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Complément du dictionnaire [...].
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Estelle, f.e. part, etadj. Ses manteauxd'or estellés ( Fabliaux niss.).

ESTEMENT. s. m. (V. lang.) État;situation.

ESTF.N DELLE. s. f. Il se disait pour,Une nappe, Un morceau de linge étendusur la table.

ESTENDELLIER. v. a.Il signifiait au-trefois , Étendre.

Estendellié , ée. part.

ESTENDEMENT. s. m. (V.Tang.) Ex-tension.

ESTENSE. adj. des 2 g. (hist.) Quiappartient à la maison d’Éste. Il ne s’em-ploie que dans cette locution, Mont es-tense 9 Une somme de trois cent milleécus, que la maison d’Este avait em-pruntée et dont la rente était payée surle revenu de ses possessions dans les Étatsecclésiastiques.

ESTENTE. s. f. ( V. lang. ) Étendue.| Estimation ; évaluation.

ESTÈQUE. s. f. ( teclinol. ) Outil debois dont le potier de terre se sert pourterminer ses ébauches.

♦ESTER. v. 11. (V. lang.) Subsister. 1Rester ; s’arrêter. [| Hésiter. || Je n'estejamais (hist.), Devise de Charles VI, quiétait figurée par une plante de genêt etle mot Jamais.

Esté. part.

ESTER, s. m. ou ESTERRE. s. f. (ma-rine ) Crique cachée dans les mornes derAmérique , et servant de refuge aux ca-boteurs. [J Ester ( relation ), Natte outissu de paille, que les Orientaux étendentsur la terre pour leur servir de lit.

ESTERHAZ (géogr.). "Ville de Hon-grie, eomtat d’OÈdembourg. Magnifiquechâteau appartenant aux priuces d’Ester-bazy.

ESTERLET. s. m. (zool. ) Oiseau del’Acadie.

ESTERLING. s. m. (arehéol.) An-cienne division de la livre poids eu Hol-lande. C’est la même chose que l 'Engel.Voy. Engel. || Estcrling . Voy. Estrehn.

ESTERNEAU. s. m. (zool.) Nom vul-gaire de l’Etourneau.

ESTERNIR. v. a. (V. lang.) Donnerun coup violent ; faire tomber quelqu’unà terre sans mouvement.

Esterni , ie. part.

ESTEROTE. s. m. (pêche) Espèce detramai! qui sert à prendre des soles, desturbots, etc.

ESTERPE. s. f. (V. lang.) Tige; sou-che. |1 Fig., Race.

ESTELLE, s. f. (Y. lang.) Paille;chaume.

ESlEÜLER. v. n. Il signifiait, Ra-masser la paille ou esteule.

Esteulé. part.

ESTEURDRE ou ESTORTRE (S’), v.pers. Il signifiait, Se débarrasser ; se dé-gager.

Esteurs, eurse et Estors, orse. part.

ESTEURSE. s. f. (Y. lang.) Détour. [|Ruse.

ESTEYENON ou ESTEVENANT.adj. et s. m. (ane. métrol.) Anciennemonnaie de Bourgogne, au coin du comteÉtienne ( Estevene ). Les dits bourgeoisdoivent chascun trois sous estevenans.

ESTHÉMATIQUE. adj. des 2 g. (di-dact.) Qui concerne l'habillement.

ESTHËME. s. m. ou ESTHËSE. s. f.( ant. gr. ) Le vêlement de dessous desdames athéniennes.

ESTHÈME. s. m. (phil.) Chose sentie.(| Impression reçue par la sensibilité.

ESIHEOSTOME. adj. des 2 g. (bot.)Il se dit Des mousses qui n’ont qu’une

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garniture simple à l’orifice de leur urne.

ESTHER.. n. pr. f. Livre d’Esther(philo!, sacr.), Livre canonique de l’Écri-ture sainte, où se trouve racontée l’his-toire des Juifs sous Assuérus.

ESTHÉSIE. s. f. (phil.) La sensibilité,la passivité humaine. Elle se divise enendesthésic et exesthésie.

ESTHÈTE, adj. des 2 g. (phil.) Sus-ceptible d’être seuti, de fournir des sen-sations.

ESTHÉTÈRE. s. m. (physiol. et phil.)Centre où se répercutent et se comparenttoutes les impressions; organe principalde la sensibilité.

♦ESTHÉTIQUE, adj. des 2 g. (phil.)U se dit en général De tout ce qui a rap-port à la sensibilité. || Sensitif; capablede sentir. || En particulier, on le dit Dece qui se rapporte au sentiment dubeau. Impression, appréciation esthéti-que. H Jugement esthétique , se dit, dansle système kantiste, Du jugement, lors-qu’il considère les formes des choses demanière à en tirer un sentiment de plai-sir. [[ Critique du jugement esthétique,Théorie du beau et du sublime.

ESTHIOMÈNE. adj. des 2 g. (chirurg.)Corrosif; rongeant.

ESTHONIE. s. f. (géogr.) Un des gou-vernements du nord de la Russie. Capi-tale, Revel. VEsthonie est quelquefoisappelée, du nom de sa capitale, Gouver-nement de Revel.

ESTHON 1 EN, IENNE. adj. et s. (cth-uogr.) Habitant de l’Esthome. || Qui ap-partient à l’Esthonie ou à ses habitants.Les Esthoniens font partie de la familleouralienne ou finnoise.

ESTHUIR. v. a. Il se disait pour, Oter ;éviter. Four esthuir toute meue de plaitz.qui est tant haineuse , se lit dans un litrede l’abbaye de St-Urbain daté de i 358 .

Esthui , ns. part.

ESTIA (myth.). Voy . IIestia.

ESTIBADE. s. f. (agricult.) Portion dela récolte qui revient à celui qui aide àla faire.

ESTIBADOU. s. m. U se disait Dufermier qui tient une terre pour la moitiédes fruits.

ESTIBOIS ou ESTIBOT (tedmcL).Voy. Étibeau.

ESTIEN, IENNE. adj. et s. (géogr.anc.) Il se dit d’Un peuple de la Sarma-lie d’Europe, au N. delà Germaine, prèsde la mer des Suèves. [| Peuple de filed’Eubée, chassé par Périclès. J] Qui ap-partient à l’un ou à l’autre de ces deuxpeuples.

ESTIER.s. m. (pêche) Conduit de com-munication eutre un lac et une rivière ,outre un marais et la mer.

ESTIFLET. s. m. Il signifiait, Unebagatelle, un rien, la moiudrc chose.On trouve dans une ancienne traductionde Don Quichotte : Je nai pas tâté unestiflet de ce que j’avais eu tant de peineà amasser.

ESTILLE. s. f. (tedmoL) Métier à fa-briquer les étoffes , à Amiens.

♦ESTIMATION, s. f. Estime. O11 trouvedans J. J. Rousseau, Sans égard à l’es-timation des hommes. || Estimation, (pliil.),Opinion provisoire. Il se dit, dans la doc-. trinc philosophique d’Abailard, de Toutenotion admise par la foi, tant qu’elle n’apoiut été vérifiée par la raisou et admisedans le domaine de la science. La doc-trine de Yestimation fut attaquée }>arsaint Bernard.

ESTIMATOIRE. adj. des 2 g. (didact.)ui concerne l'estimation, fl estima -

toire (ant. rom.), se dit de L’action quia pour objet de déterminer la nature d’uncontrat de vente, de prêt, etc.

♦ESTIMER, v. a. (marine) Calculer lesillage d’un navire, afin de connaître ap-proximativement le lieu où l’on se trouve.Voy. Estime au Dict.

Estimé , f.e. part.

ESTIOMÈNE. s. m. Il se disait autre-fois d’Un érysipèle, ou du feu Sainl-Au-tojne. Voy. Esthiomène.

ESTIOMÉNER. v. a. Il se disait pour,Ronger; dessécher, et ne s’employaitguère qu'au participe.

Estioméné ? ée. part. Il se 'voit forcedames qui ne sont pas ainsi estiomènéesde catarrhes (Brantôme). || Ulcère estio -mène, Malin, corrosif. II se trouve dansRabelais.

ESTIONS, s. m. pl. (géogr. anc.) Nomd’un peuple de la Yimlélieie.

ESTiSSEUSES. s. f. pl. (technol.) Pe-tites tringles du métier à fabriquer lesétoffes de soie.

ESTIVAL ou ESTIYALET. s. m. (V.lang.) Bottine.

ÈSTTVANDIER.s. m. (agricult.) Celuiqui aide à couper les blés. Voy. Esti-bade.

ESTIVATION, s. f. ( bot. ) Arrange-ment des parties d’une fleur avant sonépanouissement.

ESTIVE. s. f. Il se disait d’Un instru-ment de musique que l’on pense être lacornemuse, jj Estive ( marine ), Charge-ment eu coton , laine, et autres marchan-dises ayant plus ou moins d’élasticité. ||Lest mobile sur les gahves, dans la Mé-diterranée. || Mettre un navire en estive,Répartir la charge de manière à ce qu’ilse tienne droit.

ESTIVER. v. a. II signifiait autrefois ,Mettre les bestiaux pendant l’été dans lespâturages. Jj F.stiver ( marine ), Compri-mer des marchandises d’un grand volume,afin qu’elles tiennent moins de place. |]Arrimer.

Estive , f.e. part.

ESTOBLAGE. s. m. Il se disait d’Undroit qu’on payait pour faire paître lesesteules aux pourceaux.

ESTOC, s. ni. Il se disait d’Un troncd’arbre, d’Une souche. |) Estoc ( hist. ),Grande épée d’argent doré que le pape bé-nit solennellement la veille de Noël. Ledon de l’estoc était une marque de hauteconsidération accordée seulement auxprinces catholiques vainqueurs des infi-dèles : Innocent XI en envoya un à JeanSobieski, roi de Pologne; Alexandre VIII,au doge de Venise Francesco Morosiui ;et Clément XI, au prince Eugène de Sa-voie. § Estoc volant, se disait d'Uu bâtonferré très-court, que l’on pouvait cachersous ses vêtements. || Estoc (technol.),Vase aplati sur lequel le faïencier empilela terre molle. U Instrument avec lequelil arrondit les vases sur le tour.

♦ESTOCADE, s. f. (V. lang.) Sorte d’é-pée. \ Estocade de seconde (escrime),Botte semblable à la botte de tierce, saufque la lame passe sous le bras de l’ad-versaire. | Tirer une estocade, un coupd’estocade , Porter une botte à sou adver-saire. U Estocade, s’est dit fig., d’Unedemande d’argent.

ESTOCADELR. s. m. Il se disait deCelui qui estocade, et fig., d’Un sollici-teur. Eslocadeurs à toute outrance, D’ar-gent comptant : grands amateurs, ditScarron, en parlant des faiseurs de dé-dicaces.

ESTOCAGE. s, f. (droit coût.) Droit

de quatre deniers qui était dû au sei-gneur lorsqu’on vendait un héritageESTOCQUIER. v. a. (V. lang.) Frap.per de la pointe. JJ Attaquer. J Ficher. |Boucher; fermer. "

Estocquié, f.e. part.

ESTOFFE. s. f. Ancienne orthographedu mot Etoffe. || Matière première; cequi est employé par les artisans. || Gensd’estoffe , Gens de mérite; hommes cou-

rageux.

ESTOFFEF.MENT. adv. (V. lang.]Magnifiquement ; fastueusement.

ESTOFFER. v. a. Il signifiait, Appro-visionner. |1 Fabriquer. O11 lit dans Mon- !laigne : Leurs bastiments sont fort loim,estojfez d’escorce de grands arbres. \ Ils’employait fig. pour, Apprécier; juger.Montaigne a dit: Je le considère sim-plement en luy même, sans relation,Vestoffant sur son propre modèle.

Estofff., ée. part.

ESTOFFERIE. s. f. (V. lang.) Gra-vure. ü Ciselure, g Découpure.

ESTOFFURE. s. f. H signifiait, Gar-niture ; ornement.

ESTOIR. s. m. (pêche) Sorte de tra-uiail dont on se sert sur la Gironde, pourprendre des soles, des turbots.

ESTOIRE. s. f. ( V. lang. ) Histoire. |Flotte, armée navale. Mull fut belle cetteestoire et riche (Villehardouin). Fuy.Es-tokée.

ESTOIREMENT. s. m. Il signifiait au-trefois, Provision; fourniture.

ESTOISER. v. n. Se présenter. Estoi-ser à le ley, se disait pour, Comparaîtreen jugement; Ester adroit.

Estoisé. part.

♦ESTOMAC, s. ni. Estomac de hn-clume (technol.), Morceau de fer qui lot *tifie le devant de l’enclume.

ESTOMMIR. v. a. Il signifiait, Éloa-11er; troubler.

Estommi, ie. part. On lit dans Rabe-lais : N’y ha meilleur rernede de salut agens estommis et recreuz, que de n espérersalut aulcun.

ESTOMÈRE. s. f. (pêclie) Sorte detramai].

ESTONNEURE. s. f. ( V. lang. ) En-

Hirdissement.

ESTOQLER. v. a. et n. (anc. T. mhl)rapper d'estoc. j| Il se disait aussi pour,ouipre , briser des mottes de lent*.Estoqué, ée. port.

ESTOIl. s. m. (V. lang.) Tournoi;mte. || Coufusion ; embarras.

ESTOIl AN CE. s. f. ( an«' v prat.) Onspclait ainsi Une augmentation de dot,il don nuptial.

ESTORIiAGE. s. ni. (V. lang.) T«“'le; tumulte. 11 Signal pour rassembleres gens (le guerre. Il Bruit d’un combat.Guerre.

ESTORCE. s. f. Il se disait pour, En-irse. On le trouve dans la farce du la*îelin. . . r •.

ESTORCEMENT, adv. Il sigmMit,.vec précaution, prudemment.ESTORCKR. V. u. Il se disait autretoisour, Se donner une entorse.

Estorcé. part. . . T ,„

ESTORDOISON. s. f. Il siguifiait, b.ourdissement. ,

ESTOftORE. v. a. (Y. lang.) TordDétourner; soustraire.

Estors, orse. part. t pESTORÉE. s. f. Il se disait pouMision; multitude. Lu roi dAeg' ,

voit fait appareiller une grandee nefs (Chron. de Flandre).ESTORKMEÎiT. S. ni. (V. laug-) S