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réserves. Voy. l’art, précédent. || Durantla révolution, Commune s’est dit absolu-ment de La municipalité de Parus, quis’organisa dans les journées des 12, i 3 et14 juillet 1789, sous la présidence duprévôt des marchands. Voy. Comité desélecteurs au mot Comité. La commune,sanctionnée par Louis XVI, le 17 juillet1789, eut pour premier maire, Bailly,premier député de Paris et premier pré-sident de l’assemblée nationale. Au 10août 179a, la commune devint le centredes menées ultra-révolutionnaires.]! Con-seil général de la commune. Voy. Con-seil, | Faction de la commune, Celle desultra-révolutionnaires qui dominaient àla municipalité, après le 3 i mai et le 2juin 1793. Hébert, Chaumette. Ronsin,étaient les chefs de la faction dç la com-mune. Le parti opposé était celui desDantonisîes, ou montagnards modérés.Les comités écrasèrent ia faction de lacommune.
COMMUNEL, ELLE. adj. Mot qui setrouve dans Villebardouiu,et qui signifie,Commun. Tous les biens sont communels.
COMMUNÉRO. s. ni. (hisl.) Partisande la démocratie en Espagne. || Les com-mandos, qui étaient autrefois les soutiensdes libertés communales , sont confonduspar la populace espagnole avec les irancs-maçons.
COMMUNIAL, ALE. adj. Il se disaitautrefois De ce qui concerne la commu-nion, Ou temps où l’on communie. Onlit dans Monstrelet : On commença cetteprésente chronique au jour de Pâquescommuniaux , l'an de grâce 1400.
COMMUNIBUS LOCIS. loc. lal. adv.(anc. ï. de pliys.) il se dirait autrefois,en parlant d’une grandeur moyenne.X Océan a un quart de. mille deprojondeurcommumbus lacis. On dit aujourd'huiTerme moyen.
COMM ÙNICABILITÉ. s. f. Qualité dece qui peut se communiquer.
COMMUNICANT, s. m. (hisl. relig.)Membre d’une secte da*nahaptisles du16 e siècle. A l’exemple des Nicolaïtes,les Compmnicants prêchaient la commu-nauté des femmes.
COMMUNICANT, ANTE. adj. Quicommunique. || Communicante, (anat.), sedit D’une artère qui eu unit deux autresensemble. Il seprend quelquefoissuhstantivemeiit. La communicante de JVillis.
‘COMMUNICATION, s. f. Communi-cation d instance et de pièces produitesjprat.). Communication -qui se fait par^ mains du rapporteur, après que laparhe qui la demande a produit elle-meme.
LOMMUNICATIVEMENT. adv. D’umanière commun ira live.
. COMMUNICION. 5 . f. (V. lang«'minuncalion. || Commerce.
-OMMUNIEK. s. m. (anc. législ.) P<une (pù est en communauté de biece nue autre personne. || Voltaire s’<* r 'i de ce mot pour dé.siguer Un <l'i-opnctaire de communes.
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biens à partager entre elles, fl Communionentre mainmortables , Société en comrmi-nautéde biens, qui avait lieu entité main-mortables, et qui différait des sociétés etde la communauté de biens entre person-nes franches.
COMMUNIPÈDF.. adj. des 2 g. (zool.)Il se dit D’mi animai dont les pieds 11’uffient rien de particulier.
COMMUNISTE, s. m. (juriSpr.) Il sedit de Celui qui possède en commun ,d’Un copropriétaire.
‘COMMUTATION, s. f. (littér.) Fi-gure de grammaire qui consiste à chan-ger dans un mot une lettre on une syl-labe. Dans le discours latin , OUI pourilli, est une commutation. || Figure derhétorique qui consiste dans l'oppositionde deux propositions, dont la seconde: offre les mêmes termes (pie la prenviere,mais placées dans un ordre inverse. Ontrouve une commutation dans cette phrase :Il faut manger pour vivre, et non vivrepour manger . || Acte de commutation(hist.), Acte célèbre de juillet 1784, parlequel l’impôt sur le thé, introduit enAngleterre , fut changé en une taxe surles maisons, pour détruire le bénéficeénorme que faisait la contrebande j| Com-mutation (prat.), Échange.|] Commutation(uslron.). Distance entre le lieu où setrouve la terre supposée vue du soleil, etle lieu d’une planete réduit à l’écliptique.
COMOCLADIE. s. f. (bot.) Genre deplantes des Antilles.
COMON. s. m. (bol.) Palmier de laGuiane.
COMORES, s. f. pi. (géogr.) Groupede quatre îles, dans le nord du canal deMozambique. Les Comores produisent :citrons, oranges, cocos, goyaves, tama-rin ; bestiaux et volailles. Les habitantssont des Nègres et des Arabes, gouver-nés par le sultan de l’ile d’Anjouan, uuedes Comores. 20,000 âmes.
COMORIN. s. m. (géogr.) Cap quiforme l'extrémité méridionale de l’Hiu-doustan. Cap Comorin.
COM P ACIE NT, ENTE. adj. (V. lang.)Compatissant.
COMPACT ou COMPACTE, s. m.(hist. eeol.) Décision, conclusion. Bulledu compact, Bulle célébré confirmée parPaul IV, en vertu de laquelle les cardi-naux ne peuvent conférer les bénéficesque dans leur état naturel, c’est-à-direles bénéfices réguliers à des réguliers. JJCompact signifie aussi, Convention, ac-cord. j] Compact de Bretagne ou breton,Convention pasxée entre le pape et tousles collateurs de Bretagne, suivant la-quelle les collateurs ordinaires avaient ledroit de conférer les bénéfices vacantsdans les mois de mars, juin, septembreet octobre, les huit autres mois étant ré-servés au pape. ^Compact de l'alternative,Convention faite entre le pape Martin Yet Charles VI, par laquelle l'usage de larègle de chancellerie dite de l’alternativeest établi en France. Voy. Règle.
COMPACTAT ou COMPACTE, s. ni.(hist.) Pacte, convention. | Il .se dit parti-culièrement de I/aecord passé au concilede Baie, en i/* 33 , avec les Hussites deBohème. Le Compactât, qui permet auxBohémiens de communier sous les deuxespèces, ayant été abrogé, en 1567, dansles états de Prague, les troubles éclatè-rent de nouveau.
COMPACTATION, s. f. (droit -canon.)Voy. Compactât.
COMPACTURE ou COMPACTÏON.s. f. (V. lang.) Assemblage de parties sé-
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parées pour en former un tout. fl Pacte.
‘COMPAGNE, s. f. (marine) Cham-bre du majordome d’une gaiere.
‘COMPAGNIE, s. f. Compagnies ca-talanes ou Grandes compagnies (hist.),Troupes d’aventuriers aragonais qui seformèrent vers le commencement du 14 esiècle, et qui combattaient pour tous ceux,qui les prenaient à leur solde. Après iamort de Roger, un des principaux chefsdes Catalans, \asgrandes compagnies pri-rent le nom de compagnies françaises oude France. Le chroniqueur Muntaner ra-conte les diverses expéditions des gran-des compagnies dont il faisait lui-mêmepartie. ■ Compagnies blanches, se dit Desbandes armées que formèrent en France,à l’époque du rachat du roi Jean, les sol-dats anglais et français qu’on renvoyaitsans solde. Les compagnies blanches , ouabsolument, les compagnies portaientdans tout le royaume le meurtre et ladévastation. Du Guesclin conduisit lescompagnies en Espagne. | Compagniesde Jésus, ou mieux de Jéhu, Compagniesdu soleil, Associations roialistes qui s’or-ganisèrent dans le midi de la France,aprèsle 12 germinal an III (i Cr avril i;q 5 ),et qui usèrent d’horribles représaillescontre les patriotes. f| Compagnie de Marat,Bande d'assassins organisée à Nantes parCarrier. j| Compagnie des pays lointains,Association commeiciale formée par desnégociants d’Amsterdam, en i 5 q 5. flCompagnie, des Grandes Indes, Déno-mination sous laquelle fuient réunies,en 1602, toutes les associations commer-ciales qui s’étaient formées, en Hollande,à la fin du ifi c siecle et au commence-ment du 17 e . ]| Compagnie des Indes ,Association commerciale qui fut établieen 1664 par Colbert, et à laquelle LouisXIV accorda un privilège exclusif pour5 o ans. || Association de la même naturefondée en Angleterre en 1600, et dontle privilège-commercial a expiré en 1814.Elle conserve jusqu’en 1804 le gouver-nement de l’Inde, [j Compagnie de com-merce ( législ. comm. ), Association deplusieurs personnes pour exploiter desj branches de commerce importantes, flCompagnie de justice (anc. jnrispr.), Tri-bunal établi par le roi pour rendre la jus-tice. || Compagnie, souveraine, Tribunaljugeant en dernier ressort, sans appel,dans tous les cas, et sans reconnaître au-cun tribunal supérieur. || Être de. bonnecompagnie. ( fauconnerie ), se dit d’unoiseau qui n'est pas sujet à s’enfuir.
COMPAGNIES v. a. (Y. lang.) Ac-compagner. 4
Compagnie, ée. part.
‘COMPAGNON, s. m. Compagnondu prince (hist. rom.), Voy. Ami.
COMPAIGNARLE. adj. des 2 g. (V.lang.) Sociable.
COMPAIGNE. s. f. (V. lang.) Com-pagne. ||Épouse.
COMPAIGNÉE ou OOMPAIGNIE.s. f. (V. lang.) Compagnie.
COM P A IG N EM EN T. s. m. (V. lang.)Accompagnement.
COMPAIGNON. s. m.(anc. T. milit.)Compagnon.
COMPAING ou OOMPAÏN. s. m. (Y.lang.) Compagnon , camarade.|| Associé.
‘COMPAIR, AIRE. adj. Corrélatif,correspondant. || Ton compair (anc. musi-que), se dit, dans le plain-chant. Des tousdu mode authentique et du mode plagal.Dans ces modes, chaque ton est corrélatifou compair avec celui qui le précède.
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COMPAIRER. v. a. et n. (V. lang.)Payer; acquitter, fl Découvrir; recon-naître. (| Paraître.
Compairé, ée. part.
COMPANAIGE. s. m. Il se disait,principalement dans le midi de la Fran-ce, de Tout mets que l’on mange aveeson pain. Celte expression se trouvedans Rabelais.
COMPARABILITÉ, s. f. (didact.) Ilse dit De la qualité des choses compara»blés entre elles.
COMPARABLEMENT, adv. D’unemanière comparable.
COMPARAGER. v. a. (V. lang.) Com-parer.
COMPARAGÉ, ÉE. part.
‘COMPARAISON, s. f. fphil.) Il sedit quelquefoisde la Facultéde comparerdeux idées, opération qui résulte d’unedouble action du jugement. || L’une desdeux facultés intellectuelles réflectivesreconnues dans le système pbréuologi-que de Spurzbeini.
COMPARATEUR, s. m. (phvs.) Ins-trument qui sert à estimer ia moindredifférence entre les longueurs de deuxrègles.
COMPAREMINI (jnrispr. eccl.}. Li-belle de comparemini, Ordonnance qu’unjuge ecclésiastique, qui voulait faire leprocès à un excommunié contumax, en-voyait au juge laïque pour que celui-ci fitarrêter le coupable.
COMPARFA’CE. s. f. (anc. coût.) Ilse disait, en Normandie, pour,Présence,comparution. Devoir comparence auxassises d'un tribunal.
COMPARES, s. m. pi. (anc. coût.)Usages, redevances auxquels les vicomtesde, Narbonne prétendaient assujettir l’é-vêque du lieu.
COM PAR ITION. s. f. Il s’est dit au-trefois pour Comparution. Voy. ce motau Dict. et au Compl.
COMPARSONNIER. s. m. (Y. lang.)Associé. || Cohéritier. || Comparsonnier(anc. coût.). Voy. Communier.
COM PART' AGFA NT, A NTE. adj.(anc. coût.) Celui qui partage avec unautre. Voy. Copartageant au Dict.
COMPARTIR. v. a. (Y. lang.) Parta-ger avec quelqu’un.
Comparti , ie. part.
COMPÀRUIT. s. m. (prat.) Mot latinqui signifie il a comparu. Acte de com-parution. || Certificat de comparution. |Comparait (anc. jnrispr. dam.), Décla-ration que faisait un procureur de Pim-possibilité où la mort de son commettantle mettait de poursuivre la cause, jusqu’àce qu’il eut un nouveau pouvoir des hé-ritiers.
‘COMPARUTION, s. f. (anc. jnrispr.Oiim.) Instruction sommaire qui se fai-sait d’une cause en l’hôtel du juge.
‘COMPAvS. s. m. Compas sphérique(géom.\ E'pèee de compas dont les bran-ches sont recourbées, et dont on se sertpour prendre i épaisseur des corps ou lecalibre des cylindres creux, tels que descanons , des tuyaux , etc. fl Compas de tri-section, Instrument à trois branches mo-biles, mais liées ensemble, dont on peutse servir pour partager un angle en troisparties égales, fl Compas (astron.). Petiteconstellation de l'hémisphère austral.
COMPASCUITÉ. s. f. (anc. législ.prov.) Droit de pacage qui appartenaiten commun à plusieurs communautés.
COMPASSAGE. s. ni. (techuoi.) Clas-sement des cartes à jouer, par séries depoints, depuis I jusqu’à X.