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Tome premier.
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dans de l’eau claire, pour qu’il perde legoût de bourbe.

Débourbé, ée. participe.

DÉBOURRER, v. a. Ôter la bourre. Dé-bourrer un fusil.

Fig. et fam., Débourrer un jeune homme,Fui faire perdre le mauvais ton, les ma-niérés gauches, l’air embarrassé qu’il avait,et le former, le façonner. Mettre un jeunehomme dans te monde, dans les bonnes com-pagnies , pour le débourrer.

Débourrer un cheval. Commencer à l’as-souplir, à le rendre propre aux usages aux-quels on le destine.

Débourré, ée. participe.

DEBOURS, s. m. Argent que l’on a avancépour le compte de quelqu’un. Il s’emploiesurtout au pluriel. On lui a payé ses débours.F a vieilli : on dit aujourd’hui, Déboursés.

DEBOURSEMENT, s. m. Action de dé-bourser. Il est peu usité.

DEBOURSER, v. a. Tirer de l’argent desa bourse, de sa caisse, pour faire quelquePayement. Il n’a déboursé que peu d'argentpour cette emplette. Il a acheté une terre, et1 l a payée sans rien débourser. Se faire ren-largent qu’on a déboursé pour qucl-7» un.

Déboursé, ée. participe. Il n'y a rien à,a battre là-dessus, c’est un argent déboursé.

" se dit substantivement de L’argentqu on a déboursé. Il lui faut tant pour ses

Pyoursés. Le tailleur ne demande que son

e “°ursé. Il a donné un mémoire de ses dé-boursés.

debout. adv. 11 se dit en parlant D’une? se qu’on dresse, ou qui est dressée,« p ll i Cst maintenue verticalement sur un de) s bouts Mettre du bois debout. Le bois dé-but porte de très-lourds fardeaux. Mettre ununtenu debout. Une chose qui se tient deboutCn puiUbre.

pj trc encore debout, être debout, se dito-' édifices et autres objets semblables quiq„. Point été renversés ou détruits par ceDiin aura ‘ l P u amener leur chute, leurap r ' S ‘ ^' cs Monuments sont encore debout,es tant de siècles. Un pan de muraille était

seul

°mb,

'esté debout. Le vieux chêne

qui avait

Ceu r "f Sa obaumière était encore debout.g„ r ^ e meution s’emploie quelquefois au fi-t'iais V ' e ‘l em pife était encore debout,j) J° ut annonçait sa ruine prochaine.sonne ° UT ’ , s ’ a Pplique également Aux per-était d ’/ SI S n iue, Droit sur ses pieds.//pus ug fé 1 ' len ‘ r debout. Il ne daignatout l e y rtr l,n siège, et me laissa deboutpar *na\ m t ,S q ,te î e restn ‘ avec lui. On ditqu’// °fi le > en parlant D’un quadrupède,qu’l/ est debout, etc.,pattc s ,p, Se , <ressc sur ses pieds ou sur sesue derrière.

Peut J* ° ut > fttre hors du lit, être levé.Se porte btfude était debout dès le matin. Ilfksoliunem^î '/ est debout. On dit aussi,av er quel,, '.août, quand on veut faireQfout et U 1111 ’i 11 ’ cst touché ou assis.

Rfand j7ur >nSm Allons < debout, il est

^■Pt'oiuç,', fiofunr debout, tout debout,

de . s ’ a ssou?|, S °' n <lu -sommeil, au pointassis. ° U l m »«éme sans être couché ou

* a ' n ', Cb'de à dormir debout, Tté-

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cil ennuyeux ou qui ne mérite aucune at-tention.

Fig. et fam., Tomber debout, Se tirer heu-reusement d’une circonstance critique, setrouver dans la même situation qu’aupa-ravant. Il ne peut tomber que debout. On ditaussi, Tomber sur ses pieds.

Passer debout, se dit Des marchandisesqui, pour être transportées à leur destina-tion au delà d’une ville, la traversent sanspouvoir y être vendues ni même -déchar-gées. les marchandises qui passent deboutpayent moins de droit que les autres.

Debout, s’emploie souvent en termes deMarine. Ainsi on dit : Cette embarcation estdebout à la lame, au courant, au veut, Elleprésente son avant à la lame, au courant,au vent. Vent debout, Vent directementcontraire à la route qu’on voudrait tenir.Nous avions le vent debout, vent debout. Dansces phrases, quelques-uns écrivent debout,en deux mots.

DEBOUTER, v. a. T. de Procédure. Dé-clarer par jugement, par arrêt, qu’une per-sonne est déchue de la demande qu’elle afaite en justice. Il a été débouté de sa de-mande, de son opposition, de ses prétentions.

Débouté, ée. participe.

DÉBOUTONNER, v. a. Ôter, faire sortirles boutons d’une boutonnière ou d’uneganse. Déboutonner son habit, sa culotte, songilet.

Il s’emploie aussi avec le pronom per-sonnel. Mon gilet s’est déboutonné. Je me dé-boutonnai pour respirer plus à l’aise.

11 signifie figuréinent, dans le langagefamilier, Parler librement, ouvrir son cœur,dire tout ce qu’on pense. Se déboutonneravec ses amis. Il s’est tenu longtemps sur laréserve, mais à la fin il s’est déboutonné.

Déboutonné, ée. participe. Habit débou-tonné. Cet homme est toujours déboutonné.

Prov. et fig., H ire à ventre déboutonné,Rire excessivement. Manger à ventre débou-tonné, Manger avec excès.

En termes (l’Escrime, Fleuret déboutonné,Fleuret dont on a ôté le bouton.

DERRAILLER (SE), v. pron. Se décou-vrir la gorge, l’estoinac avec quelque indé-cence. Se débrailler devant tout le monde.

Débraillé, ée. participe. Un homme toutdébraillé. Une femme débraillée.

DÉBREDOUI1.LER. v. a. T. du Jeu detrictrac. Faire ôter la bredouille, ou em-pêcher que l’adversaire ne puisse gagnerpartie double ou quadruple. Je vous débre-douille. On dît aussi, avec le pronom per-sonnel, Se débredouiller.

Débredouillé, ée. participe.

DÉBRIDER, v. a. Ôter la bride à un che-val, à une bête de somme. Il ne faut pasencore débrider ce cheval.

Il se dit aussi absolument; et alors il s’yjoint une idée de repos, de cessation demouvement. Il est temps de débrider. La ca-valerie venait de débrider, quand tout à coupon vit paraître les ennemis. Faire dix lieuessans débrider.

Fig. et fain., Sans débrider, Tout de suite,et sans interruption. Il a travaillé dix heuressans débrider. J’ai dormi sept heures sansdébrider.

Débrider, se dit aussi, figurément etfamilièrement, en parlant De certaines

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choses qu’on fait avec précipitation. Voyezcomme il débride. Il a bientôt débridé son bré-viaire.

Débridé, ée. participe.

DEBRIS, s. 111 . Il se dit Des restes d’unechose brisée, fracassée, ou détruite en grandepartie; et il s’emploie surtout au pluriel.Les débris d’un meuble, d’une statue, d’unvase. Débris épars. Les débris d’un édificequi vient de s’écrouler. Il ne put rien sauverdu débris, des débris de son navire. Les débrisd’un naufrage. On voyait les débris flotter çàet là. Les débris de coquillages, de végétaux,que l’on trouve dans la terre.

Fig. et fam., Les débris d’un souper, lesdébris d’un pâté, Les restes d’un souper,d’un pâté.

Débris, se dit figurément de Ce qui rested’une chose après sa ruine, sa destruction,son abolition ; du bien qui reste à quelqu’unaprès un grand revers de fortune; des trou-pes qui restent après la défaite d’une ar-mée, d’un corps, etc. Cette monarchie périt,et plusieurs Etats se formèrent de ses aebris.Il lui reste encore quelque chose du débris rdes débris de sa fortune. Rassembler les débrisde sa fortune. Avec ce qu’il put ramasser dudébris de l’armée, il fit tête aux ennemis. Lesdébris du trône.

Débris, se dit aussi Du dégât que degrands trains, de grands équipages font dansles hôtelleries. On fit donner tant à l’hôtepour le débris. Ce sens a vieilli.

DÉBROUILLEMENT, s. m. Action de dé-mêler, de débrouiller une chose embrouil-lée. Il est habile et patient, il faut lui laisserle débrouillement de cette affaire. Il fera jortbien ce débrouillement.

DÉBROUILLER, v. a. Démêler, mettreen ordre des choses qui sont en confusion.Les poètes disent que l’Amour débrouilla lechaos. Débrouiller des papiers, des titres, unecomptabilité, une procédure compliquée.

Il s’emploie aussi figurément. C’est unchaos d aff aires très-difficiles à débrouiller.Débrouiller une intrigue. Cette affaire n’estpas encore bien débrouillée dans ma tête. Dé-brouiller ses idées. Débrouiller un sujet.

Débrouillé, Ée. participe.

DÉBRUTIR. v. a. Ôter ce qu’il y a derude et de brut. Il se dit principalement enparlant Des glaces, des diamants, et dumarbre. Débrutir une glace. Débruiir un dia-mant. Débrutir un marbre.

Débruti, ie. participe.

DÉBRUTISSEMENT. s. m. Action (le dé-brulir, ou Le résultat de cette action.

DÉBUCHER, v. n. Sortir du bois. Il se ditDes bêtes fauves qui sortent de l’endroit dubois où elles s’étaient retirées. Le cerf adébuché.

Il signifie aussi, activement, Faire sortirune bête de son fort. Débucher le cerf.

11 s’emploie substantivement, dans lepremier sens. Il se trouva au débucher. Son-ner le débucher. . ,

DÉBUSQUEMENT, s. m. Action de dé-busquer. , ,

DÉBUSQUER, v. a. Chasser quelqu und’un poste avantageux. Les ennemis s étaientpostés sur une hauteur, nous les en débus-quâmes à coups de canon.

Il signifie figuréinent et familièrement,Faire perdre à quelqu’un une situation, une