XXIV
PRÉFACE
M. RAYMOND.
Actricisme. Art de jouer sur!a scène, selon quelques lexico-graphes.
Acubitoirf.. Salle à mangerdes anciens. (Boiste.) Ce qui veutdire que M. Raymond attribue cetarticle à Boiste.
Adélites. Nom que les Espa-gnols donnent à certains peu-ples qui font profession de devi-ner, par le vol ou le chant desoiseaux, ce qui doit arriver enbien ou en mal. L’existence deces peuples n’est pas bien recon-nue.
Adorées. Fêtes.
Adsidelte. Table des Fla-mines.
Æliclès. Dard ancien à deuxpointes, etc.
Æsthétère. Centre des arti-culations.
Afrique... Sur les médaillesmodernes, c’est une femme maureayant les cheveux noirs.
Agêma. s. f. Nom que don-naient les anciens Romains à uncorps d’élites (sic] , etc.
Agénorides. Nom des Agriens,des Titans.
Aggleston. Pierre sacrée des;*iciens Bretons.
Agwj. Dieu du feu.
Agonicélites et Agonicly-
TES.
Agraulies. Fêtes que l’on cé-lébrait chez les Agraules, enl’honneur de Minerve.
Agrostème. Githage.Aïantides. Tribu athénienne :les mêmes que les Ajaxties.
Al. Mot primitif qui peinttoute idée d’élévation.
Albogatérus.
Alcahert. (Boiste.) Voy. plushaut l’obs. sur Acubitoire.
Ai.CMAWCIEN.
OBSERVATIONS.
C’est simplement un néolo-gisme barbare proposé par Mer-cier.
Boiste indique avec raison quecette forme doit appartenir auvieux français (««’.), et que si l’onvoulait parler des anciens, ilvaudrait mieux écrire accubitoire.Mais ni l’une ni l’autre formen’est appuyée d’aucune autorité,c’est pourquoi elles ne figurentpas au Complément.
U y a, en effet, dans ce motune racine grecque, àSr,Xoç, quiveut dire obscur : mais on n’yvoit nulle trace d’espagnol, etil est impossible de deviner oùM. Raymond a été chercher cespeuples qui exercent la profes-sion de devins.
Cestadorea , au sing., récom-pense ou offrande en blé.
C’est adsidelte, mot purementlatin : au moins faudrait-il direadsidèles.
Inconnu, à moins que ce nesoit le mot acinaces , étrangementdéfiguré.
C’est-à-dire, des sensations.
On aimerait à savoir commentla couleur des cheveux peut êtrereprésentée sur les médailles.
C’est un substantif masculin,employé par les Macédoniens etnon par les Romains.
Ce sont tout simplement lesdescendants d’Agénor.
C’est sans doute une corrup-tion à’agdestis, qui n’a pourtantrien de commun avec les Bretons.
Il faudrait dire au moins quece n’est pas à Rome ou en Grèce,mais bien chez les Hindous.
C’est Agonyclites.
Il n’y a point de peuple appeléles Agraules. Il s’agit ici A’Agrauleou Aglaure. Voy. Aglauries auCompl.
Pour Nyctage.
Les mêmes n’a pas de sens, etajaxties est un gros barbarisme.Les Aïanties ou Æanties étaientdes fêtes en l’honneur d’Ajax.
En admettant la vérité de l’opi-nion de Court de Gebelin, dontM. Raymond s’empare, la placede ce mot se trouve-t-elle dansun dictionnaire français ? Il fau-drait alors donner ac, fl,st, etc.,comme des mots français.
C’est Albogalérus.
Boiste écrit fort correctementalcahest, comme Van Helmontl’a écrit.
C’est Alemanien.
M. RAYMOND.Alde, Aldin.
Alecthologie.
Alicarie. Nom qu’on don-nait par mépris aux femmes quibuvaieijt de l’alicat, parce qu’illeur en fallait peu pour les eni-vrer, et que cette ivresse rendaitleur vertu fort suspecte.
Alies. Fêtes en l’honneur dusoleil à Athènes.
Aligénès. Epithète de Vénus.
Allopathique. Définition ab-surde.
Alpagate.
Alto-casso,
Alytumnes.
Amadristes.
Amara-synha. Vocabulaire dushanscrit.
Ameutes, s. f. pl. Lieux sou-terrains, etc.
Amnastomatique.
Amphiprostyle. Chez les an-ciens, espèce de temple dont lesdeux faces opposées avaient cha-cune quatre colonnes à la face dedevant et autant à celle de der-rière.
Amphorite. Combat poétiquedont le prix consistait en unboeuf.
Ananisapte. Talisman que lesanciens, etc.
Andrapodocapf.le. Nom qu’ondonne dans les pays orientaux àdes marchands de jeunes escla-ves, etc.
Anesthésie. On dit aussi Ané-desthésie.
OBSERVATIONS.
Articles que M. R. à mal copiésdans Boiste sans les comprendre;car M. R. écrit aide manus pourAide Manuce.
Voy. Aléthologie au Compl.La méprise de M. R. est bienréelle, puisqu’il met ce mot avantalectorienne.
A quel pays cela a-t-il rapport?il fallait dire que c’est à l’ancienneRome et à la Campanie, et il fal-lait expliquer ce que c’est que1 ’alica et non pas alicat. Voy.Ai.ica et Alicaire au Compl.
Ce sont les halies , à Rhodes.
C’est Haligène.
Voy. Allopathie et Homœo-pathie au Compl.
Barbarisme pour alpargate :même observation qu’au mot alé-thologie.
C’est Alto-basso. Voy. au Compl.
C’est Alyrumne. id.
C’est Amadéiste. id.
C’est à peu près le nom d ’A-mara Simha, auteur d’un vocabu-laire de la langue sanscrite : celivre s’appelle lui-même Amarâ-Kocha.
Amenthes, n..pr. m. Dieu desenfers chez les Égyptiens.
Barbarismeinintelligible, peut-être pour anastomotique.
De sorte que chaque face avaitune face de devant et une dederrière, ou deux fois quatre co-lonnes. Voy. au Compl.
C’est-à-dire, en une amphore.
Tout à fait inconnu, imagi-naire , sans étymologie possible.
Ce terme d’antiquité n’a riende commun avec l’Orient actuel.
On s’en garde soigneusement.
En voilà bien assez, ce me semble, pour que le travailde M. Raymond soit désormais jugé. Le second essai dedictionnaire universel, celui qui a été publié sous le nomde M. Napoléon Landais, est tout autre chose qu’un tra-vail littéraire. Le nom bien connu de la personne quis’était mise primitivement à la tête de cette entreprise, sesdémêlés avec les actionnaires et avec M. Napoléon Landaislui-même, révèlent assez que cette publication a été faite,non dans l’intérêt de la science, non point meme dansdes vues légitimes de spéculation commerciale, mais uni-quement pour profiter de l’engouement qui, à une époquefuneste, entraînait les capitaux vers les entreprises aléa-