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Débaucher un domestique, un ouvrier, L’en-gager à quitter son maître pour passer auservice d’un antre. Débaucher un ouvrierde son travail, de sa besogne, L’en détour-ner.
Débaucher, signifie encore simplement,Faire quitter un travail, une occupation sé-rieuse pour un divertissement honnête. Jeviens vous débaucher, pour vous débaucher.Nous voulons vous débaucher un de cesJours. Laissez-vous débaucher. Il faut le dé-baucher, le mener à la campagne.
Débaucher, s’emploie aussi avec le pro-nom personnel, tant en bonne qu’en mau-vaise part. Se débaucher. Laissez là les affai-res pour un jour ou deux, et débauchez-vous.
La
mauvaise compagnie est souvent cause que
b's jeunes gens se débauchent.
Débauché, ée. participe.
11 est quelquefois substantif, et alors ilsignifie , Un homme abandonné à la débau-che. C'est un débauché, un grand débauché,on vieux débauché. Ce sont des débauchés.
Fam., C’est un agréable débauché, se ditP’un homme qui est agréable dans la dé-bauche de table.
DÉBAUCIIEUR, F.USE. s. Celui, celle quidébauche, qui excite à la débauche. C’est"n débaucheur de filles. Cette femme est uneoebaucheuse.
1>EBET. s. m. Ternie de Finance, em-prunté du latin. Ce qu’un comptable doit■'Près l’arrêté de son compte. Le débet d'unu ‘»)pte. Jl es ter en débet.
Loyer une charge en débet, signifiait, lors-t lpe les charges étaient vénales, Payer unecharge en acquittant les dettes du ven-
btiniFFF.lt. v. a. Affaiblir, déranger,Rater. Il est familier et ne s’emploie guère'l u e dans celte phrase, Être tout dèbiffé.Deriffé, ée. participe. Visage débiffé,e visage d’une personne qui parait affaiblieÇ ar quelque excès. Estomac débiffé, Esto-qui ne fait pas bien ses fonctions. Avoir'sto,„ nc tout débiffé.
aft'M- 11 ' 1 '' ad .i- des deux genres. Faible,„ b, qui manque de forces. Il 11 e se ditCle . r I u ’ en parlant Des personnes. Un en-ju débile. Un malade qui est encore débile.' r .‘f f estomac débile, les jambes débiles.s "Pplique cependant quelquefois Aux, 0se L et surtout aux plantes. Un arbris-" débile. Une plante débile.ra | ^ er >ipl.oie aussi figurément, au sens 1110 -
voir te cerveau, l'esprit débile.
" ‘C cerveau, 1 esp
bik I,jK - nE - NT - adv - D ’
une manière
dé-
DFIIIUtatioN. s. f. Affaiblissement. De-Citation de nerfs. Débilitation de l'estomac.
DKBli.tTÉ. s. f. Faiblesse. Une grande«cbilué ,1e nerfs, de jambes, d’estomac. Unextréine débilité. Débilité de cerveau.n. ‘-plUTKii. v. a. Rend.. "• Cela débilite lesnerfs, l'estomac, Invite,
biUt^ llllXX ^ L ’ r-E. participe. Un estomac dt-
11 s - m. Vente continue, répétée.
1,1 sl "'tout en parlant Des choses qu’onj ,. 1 cn détail. Débit de draps, de dentelles.
rc/iandises, étoffes de débit, de bon débit," e nuiuvai - -i >
ébile, affai-
a/*'-- nei/M , MC II lient
Se fait „ n Cda n’est pas de débit. U
o'and débit dans cette boutique.
Il se dit particulièrement Du droit devendre certaines marchandises dont le gou-vernement s’est réservé le monopole. Ilobtint un débit de poudre à tirer, de cartes,de tabac.
Il signifie figurément, La manière des’énoncer, de réciter. Cet homme a un beaudébit. Il a le débit aisé, le débit agréable. Undébit pénible, fatigant, etc.
Il signifie, en termes de Musique, Ré-citation précipitée qui ressemble à la pa-role.
Débit , se dit encore de L’exploitation dubois, selon ses diverses destinations, commelorsqu’on le met en poutres, cn merrain,en cerceaux, etc. Le débit du châtaignier enplanches ou en échalas est plus profitablequ’en bois à brider.
Débit, dans la Tenue des livres, se dit,par opposition à Crédit, Du compte que l’ontient, sur le grand livre, des articles payésou fournis à quelqu’un ou pour quelqu’un.J'ai passé telle somme à votre débit. Le débitest toujours au verso des feuillets du grandlivre. Le côté du débit. Le débit et le crédit.
DÉBITANT, ANTE. s. Celui, celle quidébite quelque marchandise. Un débitant detabac.
DEBITER, v. a. Vendre. On y joint or-dinairement l’idée d’habitude, de répétition.Débiter des marchandises, des denrées, desblés. Débiter en gros, en détail. Employéabsolument, il se dit presque toujours D’unevente en détail.
Prov. et fig., Il débite bien sa marchan-dise, Il fait valoir ce qu’il dit par la manièredont il le dit.
Débiter, signifie aussi figurément, Ré-citer. Débiter son rôle. Débiter un discours.
11 signifie également, Raconter, allerdire une chose de côté et d’autre, ou la ré-péter souvent. Ce fait n’est pas précisémentcomme on le débite. Débiter des nouvelles.Débiter des mensonges. Il put alors débiterimpunément ses maximes pernicieuses.
Débiter , se dit aussi De la manièred’exploiter les bois, pour les employer dansles constructions, etc. Débiter les bois cnplanches, cn madriers. Il se dit de mêmeen parlant Du marbre, des pierres, etc.Débiter à la scie.
Débiter, signifie particulièrement, entermes de Musique, Précipiter l’exécutiond’un passage de manière à y substituerl’accent de la parole à l’accent musical.
Débiter, dans la Tenue des livres, si-gnifie, Inscrire quelqu’un sur le grand livrecomme débiteur de tel ou tel article. Je vousai débité de telle somme.
Débité, ée. participe. En termes de Mu-sique, Récitatif débité.
DÉBITEUR, EUSE. s. Celui, celle quidébite. 11 ne se dit qu’au figuré et en mau-vaise part. C'est un grand débiteur de nou-velles, de fariboles, de sornettes. C’est unegrande débiteuse de mensonges.
DÉBITEUR , TRIEE, s. Celui, celle qui |doit. Il est opposé à Créancier. Rondébileur. 'Débiteur solvable. Il est mon débiteur. Elle estvotre débitrice.
DÉBI.AI. s. m. Action d’enlever des ter-res pour mettre un terrain de niveau, pourcreuser dos fondations, un fossé, etc. ; ou Lerésultat de cette action. Quand le déblai sera
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terminé. Faire que le remblai soit égal audéblai.
Cet endroit de la route, du canal est endéblai, se dit de L’endroit d’une route,d’un canal où il a fallu faire un déblai pourdonner le niveau convenable.
Déblai, se dit aussi Des terres mêmes,des décombres qu’on enlève. On emploierace déblai, ces déblais à combler le fossé voi-sin.
Il s’emploie, figurément et familièrement,Pour exprimer que l’on est débarrassé dequelqu’un ou de quelque chose qui incom-modait, qui était à charge. Enfin voilà cesennuyeux partis, c'est un beau déblai.
DÉBLATÉRER, v. n. Parler longtempset avec violence contre quelqu’un. Il apassé deux heures à déblatérer contre moi. Ilest familier.
DEBLAYER, v. a. (Il se conjugue commePayer.) Ôter, enlever. Il se dit surtout cnparlant De terres et de décombres. Dé-blayer des terres. Il faudra déblayer ces dé-combres.
Il signifie également, Débarrasser, dé-gager un lieu des choses qui l’encombrent,qui s’y trouvent entassées confusément.Déblayer un terrain. Déblayer une maison,une salle, une cour, une rue.
Déblayé, ée. participe.
DÉBLOCAGE, s. m. T. d’Impr. Actionde débloquer.
DÉBLOQUER, v. a. T. de Guerre. Obli-ger l’ennemi à lever un blocus. Il parvint àdébloquer la place, à débloquer la garnison.
Débloquer, en termes d’imprimerie,Ôter d’une composition les lettres bloquéeset renversées, pour les remplacer par cellesqui conviennent.
Débloqué , éf.. participe.
DEBOIRE, s. m. Mauvais goêit qui restede quelque liqueur après qu’on l’a bue. Duvin qui a du déboire, qui a quelque déboire,un insupportable déboire. Liqueur qui laissedu déboire.
11 se dit figurément de La tristesse, dudégoût qui suit quelquefois les plaisirs. Lesplaisirs ont leur déboire.
Il se dit aussi Des dégoûts, des sujets deregret, de mécontentement, et des morti-fications qu’on éprouve. C’est un homme quilui a donné de fâcheux déboires. Il a éprouvébien des déboires.
DÉBOÎTEMENT, s. m. Déplacement d’unos sorti de son articulation. Le déboitementd’un os. On dit en Médecine, Luxation.
DÉBOÎTF1R. v. a. Disloquer. 11 ne se ditproprement qu’en parlant Des os qu’un ac-cident, un effort fait sortir de leur place.La chute qu’ii a faite lui a débotté un os,lui a déboîté l’épaule. On dit en Médecine,Luxer.
Il se dit, par extension, en parlant Des.ouvrages de menuiserie et de serrurerie quiviennent à se déjoindre. J force de pousserla porte, on l'a toute déboîtée.
Il s’emploie aussi avec le pronom person-nel. Les os ne se déboitent pas sans beaucoupde douleur. Une table qui se déboite.
Déboîté, Ée. participe.
DÉBONDER, v. a. Oter la bonde. Débon-der un tonneau. Débonder un étang .
U se dit, par extension et familièrement,D’un purgatif qui fait cesser une grande