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Tome premier.
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bée, etc. Dcnys d'IIalicarnasse. Le vent dunord, du sud. Vent de nord, de sud. Du vinde Champagne. Unfoulard des Indes. Le con-cile de Trente. La bataille d’Austerlitz.

3° Rapport au temps, à l’époque. Lesinstituions du moyen âge. Du vin de telleannée. Les mœurs du temps. Les hommes d'àprésent, d’aujourd'hui.

4° Rapport à la cause ( presque toujoursavec complément indéterminé). Pluie do-rage, Acte de dévouement. Trait de courage.Mouvement d'impatience. Cri de douleur. Ac-cès de fièvre. Larmes de plaisir. Tour r/e fa-veur. Dans les phrases analogues où lecomplément est déterminé, on n’aperçoitordinairement qu’un rapport de simple dé-pendance. Les actes d'un dévouement aveu-gle. Le cri de sa douleur.

5° Rapport à l’instrument (surtout aveccomplément indéterminé). Coup de bâton,de fusil, d’archet. Trait de plume. Signe detête. Serrement de main.

6° Rapport d’une personne à une autre,établi par les liens du sang, par quelquealliance, parles sentiments, le devoir, lesconventions, etc. Le père d’Alexandre. Lefils de mon ami. L'oncle, le cousin de mafemme. I.a femme, la veuve d'un tel. Le marid’une telle. Les héritiers du défunt. Les disci-ples de Socrate. Les amis, les ennemis d’unepersonne. L'aide de camp d’un général. Lecuisinier d’un grand seigneur.

/"Rapport d’une chose à ce qu’elle con-cerne, à son objet, à sa fin, à son but. Leministère de la justice. U administration despostes. Une société d’assurance. Le commercedes grains. La jouissance d’un bien. Le droitde chasse. La composition d’un ouvrage. Lanouvelle d'un événement. La défense d’unaccusé, d’une doctrine. Vœ.u de chasteté.Traité de paix. Actedevente. Certificat d’ori-gine. Le souvenir d'un événement. Inspirer àquelqu’un l’horreur du vice, la haine des mé-chants, le mépris des richesses, l’amour duvrai, du juste, etc. L’action tle manger, deboire, de marcher, etc. La faculté de se mou-voir. Le besoin de dormir. Le droit de parler.L’intention de partir. On doit rapporter àcet emploi les locutions telles que Le mi-nistre de la justice, le directeur des postes,les assureurs d'un navire, le possesseur d’unechose, l’auteur d’un livre, d’un tableau, desrivaux de gloire, et leurs analogues.

8° Rapport particulier au sujet traité, àla chose expliquée, enseignée, etc. Traité del usu re. Le titre des successions. Dictionnairedes rimes. Cours d'histoire, de droit. Leçonsde dessin, de danse, etc. — On dit en dessens analogues: Professeur d'histoire. Maîtrede danse. Etc.

9 ° Rapport à la destination habituelle oumomentanée (surtout avec complément in-déterminé). Salle de spectacle. Place d'armes.Cour de justice. Port de mer. Habit de céré-monie. Vêtement d'homme, de femme. Chiende chasse, d'arrêt. Pierre de touche. Valet depied. Les hommes de garde, de service, decorvée, etc. C’est dans un sens analogue àcelui du dernier exemple qu on dit, Etrede garde, de service, etc.

10° Rapport à la profession ( presque tou-jours avec complément indéterminé). Unhomme de cabinet, de lettres, de plume. Un

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homme de guerre, d'épée. Un homme depeine. Une femme de ménage.

11° Rapport à la condition (presque tou-jours avec complément indéterminé). Unhomme de qurdité, de condition. Un fils defamille. Une dame de haut parage, du hautparage. Un homme de basse extraction. Unhomme de peu, de rien.

12° Rapport d’une personne ou d’unechose à ce qui la modifie et la distingue, àsa qualité, à sa nature, etc. Un homme dehaute taille. Une personne de mauvaise mine.Un homme de génie, de courage, de bonnevolonté. Un jeune homme d'une conduite ré-glée. Un enfant d'un bon naturel. Un vais-seau de haut bord. Une rivière de peu delargeur. Une chose de même grandeur, de lamime grandeur qu’une autre. Affaire d’im-portance. Marchandises de bonne, de mau-vaise qualité. Remède d’un effet sûr. Etoffede durée. Robe de couleur. Fruit de formeronde. Poudre de senteur. On peut rapporterà cet alinéa la phrase, Être de loisir, Avoirquelque loisir, n’avoir pour le présent au-cune occupation.

13° Rapport particulier d’une personneou d’une chose a ce qui constitue sa dimen-sion, sa valeur, sa durée, sa force, etc. Unhomme de cinq pieds trois pouces. Une piècede vingt francs. Une dot (le vingt mille écus.Une armée de cent mille hommes. Une mai-son de cinq étages. Un vers de dix syllabes.Une guerre de trente ans. Un enfant de sixmois. Un froid de dix degrés.

14° Rapport du contenant au contenu.Une bouteille de vin. Une tasse de café. Unpanier de fraises. I.es locutions ainsi for-mées ne désignent très-souvent que le con-tenu. Boire une bouteille de vin. Etc.

15" Rapport de la partie au tout, à l’en-semble. — Avec complément déterminé : Lamain d’une personne.' Le derrière de ta tête.Le bout du doigt. La lame d'une épée. Lepied d'une montagne. Les colonnes d'un tem-ple. Le commencement, la fin, le milieu, l’ex-trémité de quelque chose. — Avec complé-ment indéterminé : Une lame d'épée. Unemain de femme. Une branche d’arbre. Etc.

16° Rapport d’une chose à ce dont elle estformée, composée ( toujours avec complé-ment indéterminé). Une goutte d'eau. Uneprise de tabac. Un morceau de pain. Une bou-teille de vin. Une pièce de terre. Six pieds deterre. Une somme d’argent. Un escadron dehussards. Une paire de pistolets. Un couplede pigeons. Une classe d'animaux. Un fais-ceau de lances. Un recueil de poésies. Les ad-verbes de quantité forment avec la prépo-sition De un grand nombre de locutions,qui toutes se rapportent à ceteinploi. Beau-coup d'argent. Trop de richesses. Assez depouvoir. Peu de bien. Plus de monde. Moinsde ressources. Combien de soldats.

17° Rapport particulier d'une chose h lamatière dont elle esi faite. Une porte de bois.Un pont de pierre. Une barre de fer. Une ta-batière dé or. Une table de marbre. Un habitde drap. Un lit de plume. Un balai de plu-mes. Ln collier de pertes. Une cotte de mailles.C’est un homme de chair et d'os comme vouset moi. On dit figurémcnt : Un cœur de ro-cher. Un bras de fer.

18° Rapport d’une portion ou fraction àla totalité, souvent avec l’idée accessoire de

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retranchement ou d’extraction (et toujoursavec complément déterminé ). I,e tiers, lequart, la moitié de Ut somme. Il perdit une.partie de sa fortune, et dans la même ana-logie, la totalité de sa fortune. Une portion,une partie du territoire. Le reste du temps. Ilfait partie de cette assemblée. Donnez-lui unmorceau de ce pain. Prenez quelques gouttesde cet élixir. Cela n’a rien diminué de sagloire. Quel est le plus habile de ces deuxhommes? ou (en considérant à part l’un del’autre les termes comparés, et en redou-blant la préposition), Quel est te plus habile,de cet homme-ci ou de celui-là ? Il envoya dixhommes de sa troupe. De deux choses l’une.De deux jours l’un. De tous les pays que j’aiparcourus, aucun ne m’a paru plus beau quela France. De six cents hommes qui montèrentà l’assaut, pas un n’est revenu. Plusieurs deces personnes y étaient. Il fut un des premiersqui demandèrent cette réforme. L’un des pluscélèbres philosophes de l'antiquité. C’est, detous ces monuments, le seul qui soit resté de-bout. Dix de ces pièces de monnaie n'en va-lent qu’une de celles-là. On doit rapporterà ce paragraphe les locutions Rien élu tout,Pas la moindre chose prise sur le tout ; etPoint du tout, pas du tout, où les motsPoint et pas expriment la plus petite quan-tité possible de quelque chose.

On sous-entend quelquefois le mot quidésigne la portion ou fraction, quand ilpeut être aisément suppléé. Prenez de cela.Donnez-lui de ceci. Mangez de cette soupe.Goûter d’un mets. J’ai bu de son vin. Ellea perdu de sa fraîcheur. Il recevra de mesnouvelles. Il fut des premiers à réclamer.Voilà de mes gens, qui veulent recevoir et nepoint donner. Je ne suis pas de ces gens quidisent... Il est de telle assemblée, de tel parti-Je suis de vos amis. Etes-vous des nôtres ?N'être plus de ce monde. Non, du tout. Ondit à peu près de même, Être d'un repas,d’une noce, de noce, d’un bal, d’une fête, de

fête, d’une partie, etc., Y assister, y prendre

quelque part.

La préposition De n’est même très-sou-vent qu’un mot partitif, qu’une particuleextractive désignant Une quantité vague»un nombre indéterminé. Prendre delà noU f‘riture. Manger de la viande, de bonne viande-Boire du vin, de bon vin, du vin vieux-F oilà de bonne eau. J’ai de bon tabac. Dl’eau bonne à boire. Des soldats braves. Jf/braves soldats. Ce sont de bonnes gens. b etaient de jeunes et jolies femmes. C’étaientjeunes fous, des jeunes gens. Dire de bonn *plaisanteries. Dire des bons mots. Prendes oiseaux. Donner de l’argent. Je veuxbon, du beau, du neuf, du solide, etc. 1 Ja des hommes ainsi faits. Il est des motnenoù... Si j’ai de l’argent, ce n’est pas P°!: ,rdépenser follement. Le pluriel Des a que qfois le sens de Plusieurs. Il a été dessans te voir. On y voit des milliers dar

Dans les phrases négatives, De P aléquivaut à peu près aux mots Nul, a .mais alors son complément ne reçoit Jl’article. Je n’ai de volonté que ta tientne connais /ms d’homme plus importun’ ^ eJl .1er satisfaire de fautes. Il n'a point U ^neiitis. Ne pouvoir souffrir^ de rivavaux. N’avez-vous point d enfantsplus d’amis, de bien.