DE
Quelquefois la phrase a un tour négatifet un sens positif. Dans ce cas, le mot quisert de complément à la préposition doittoujours être précédé de l’article. Je n’aipas de l'argent pour le dépenser follement.N’avez-vous pas de la santé, de la fortune,des amis? que vous faut-il de plus ? Il ne peutparler sans faire des fautes.
De, précédant un adjectif, un participepassif, etc., peut ordinairement se résoudrepar un pronom relatif suivi du verbe Être.Il y eut mille hommes de (qui furent) tués.Il y a dans ce qu’il dit quelque chose de (quies t) vrai. Y a-t-il quelqu un d’assez (quis pit assez) ignorant pour... Je ne vois rienlà de (qui soit) bien étonnant. A-t-on jamais°ai rien de ( qui soit ) pareil? Sa conduite n’ar ien de (qui soit) noble. Rien de ( qui soit)plus simple que cela. Je ne vois rien e/e ( q u iso 't) mieux. Sinon, rien de /èziV (qui soit fait,a >'i'êté, conclu).
De , s’emploie d’une façon particulièrepour distinguer les noms propres de nobles,ordinairement empruntés au lieu d’origine,a fiuelque particularité locale, à une terre,e /c. Henri île la Tour d’Auvergne. Madame* Maintenait. Monsieur de Caylus. Dans laPjupart de ces dénominations, il y a ellipseo Un titre de noblesse (Madame la marquise' e Maintenon. Monsieur le comte de Caylus .)
fl se prend quelquefois substantivement,Par allu s i on au sens qui précède. Mettre lee devant son nom. Cet emploi est familier.De, sert quelquefois à unir le nomooniinun d’une chose avec le mot ou l’ex-Pression qui la distingue de toutes les au-es choses semblables. La ville de Paris,^fleuve du Rhône. Le mois de septembre,esr C f ll,,: 'lie du Misanthrope. Le mot de gueuxJantilier. Le cri de Vive le roi!lie SC m , el encore > dans le discours fumi-gé’ ?P rèï un substantif, ou après unjectil qui peut être employé substantivc-de? 1 ’ P OU1 ’ joindre ces mots avec le nom
g a P ei ’sonne ou de la chose qu’ils quali-ti fr ,’ f e diable d’homme. Quel chien de mé-ÿ’ Un fripon d’enfant. Un drôle de corps.j| urole d’affaire.
Sac,.- SCm l lloie t * ans certaines locutionscho^. eS ’ P 0 ' 11 ' exprimer L’excellence c
0se sur toutes les autres choses de i
i eon-
d’une
Dan '■ u >*ic5 les autres cnoses tic même
Bi M re ; Ainsi on dit, dans le style de lasaitit j tuant des saints, Le lieu le plusLe c • tcm ple. Le Cantique des cantiques,P a r excellence. Vanité des va-atyle’q a .P l %6 lailde des vanilés. Dans leLtc C 6va ’ ^ * tre des êtres, L’Être suprême.
te.
adverl’ •? l | llle a,,ss > dans plusieurs locutionsCe, tain!f * S ’ ou au, rcs, qui indiquent UnelŸous n e P°4 ue ou Une certaine durée.de bonng/" >es ,lu ' r > de jour. Je sortis( en ter», >eu ! e - De grand matin. De présentl’était i/ eS Pratique). Du vivant d’un tel.tant te,„ e ’ 1 ““ tre ehose de mon temps. Ded uujourigt ‘ en f ut ainsi. Il ne viendra pasle jour. J e " /l ' V ne ma P f,s quitté de toutDe tnt, vie ;‘ e ■ . re> ' er, ai pas de huit jours,"toire d'hnm n ,e l Jr,re ‘^ e ebose. De mé-, Il Aif i
a «îarqup,. p a,1 l cnt dans certaines locutionsCela ^"fcrniiié. Je stas de votre avis,d usage (usiiiL \ n , l . on b'°ût. Les cérémoniesV- Ce mot n’est A usage qu'en
DE
telle phrase. Cela n’est plus de mode. Celan’est pas de la bienséance (n’est pas bien-séant). Cela n'est pas du jeu. Je sais ce quiest de mon devoir. Comme de raison. Commede juste. De l’aveu de tout le monde. C’est demon consentement qu’il a fait cela. Il est defait que... On dit à peu près de même: Celaest de rigueur. Être de mise. Etc.
Pour toutes les autres locutions, tellesque D avance, d abord, d’ailleurs, du moins,de suite, du reste, de plus belle, de nouveau,d ordinaire, de grâce, de retour, etc., voyezles différents articles des mots qui accom-pagnent la préposition.
La particule relative En remplace, dansplusieurs cas, la préposition De et son ré-gime. Voyez l’article de cette particule.
De, sert à former un grand nombre decomposés, et modifie plus ou moins la si-gnification du mot simple : Découler (coulerde haut en bas). Dévier (s’écarter de lavoie). Démontrer ( montrer, faire voir com-plètement). Dénouer ( défaire ce qui étaitnoué). Etc. — Mais la particule Dé qui en-tre dans la composition des mots n’est pastoujours la préposition De; elle n’est sou-vent qu’une altération des particules dis oudi, comme dans Départir, désunir, analoguesà Disperser, dissoudre. Dans certains cas,on peut lui attribuer indifféremment l’uneou l’autre origine : Déjoindre, dépouiller,déterminer (en latin, Dejungere ou disjun-gere, despoliare ou dispoliarc, determinareou disterminare ).
DE. s. m. Petit morceau d’os ou d’ivoire,de figure cubique, ou à six faces, dont cha-cune est marquée d’un différent nombre depoints, depuis un jusqu’à six, et qui sert àjouer. Des dés bien marqués. Des dés écornés.Une balle de dés. Jouer aux dés, aux troisdés. Tenir les dés. Un coup de dés. Piper lesdés. Dés chargés. Dans les cas où ce motpourrait être confondu avec son homonyme,on dit ordinairement, Dé à jouer.
Avoir le dé, Être le premier à jouer.Flatter le dé, Jeter doucement les clés enjouant, dans l’espoir de n’amener qu’un pe-tit nombre de points. Rompre le dé, Arrêterles dés quand ils sortent du cornet, ce quirend le coup nul. Faire quitter le dé, Faireabandonner les dés par le joueur qui lestient, pour qu’ils passent à un autre.
Fig. et fam., Flatter le dé, Déguiser,adoucir quelque chose de fâcheux par destermes qui eu cachent une partie, ou quifont le mal moins grand. En lui annonçantcette nouvelle, il a flatté le dé. Parlez-nousfranchement, ne flattez point le dé.
Fig. et fam., Tenir le dé dans la conver-sation, Se rendre maître de la conversation.Il veut toujours tenir le dé.
Fig. et làm., Faire quitter le dé à quel-qu'un, rompre le dé, Obliger quelqu’un àcéder, à renoncer à quelque entreprise.
Fig. et fam., Je jetterais cela à trois dés,je jouerais cela à trois dés, se dit Pour mar-quer l’indifférence où l’on est du choixqu’on peut faire entre deux ou plusieurschoses.
P.-ov. et fig., I.e dé en est jeté, se dit enparlant D’un parti pris, de la résolution oùl’on est de faire une chose, quoi qu’il puissearriver.
Fig. et fam., C’est un coup de dés ou de
DEB 4 7 5
dé, C’est une affaire où le hasard aurabeaucoup d’influence.
, f‘S- et lam., À vous le dé, C’est à vousa parler, à répondre, à agir.
DÉ, en termes d’Architecture, La partiecubique d un piédestal. I-e piédestal est com-posé d une base, d un dé et d’une corniche.
Il se dit également de Petits cubes depierre qu’on place sous des poteaux, descolonnes, des vases, etc., pour les isolerde terre. Ce parterre est entouré de dés quisupportent des vases.
DE. s. m. Petit instrument de métal oud’autre matière solide, dont celui ou cellequi coud se garnit le bout du doigt, ou lemilieu du doigt, afin de pousser l’aiguilleplus facilement et sans risquer de se blesser.Dé d’or, d’argent, d’ivoire, etc. Dé fermé.Dé ouvert. Dans les cas où ce mot pourraitêtre confondu avec son homonyme, on ditordinairement, Dé à coudre.
DEB
DÉBÀCLAGE. s. m. Action de débàclerun port, des bâtiments, etc.
DÉBÂCLE, s. f. Rupture, ordinairementsubite, de la glace qui couvrait une rivière,et qui-se partage alors en glaçons dont ladescente est plus ou moins rapide. La ri-vière grossit, il faut se préparer a la débâcle.La débâcle a fait périr bien des bateaux.
Il se dit, figurément et familièrement,de Tout changement brusque et inattenduqui amène du désordre, de la confusion.Ce fut une débâcle générale. Cet accident com-mença la débâcle de sa fortune.
DéeAcle, se dit aussi quelquefois pourDébâclage. Il y a un temps déterminé pourla débâcle du port. .
DÉBÂCLEMEXT. s. m. Le moment de ladébâcle des glaces; ou L’action de débàclerun port, des navires, des bateaux. Beaucoupde bateaux ont péri par le débâclement de larivière. Il est peu usité.
DÉBÀCLElt. v. a. Débarrasser un portdes navires, des bateaux vides, afin d enrendre l’accès libre à ceux qui arriventchargés. Débâcler un port. Débàcler des ba-teaux.
Il signifie populairement, Ouvrir ce quiétait bâclé. Débâcler une porte, une fenêtre.
Il est aussi neutre, et se dit D’une rivière,quand les glaces viennent à se rompre et àsuivre le cours de l’eau. La rivière a débâclécette nuit.
DébAclé, ée. participe.
DÉBÀCLEl’K. s. m. Officier qui présideau débâclage d’un port.
DÉBAGOL'LER. v. n. Vomir.
Il s’emploie aussi figurément comme verbeactif, et signifie, Dire avec précipitation etdiffusion tout ce qui vient a la bouche. Ildcbagoula un torrent d’injures. Dans les deuxsens, il est bas.
Débxgoulé, éb. participe.
DÉUACOL’LEl'R. s. m. Celui qui dit sansretenue toutes les injures qui lui viennentà la bouche. Il est bas. ,,, „
DEBALLAGE, s. m. Action qc déballer.
! On vient dé faire le déballage de ces marchan-
I ^DEBALLER, v. a. Défaire une balle, unbal'ot ôter l’emballage. Déballer des mar-’ 60 .