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•COMPASSER. v. a. Compasser sacarte (marine), Marquer, avec la pointed’un compas, le lieu où se trouve le vais-seau.
COMPASSEUR. s. m. Celui qui me-sure au compas. On lil dans Montaigne:Il nous menait à conclure la néantise ducompas et du compasseur.
•COMPASSION, s. f. (liturgie) Fêtecélébrée, dans l’Église romaine, le ven-dredi de la semaine de la passion , enmémoire des douleurs de la Vierge. Com-passion de la sainte Vierge.
COMPASSIONNER (SE), v. pron.Avoir pitié; se laisser toucher. Montaignedit ; Je me compassionne fort tendrementdes afflictions d'autrui.
CoMPAssroNNK , ée. part.
COMPASSES, ISE. adj. (V. laug.)Compatissant ; sensible.
COMPASSURE. s. f. (V. lang.) Di-mension, proportion; enceinte, éten-due.
COMPATERNITÉ. s. f. (théol.) Il sedit de L’atliauce spirituelle qui nuit lesparents de l’enfant avec le parrain et lamarraine.
COMPATISSANCE. s. f. (néol.) Hu-manité, intérêt sympathique pour les dou-leurs d’autrui.
COMPÈDE ou COMPÈS. s. m. (droitrom.) Il se dit Des eut raves de fer dontles esclaves romains étaient chargés. ||Compède (anc. cou!.), Instrument pourdouuer la torture aux criminels. \\ Com-pèdes. s. m. pl. (zool.) Famille d’oiseauxqui ont les jambes engagées dans l'ab-domen.
COMPAGNIE, s. f. ( anc. T. müit. )Compagnie.
COMPE1NG on COMPENGNE. s. m.(anc. T. milit.) Compagnon.
COMPELLATIF, IVE. adj. (gramm.)Qui indique qu’on adresse la parole àquelqu’un. Il est surtout usité dans lagrammaire arabe, où le pronom affixedela seconde personne s’emploie commeparticule compcllative. | Le compellatif,se dit sub'taîil., de La proposition quisert à appeler l’attention de ceux à quis’adresse le discours. Monsieur, mada-me, vous tous qui m'écoutez, sont descompellatif s. Qu dit aussi adjectivement,Phrase, proposition compellutive.
COMPELLATION. s. f. (anc. législ.)Il se disait, dans les Pays-Bas français etautrichiens, d’Uu interrogatoire surfaitset articles.
COMPELLER. v. a. (V. lang.) Con-traindre; obliger.
Compellb , Ée. part.
COMPENDIAIRE. s. m. Il se dit quel-quefois ironiquement d’Un auteur d’a-brégés.
COMPENDIEUSEMENT, adv. Enabrégé.
COMPENDIEUX., EÜSE. adj. Il sedit De ce qui est abrégé , De ce qui con-tient beaucoup de choses en peu d’es-pace.
COMPENSABLE. adj. des 2 g. Il se ditDe ce qui peut être compensé.
COMPENSATEUR , TRICE. s. etadj. (uéol.) Il se dit De ce qui donne unecompensation. Pouvoir compensateur.Fortune compensatrice, fl Compensateurou pendule compensateur , Pendule com-posé de plusieurs tiges métalliques, telle-ment disposées, que l’allongement et leraccourcissement des unes, par suite desvariations thermométriques, compensentces mêmes effets dans les autres; d’où ilrésulte que le centre de gravité du pen-
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dule entier reste toujours à la mêmedistance du point de suspension.
•COMPENSATION, s. f. (hist.) Il estemployé, dans quelques ouvrages histo-riques, en parlant de Ce qu’au appeléplus communément, Composition. Q Com-pensation (jurbpr.),Payement réciproqueet fictif, qui a lieu lorsque deux personnesse trouvent respectivement créancières etdébitrices l’une de l’autre.
COMPENSATOIRE, adj. des 2 g. Use dit De ce qui établit une compensa-tion. Loi compensatoire.
•COMPÉRAGE, s. m. (droit canon )Afîiuilé spirituelle restreinte par le con-cile de Trente, i° entre celui qui baptiseet la personne baptisée; 2 0 entre celuiqui baptise et le pere et la mère de l’en-fant; 3° entre ceux qui tiennent l’enfantsur les fonts, d’une part, et Tentant bap-tisé, ainsi que son père et sa mère, d’au-tre \\ùr\.^Compérage, fig., Connivence decelui qui seconde un charlatan en qualitéde compère.jjConipIicitédans toute espècede supercherie. Il y a du compérage. Jesoupçonne quelque compérage.
CÔMPÉRENDINATION. s. f. (ant.rom.) Remise d’un jugement à trois joursapres que les parties avaient été enten-dues. fl Compérendination (auc. pral.),Acte par lequel un plaideur assignait sonad versaire à comparaître sous trois jours,ou même le surlendemain de la signifi-cation.
COMPERRE. v. a. (V. lang.) Acquérir;acheter.
CüMPERT, F.RTE. part.
COMPERSONNIER. s. m. (anc. coût.)Associé dans un ménage ou dans unefamille où tous les biens étaient com-muns. |j Celui qui tenait un héritage avecun ou plusieurs autres associes solidaires,à la charge de payer une redevance auseigneur.
COMPÉSÏER. v. a. (anc. législ.) Com-prendre dans le coin poids. Fo/.Comtoids.
Compésié , ér. part.
•COMPÉTENT, ENTE. s. (hist. relig.)Nom que Ton donnait aux néophyteschrétiens d’un certain degré.
COMPÉTITION, s. f. ( anc. jurispr. )Connaissance d’une affaire; compétence,fl Compétition (néol.), Brigue commune;rivalité.
COMPÉTITR1CE. s. Féminin du motCompétiteur. Il a etc employé par La-inofte-Levayer.
COMPÏÈGNE (géogr.VVille de France,chef-lieu d’un arrondissement de l’Oise,sur l’Oise. Forêt et château voyal. Patriede Mercier. 9,000 â’»*es. || Concile deCompïègne (hist.), Assemblée d’évéquesdévoués à Lothaire, qui se tint à Com-pïègne en 834, et qui imposa à Louis leDélumuaire la pénitence publique et ladégradation. |j Traité de Compiègne, Celuiqui fut conclu par Louis XIII (162.4) avecla Hollande, et aux termes duquel laFrance s’engageait à fournir des subsidesaux Hollandais.
COM PISSER, v. a. et n. Il s’est ditquelquefois, dans le style burlesque, pour,Arroser quelque chose d’urine, ou pourUriner fréquemment.
Comp(ssé,ke part.
COMPITALICE. adj. des 2 g. (ant.rom.) Qui appartient aux compilâtes.Jour compitalice, Celui où se célébraientles compilâtes. Jeux compitalices, Ceuxqui avaient lieu à la fête des compilâtes.On dit aussi, Compitalitien, 'tenue.
COMPL. Abréviation employée pourComplément.
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COMPLAïNDRE. v. a. Témoigner de 1la compassion à quelqu’un ; plaindre. Ilse trouve dans Montaigne et s’employaitaussi avec le pron. pers. Se complaindre.
CoM.ri.MNCT, ainote. part.
•COMPLAINTE, s. f. Complainte encas de saisine et de nouvelleté (anc. ju-rispr.), Action possessoire par laquellecelui qui était troublé en sa possessiondemandait à y être maintenu et gardé, flComplainte en matière bénéficiai, Actionpossessoire, par laquelle celui qui était enpossession d’un bénéfice se’plaignait dutrouble que lui causait une autre per-sonne qui prétendait avoir droit au mêmebénétice. fl Complainte (gramm. ar.),sedit de la proposition plus communémentappelée Compellatif.
•COMPLAISANCE, s. f. (anc. prat.)Payement fait des loyaux aides par le vas-sal à son seigneur dans les quatre casmarqués : au cas de chevalerie du filsaîné, de mariage d’enfants, de voyaged’outre mer, et de rançon du seigneur.
COMPLANER. v. a*. (V. laug.) Apla-nir.
Complank, P.E. part.
COMPLANIR. v. a. Mot.de Rabelais.Aplanir.
Compi.ani , ie. part.
•COMPLANT. s. m. (droit féod.) Por-tion que le seigneur prenait .sur les fruitsdes vignes par lui données à compianteret cultiver. Bail à complant.
COMPLANTER. v. n. (droit féod.)Percevoir le droit de complant. jj Com-pianter. v. a. (horlicult.) Planter en-semble de la vigne et des arbres.
Comptante , f.e. part.
COMPLANTERIE. s. f. (droit féod.)Lieux, terre, district, sur lequel le sei-gneur perçoit le droit de complant.
COMPLANTIER. s. m. Il se disait deCelui qui avait le droit dé planter surles terres d’un autre.
COMPLECTIF, IVE. adj. (Jidact.)Qui embrasse, enveloppe ou recouvre.
•COMPLÉMENT, s. m. (gramm.) Ladistinction la plus essentielle entre diver-ses sortes de compléments est celle ducomplément logique et du complémentgrammatical. [J Complément logique, sedit de La réunion de tous les mots quiservent à compléter, à déterminer la si-gnification d’uu autre mot. || Complémentgrammatical, se dit Du seul mot qui ex-prime l'idée principaledauscette réunion,et qui est soumis, comme tel, aux modi-fications qu’exigent les règles delà gram-maire. Dans cette phrase, J’adore le Dieude mes pères, le complément logique duverbe f adore est le Dieu de mes pères ;le complément grammatical est simple-ment Dieu. || Les grammairiens distinguentencore le complément objectif, détermi-natif, circonstanciel et auxiliaire. |j Com-plément objectif Celui qui exprime l’objetsur lequel tombe directement le rapporténoncé par le mot qu’il complète. Dansces phrases : Aimez la vertu ; Je pense àDieu; les compléments objectifs sont lavertu, à Dieu. Dans cette phrase : Don-nez du pain aux pauvres, il y a deuxcompléments objectifs; le premier, dupain , est le complément objectif primitif ;le second, aux pauvres, e>t le complémentobjectif secondaire. Le premier s’appelleencore complément ou régime direct; lesecond, complément ou régime indirect.fl Complément déterminatif, se dit dansle même sens que complément objectif, fl'Complément modificatif, Celui qui ex-prime une manière d etre ajoutée à l’idée
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principale du mot qu’il complète. Lecomplément modificatif est un adjectifune proposition incidente, un adverbeou une locution adverbiaIc.|j6V)«^/ém<*«fcirconstanciel, Celui qui exprime unecirconstance de lieu, de cause ou de1 temps. Dans ces locutions : Être à Paris 'Travailler pour la gloire , Jésus naquitsous le règne d'Auguste, les mots à Pa-ris, pour la gloire, sous le règne d’Au-guste, sont des compléments circonstan-ciels. fl Complément auxiliaire, Celui quiexprime l’instrument et les moyens, lamatière, etc. Dans ces locutions : Frapperdu glaive, Un. sceptre d'or, les mots duglaive, d'or, sont des compléments auxi-liaires. fl Complément d'un intervalle (mu-sique), La quantité qui manque pourcompléter Toptave. Le Complément de. Va
quinte est la quarte.
•COMPLÉMENTAIRE, adj. des 2 g.Proposition complémentaire ( gramm. ).Voy. Proposition.
•COMPLET, ÈTE.adj. (gramm. ar.)Il se dit Des noms qui, étant en rapportd’annexion logique avec mi complément,ne sont point cependant en annexion gram-maticale. On les appelle ainsi, parce qu’ilsconservent leur finale. On range parmi lesnoms complets, les noms de mesure et depoids, et les numératifs de dixaines. de-puis 20 jusqu’à 90. On dit dans le mêmesens, Noms parfaits.
•COMPLEXION. s. f. (littér.) Figurede rhétorique, espèce de répétition parl’effet de laquelle les membres d’une pé-riode commencent tous de meme, et fi-nissent aussi d’une manière semblable,bien que le commencement de chaquemembre différé de sa terminaison. |Complexion des termes ( phil. ). Voy.Compréhension.
COMPLEXIONNER. v. a. (néol.)Former le tempérament.
Compiæxionné, ée. part.
COMPLEXES, s. ni. (anat.) Il se ditde Deux muscles de la partie postérieuredu cou.
COMPLIE, ÉE. adj. (bot.) Qui estplié sur soi-même.
COMPLEMENTAIRE, s. m. (connu.)Il se dit quelquefois de Là personne aunom de laquelle se font toutes les opera-tions d’une société commerciale.
COMPLIQUÉ, ÉE. adj. (gramm. ar.)Il se dit Des verbes infirmes qui ont,parmi les radica’es, deux des lettres ivmv’et ya. Les verbes compliqués se divisenten deux classes : Verbes compliqués avecintervalle, Ceux dan*, lesquels les deuxlettres waw et ya occupent la place dela première et de la troisième radicale;Verbes compliqués avec contiguïté, Ceuxdans lesquels ces lettres occupent la se-conde. et la troisième place.
CO&PUR. v. a. (V. lang.) Accom-plir.
Compti , ie. part.
COMPLOTEUR, s. m. Celui qui com-plote. Il se dit par mépris. Misérablecomploteur.
COMPLOTE (géogr. anc.). Ville d’Espa-gne, au centre de la Tarraeonaise. Aujour-d'hui Alcaladc Hénarès. \Biblede Cota-plate ou d’Atcala (philo!.), se dit de LaBible polyglotte que le cardinal Xunenczfit publier à ses frais, à Alcala.
COMPLUVIUM, s. in. (archéol.^ ts ;paee ouvert, réservé au milieu du Cavedium, qui sert à donner du jour, et parlequel les eaux pluviales tombent, aucentre delà cour, dans un bas'in nommeImpluvium, fl Compluvium, parait aussi