le voix. D’une voix unanime. Peut-on set !"porter de la sorte? Je m’y prendrai ded C ,n f ,n ‘crc. De façon ou d’autre. Tousce,^ et "‘ ent d’intelligence. Ils ont agi de con-, ’ -dgir de soi-méme, de son chef, de son

Ce/ >>e ntou, ’ e »itnt. -limer de tout son coeur,a va de soi. Posséder de fait. Succéder def e plein droit.

'cri ^ em l ) l°‘ e aussi après beaucoup ded u *?’ 011 ‘I e locutions qui en tiennent lieu,ccr' S R SCns ^ es mo ‘s Sur, louchant, con-«*'»> relativement à. Je l'informerai deQu' e (,r, ‘ { ’éc. Ce mot se dit de telle chose.q H q i l > ' n f c ‘ z ' v ous de cela ? Médire de quel-triii ‘‘‘'gérer, se mêler des affaires d’au-trafle f ier d’une affaire. Trafiquer, fairequel ’, e 'torique chose. Décider du sort detr aitc 1 1 " 1 ' ^ ra ' tcr d e l" paix. Ce chapitreo’est (e . tede matière. Il ne s’agit point, ilqoel ( ,,f 0t,lt question de cela. Répondre de^er c! e "" Désespérer de sa guérison. Se mé-euccès l' lc r I u on. Féliciter quelqu'un d'unde queg 'epentir d’une faute. Se plaindrePercevoir *"‘ rc justice d'an traître. S'a-•bustfier ! S 'P'el'toe chose. Différer d’avis,gestion ']) S< ‘ r l""lité. Rendre compte de sal'aire fi ,/ cn,a,, der réparation d’une injure.

1 Ue j’ai alZ'hf C/,0Sf ' Ma fa* fai de ce''este. p ou ,. 1 ' J en sera de cela comme du"pus. fi .., ce loi est de lui. C'est fait de‘•“'es d’o nv° ‘ e " 1(1 vie. Souvent, dans les

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ce qui précède la préposition est sous-en-tendu; ainsi on dit simplement, De l’usure,De la chasse, Du théâtre, etc., pour dire,Ouvrage, chapitre, article qui traite, où ilest parlé de l’usure, de la chasse, du théâtre,etc. — On doit rapporter à cet alinéa lesimprécations telles que Foin de moi! Lapeste soit du maraud! Etc.

Fam., On dirait d’un fou, etc. VoyezDibe.

De , régit également le mot ou les motsqui servent à déterminer, à préciser la si-gnification d’un adjectif. Plein d’eau. Videde sens. Bien fait de sa personne. Doux ethumble de cœur. Perclus de tous ses mem-bres. Large de six pieds. Plus grand de troispouces. Agé de trente ans. Digne d’envie,d’estime, de louange. Sûr de son fait. Res-ponsable de quelque chose. Avide de gain.Jaloux des succès d’autrui.

Il sert quelquefois à déterminer d’unemanière analogue les substantifs qui dési-gnent une personne considérée par rap-port à une certaine qualité. Possesseur defait. Héritier de droit. Il n’était roi que denom. Allemand d’origine. Français de cœur.Il est chirurgien de profession, de sa profes-sion. C’est un menteur de profession. On dità peu près de même, Possession, gouverne-ment, puissance de fut.

Souvent la préposition De a pour com-plément un verbe à l’infinitif, lorsqu’ellesert, comme dans les divers exemples quiprécèdent, à déterminer les mots qui ex-priment une action, une qualité. On l’ac-cusa d’avoir conspiré. Je vous charge de luiécrire. Faites-leur signe d’approcher. Tâ-chons de l’obtenir. S’efforcer de marcher. Ils’excusa d’y aller. Se repentir d'avoir tropparlé. Désespérer de réussir. S’ennuyer de lire.Il est incapable de mal faire. Je suis impatientde l’entendre.

De , se place de même entre certains ver-bes actifs et l’infinitif qui indique l’objetdirect de l’action. On lui conseilla de partir.Négliger d’écrire. Se proposer de faire unechose. Dites-lui de venir. Je me rappelle biende l’avoir vu. Avant que l’orateur eût com-mencé de parler. Il ne laissa pas de le faire.Il mérite d’être admis. Puis-je espérer de levoir? Je “désire de l'entendre. On dit égale-ment bien, J’espère de te voir, et J'espère levoir. On dit aussi, Je désire l’entendre.Voyez Espérer et Désirer.

Plusieurs verbes, tels que Commencer, con-tinuer, etc., se construisent, devant l’infini-tif, tantôt avec la préposition De, tantôtavec la préposition À. Voyez, pour la dif-férence de sens qui en résulte, l’article decelte dernière préposition.

Quelquefois, lorsque le verbe qui pré-cède la préposition De peut être aisémentsuppléé, 011 le retranche, afin dc^ donnerplus de rapidité et de vivacité à 1 expres-sion. Aussitôt les ennemis de s'enfuir et dejeter leurs armes (se hâtèrent de s enfuir etde jeter leurs armes ). Il s éloigna tout hon-teux, et nous de rire (et nous commençâ-mes de rire). Ce genre d’ellipse est un gal-licisme qui s’emploie surtout dans le lan-gage familier.

L’emploi do la préposition De avec l’in-finitif a lieu également dans beaucoup d’au-tres cas difficiles à préciser, et où bien

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souvent elle semble n’être qu’une particuledestinée à lier le verbe avec ce qui le pré-cède. Les exemples suivants pourront ser-vir à en donner quelque idée. Il aima mieuxpérir que de se rendre. Plutôt mourir que d’é-tre esclaves. Je mourrais plutôt que d'y consen-tir. C était peu pour lui d'avoir obtenu cetavantage. C'est folie, c'est être fou que d’en-treprendre cela. Fous êtes bien bon de lecroire. Ce que c'est que d'être heureux! C’està vous que je dois de n'être pas plus mal-traité. J'irai vous voir avant de partir. Ilveut, avant que de partir, régler toutes sesaffaires. Il est juste de le récompenser. Il con-vient d’agir promptement. Il importe de lesavoir. Il suffira de vous dire que... C’est àvous qu'il appartient de l'interroger, de dé-cider cela, ou elliptiquement, C’est à vousde l’interroger, de décider cela. Il entre dansses vues de leur laisser ignorer cela. A quoisert-il de dissimuler? ou simplement, Quesert de dissimuler ? L’essentiel, le principal,le plus sûr, etc., est d’agir ainsi, de fairetelle chose.

De , après les noms, s’emploie fréquem-ment pour marquer Appartenance, dépen-dance. — 1° Avec un complément déter-miné, c’est-à-dire, qui indique d’une ma-nière précise telle personne ou telle chose:Le livre de Pierre. La maison de mon frère.La patrie, le nom, la condition, la profes-sion d'une personne. La miséricorde de Dieu.Les actions de quelqu’un. C’est là le propre,le fait d’un ignorant. Lllipliq., Cela n’est pasd’un honnête homme (n’est pas le propre oul’action d’un honnête homme). Le siècle deLouis XIV. Le roi de France. Les habitantsde Paris. Les arbres des forêts. Les soldatsd’une compagnie. Les animaux de telle classe.Un homme du peuple. Les gens de sa profes-sion. Les hommes de l’art. La qualité, la na-ture, l'essence, la matière d’une chose. Laforce du lion. La beauté d’une femme. Lescharmes de la vertu. Le sujet d’un discours.Le sens d’un mot. La largeur d’un fleuve. I.acouleur d’une étoffe. I-a dureté du fer. Lebruit du canon. La lumière du soleil. L im-portance d’une affaire. L'agrément d un sé-jour. — 2° Avec un complément indéterminé,c’est-à-dire, qui n'indique la personne oula chose que d’une manière vague et géné-rale : Ménage de garçon. Rien de. famille. Laqualité d’ambassadeur. La profession d'avo-cat. Envie de femme grosse. Caprice d’enfant.Nom d'homme. Nid d’aigle. Poisson de ri-vière. Eau de fontaine. Voix de femme. Ta-bleau de genre. Pièce de canon, d’artillerie.Excès de chaleur. Couleur d’or. —À cet em-ploi se rapportent plusieurs locutions par-ticulières, telles que : Au lieu de. En vertude. Afin de. A titre, en qualité de. À l’égardde. A propos de. A cause de. En consé-quence, par suite de. En présence de. À côtéde. Au travers de. Etc.

Nous allons présenter séparément chacundes rapports divers qui ont plus ou moinsd’analogie avec celui d’Appartenance, dedépendance.

1° Rapport d’une chose à celui qui l’afaite, produite, etc. Les tragédies de Cor-neille. Les tableaux de Raphail.

2° Rapport d’une personne ou d’unechose au lieu d’origine; d’une chose aulieu où elle a été faite, où elle s’est pas-

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