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Complément du dictionnaire [...].
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EFF

EFFONDEMENT. adv. (V. lang.) Avecprofusion ; abondamment.

EFFONDRE, v. a. (V. lang.) Fondre.

Effondu, uk. part.

•EFFONDRER, v. a. (Y. lang.) Cou-ler à fond; submerger. || 'Effondrer(tecbnol.), Tirer à la rame, outre me-sure, une étoffe de laine , un drap. |Tirer à poil une vieille couverture.

EFFONDRIÈRE. s. f. (V. lang.) Fon-

drière.

•EFFORCE, EE. part. Il se prenaitautrefois adjectivement, et se disait D'unechose faite avec effort. On lit dans Mon-taigne : Il n’y a rien d’efforcé, rien deüaunant.

EF FORCEMENT, adv. (V. lang.) Aveceffort. 8 Forcément.

EFFORGES. s. f. pl. (V. lang.) Te-nailles. || Pincettes.

EFFORMIER. v. n. (V. lang.) Four-miller.

Efformié. part.

'EFFORT, s. m. Sur teffort du débat ,Expression de Montaigne qui signifie,Dans le fort du débat.

EFFOUAGE. s. m. (anc. coût.) Impôtqui se payait par feu, par famille.

EFFOÜEIL ou EFFOUIL. s. m. (droitcoût.) Le part, le croît du bétail.[j Profitqui provient du bétail, en laine, lait,etc.

EFFRA. n. pr. m. (temps lier.) Undes géants qui assaillirent l’Olympe. Onl’appelle plus souvent, Échion.

EFFRACTEUR. s. m. (ant. rom.) Ilse dit, dans le Digeste, de Criminels cou-pables de vol avec effraction. Effrdctcurde nuit, de jour.

EFFRACTURE. s. f. (ant. rom.) Ilse dit, dans le Digeste, pour, Effraction.|| Ejfracture (chirurg.), Fracture ducrâne avec enfoncement des fragments.

EFFRAÉ, ÉE. adj. (Y. lang.) Effroya-ble ; affreux. La bataille effraée (rom. deBrut).

EFFRAIT, AITE. adj. (Y. lang.) Brisé.

"El* FRAYÉ, ÉE. adj. Cheval effrayé(blason) , se dit D’un cheval représentédroit sur ses pieds de derrière. Voy. Ca-bré, Effaré et Effarouché.

EFFRA yeux, EUSE. adj. (V. lang.)Affreux; efirayant. Galichaut lui diten voix terrible et effrayeuse : Rendez-tnoy mon escu.

EFFREEMENT. adv. (V. lang.) Ave*Payeur. Elle dit malt effreement ( Géranl de Nevers).

EFFREÏR. v. a. (V. lang.) Effrayer.Effreï . ïe, part.

ÏFIRÉNÉ, ÉE. adj. (blason) Il se diun cheval qui est représenté sans bridiel sans selle. Voy. Gai.

Kir KÉ\KMp\t, adv. D'une manicrilenee. On le trouve dans Marot.EFFRENEMENT. s. n,. (ncol.) Ab

de lout frein. || Déchaînement de:passions.

BRIQUÉ, ÉE. adj. (v. lagant ; eveillé. ^

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EGA

tion sentie dans l’âme, et que c’est une'idolâtrie de l’adorei. Les effrontés étaientainsi nommés parce qu’ils administraientle baptême en raclant le front jusqu’ausang avec un fer, et en y appliquant del’huile.

EFFRONTEYEMENT. s. m. (Y. lang.)Effronterie; impudence.

EFFROUER. v. a. Vieux mot qui ,selon Nirol, signifie Émier, réduire enmiettes. Effrouer son pain.

Effroué, kf.. part.

EFFROYER. v. a. (V. lang.) Frotter.

0 S'cffroyer , Se frotter. Le cerf qui auxarbres s’effroye.

Effroyé, f,e. part.

EFFROYER. v. a. Il se disait autre-fois pour, Effrayer. Ou le trouve dansMontaigne,

EFFRUCTER. v. a. It se disait autre-fois dans le môme sens qu’effruicter. Onle trouve dans Rabelais.

Effructé, ée. part.

EFFRUCTER ou EFFRUITER. v. a.(V. lang.) Oter le fruit. (| Amaigrir laterre.

Effruicté ou Effruité, ée. part.

EFFUMER (S’), v. pron. (V. lang.)S’évaporer. || Effumer (beaux-arts),Peindre légèrement.

Effcmk, ée. part. Tableau effumé.

EFFUNDRE. v. a. Il se disait autre-fois pour Répandre, épaucher; semer.On le trouve dans Rabelais.

Effus, use. part, (didact.) Versé, ré-pandu.

"EFFUSION, s. f. Effusion du Verseau(astron.), Portion de la constellation duVerseau, qui est représentée sur lescartes célestes par l’eau qui sort del’urne. Passage des planètes par l’effu-sion du Verseau.

ÉFLAGELLÉ, ÉE. adj. (bot.) Il sedit Des plantes qui n’ont pas de coulants.

EGA. n. pr. f. (myth. gr.^ Fille d’Olé-nns ou du Soleil, et nourrice de Jupi-ter. Elle fut mise au nombre des étoiles.Voy. Aixolenia. Il ne faut pas la con-fondre avec Amalthée.

ÉGADES ou ÉGATES. s. f. pl. (géogr.anc.) Petites îles au N. O. de la Sicile.On les appelle aussi, Eglises. || Combatdes îles Egades, Bataille navale dans la-quelle le consul Lutatius défit complè-tement la flotte carthaginoise, en 241av. J. C. Cette victoire mit fin à la pre-mière guerre punique.

ÉGAGRE. s. f. (zool.) Chèvre sauvage.

ÉGAGROPILE. s. m. (méd.) Concré-tion qu’on trouve quelquefois dans l’esto-mac et les intestins des chèvres, des mam-mifères ruminants et même des chevaux.

ÉGAIL (chasse). Voy. Aiguail auDict.

"ÉGAL, ALE. adj. Système égal (mu-sique anc.), Dénomination appliquée parles Grecs au système d’Aristoxène quidivisait chaque tétracorde en trente par-ties égales. ]| Cartes égales (jeux). Voy.Carte. || Nombre égal et nombre éga-lement égal (arithm.). Voy. Nombre.

|| Raison égale. Voy. Raison. H Heureségales (gnomon ). Voy. Heure.

ÉGALADE. s. f. (agricult.) Variété dela châtaigne ordinaire.

"ÉGALÉ, ÉE. adj. Oiseau égalé (fau-conn.), se dit d’Un oiseau qui porle surle dos des mouchetures blanches, ap-pelées, Égalures.

ÉGALÉON. s. m. (géogr. anc.) Mon-tagne de l’Altique, du haut de laquelleXercès vit la défaite de sa flotte à Sala-mine.

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ÉGALEUR. s. m. (hist.) Nom par le-quel plusieurs historiens désignent cer-tains démocratesqui formèrent un parti enAngleterre, vers 1647, et que l’on appelleen anglais, Lcvellers. Ce parti fut détruitpar Fairfax, en 1649. ^ ll dit pins ordi-nairement, Niveleurs. Poy. ce mot.

ÉGALIR. v. a. (lechnol.) Rendre lesdents d’une roue égales entre elles.

Égai.i, ie. part.

ÉGALISOIR. s. m. (technol.) Crible àtravers lequel on passe la poudre à ca-non , pour en égaliser les grains.

ÉGALISSAGE. s. m. (horlog.) Action,d’égalir.

"ÉIGALITÉ. s. f. (polit.) Il se dit ab-solument de L 'égalité de droits ou éga-lité devant la loi, c’est-à-dire Du droitqu’ont tous les citoyens d’ètre soumisaux mêmes charges, admissibles à tousles emplois , et jugés par les memes tri-bunaux et selon les memes lois, quelsque soient leurs titres, leurs dignitéset leur fortune. L’égalité est dans lesmœurs modernes , plus encore que la li-berté. |j Égalité promise par contrat demariage (anc. jurispr.), Égalité qui ré-sultait de la promesse que le père et lamère avaient faite, en mariant un deleurs enfants, et par le contrat de ma-riage de cet enfant, de ne point avan-tager les autres à son préjudice. || Jeude l’égalité y Sorte de jeu de hasard quise joue avec trois dés et un tableau diviséen 6 cases. |J Egalité (algèbre), Syno-nyme à'Équation. Voy. ce mot au Dict.

ÉGALURE. s. f. (faucon».) Il se ditde Certaines mouchetures blanches surle dos d’un oiseau. Ce faucon a le dosparsemé d'égalures.

ÉGANDILLER. v. a. Il se disait au-trefois, en Bourgogne, pour, Étalonner.

Egandiixé, ée. part.

"ÉGARD, s. m. (droit coût.) Juré d’unecommunauté. 11 y avait des égards à Paris,à Amiens, à Lille, et dans d’autres villesdu nord de la France.

ÉGARDÉ, ÉE. adj. Il se disait jadisD’une étoffe visitée et marquée par leségards.

ÉGARDISE. s. f. (droit coût.) Jurande ;fonctions des égards. [| Temps peudantlequel les égards faisaient leurs visites.

ÉGARROTÉ, ÉE. adj. (vétér.) Il se ditD’un cheval qui est blessé au garrot.

ÉGAUDIR (S’), v. pers. Il s’est dit au-trefois, et se dit encore en Picardie,pour, Aller au bois; chasser dans unbois. || On l’a interprété quelquefois par,S’égayer, mais abusivement.

Égauih , te. part.

ÉGAULTË. s. f. (V. lang.) Égalité.

ÉGAUMENT. adv. (V. lang.) Égale-ment.

ÈGAYEMENT. s. m. (agricult.) Fossédestiné à diriger et faire écouler les eauxd’irrigation d’une prairie.

ÉGAYER, v. a. (agricult.) Arroserune terre, un pré, nue prairie. 0 Laverle linge dans de l’eau claire, pour enfaire sortir tout le savon. Voy. Aiguayerau Dict.

Égayé , ée. part.

EGCIIYTRIAI (ant. gr. ). Voy. En-chytries.

ÉGÉATE. adj. et s. des 2 g. (géogr.apc.) Habitant d’une des villes appeléesEgées. 0 Qui appartient à une de cesvilles ou à ses habitants.

ÉGÉE. n. pr. m. (temps lier.) Roid’Athènes, fils de Pandion et père deThésée. Celui-ci, étant au nombre desvictimes que l’on devait envoyer au mi-

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notaure, en punition du meurtre d’An-drogée, se proposait de combattre lemonstre; Égée ordonna de mettre auvaisseau des voiles blanches pour le re-tour, si son fils était vainqucMir. On ou-blia ce signal. Égée, croyant son filsmort, se précipita dans la mer qui porteson nom. Voy. Thésée et Minotattre.||Egée , fils d'OEolyeus; les Spartiates luiavaient consacré un monument héroï-que. || Porte d’Egée (ant. gr.), Une desporte! d’Athènes, près du Delphinium,où se trouvait autrefois le palais d’2^é<?.||Mer Egée (géogr. anc.), Partie de laMéditerranée, entre la Grèce et l’AsieMiueure. Aujourd’hui, L’ Archipel.

ÉGÉEN. adj. m. (myth. anc.) Surnomde Neptune, vainqueur d’Égéon. NeptuneÉgéen avait un temple près de la villed’Egées en Eubée.

ÉGÉENNE. adj. f. (myth. anc.) Sur-nom de Vénus, née dans la nier Égée.

ÉGÉES ou ÈGES (géogr. anc.). Nomde plusieurs villes de la Grèce et de l’A-sie Mineure. En grec, Atyau

ÉGÉIDE (ant. gr.). Voy. Égide.

ÉGELO. s. m. (bot.) Un des noms duCytise des Alpes.

ÉGENE. adj. des 2 g. Latinisme quisignifie, Pauvre, indigent. On le trouvedans Rabelais.

ÉGÉON. n. pr. m. (myth. gr.) Fils deCœius ou de Poutus, et de la Terre. Se-lon quelques mythologues , il délivra Ju-piter dans la guerre des dieux, et devintune divinité marine, ou le gardien des en-fers ; selon d’autres, ayant combattu con-tre Jupiter, il fut foudroyé par ce dieu etenchaîné par Neptune. On le représenteavec cent bras, et les dieux l’appelaientBriarée. Voy. ce mot. || Égéon (tempslier.), Un des fils de Lycaon, roi d’Arca-die. fl Égéon. s. m. (zool.) Crustacé de lamer Méditerranée.

É 2 GÉONE. s. f. (zool.) Coquille fossilede la Transylvanie.

ÉGÉONÈE. n. pr. m. (temps lier.) Undes fils de Priam.

ÉGER. s. m. (géogr.) Rivière d’Alle-magne, qui prend sa source en Bavière,entre dans la Bohème, et se jette dansl’Flbe, après un cours de 46 lieues, ftÉger ou Égra, Ville royale de Bohême,autrefois ville libre impériale 1 , sur YÉger;elle fait un grand commerce avec toutel’Allemagne. Fabriques de limes; eauxminérales de Franzenshrun. 8,ooo âmes.

ÉGÉRAN. s. m. ( minér. ) Minéralqu’qu trouve en Bohème.

ÉGÉRIE. n. pr. f. (myth. rom.) Nym-phe du Latium, que les femmes encein-tes invoquaient pour obtenir une dé-livrance facile. Nurna la consulta sur leslois qu’il donna a,ux Romains. Égérie ha-bitait un antre près de la porte Capène,ou dans les environs d’Aricie. A la mortde Numa, elle fut changée en fontaine.|| Égérie. s. f. (zool.) Genre de crustacés.|| Espèce de papillon.

ÉGERSIS. s. f. (ant; gr.) Selon l’En-cyclopédie, Hymne que l’on chantait auréveil des nouvelles mariées.

ÈGES (géogr. anc.). Voy. Égées.

ÉGESTA. n. pr. f. (temps hér.) Filledu Troyen Hippotas; elle se réfugia enSicile pour ne point être exposee à unebête féroce. Voy. Hésione. Elle fut aiméedu fleuve Crimise, et en eut Aceste. gÉgesta (geogr. anc.). Voy. Ségesta.

ÉGESTAIN (géogr. anc.). Voy. Sé-gestain.

ÉGESTAS. n. pr. f. (myth. rom.) Lit-téral., La pauvreté . Personnage allégori-

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