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911, Charles le Simple, roi de France,s’empara du royaume de Lorraine., à l’ex-ception de l’Alsace, qui en fut alors dé-membrée. Enfin, Henri l’Oiseleur le réu-nit définitivement à l'empire d’Allemagneen 923. C’est à cette époque que finit lapremière période de l'histoire du royau-me de £orr«/fe.||Comme État dépendantde l’Allemagne, les vastes pays que ren-fermait le royaume de Lorraine furentdivisés, vers 1044, en deux duchés : i°Duché de la Basse-Lorraine, de Lothiers,ou Lothie, qui prit ensuite le nom deDuché de Brabant, et passa, en i 355 ,dans la maison de Bourgogne; 2 0 Duchéde la Haute-Lorraine, de Lorraine mo-sellane, ou de la Moselle, Celui quiconserva seul le nom de duché de Lorrai-ne, et qui fut conféré, en 1048, à Gérardd'Alsace, souche des maisous d’Autricheet de Lorraine. Indépendamment de cesdeux grands duchés, quelques autresproviuces du royaume de Lorraine enfurent démembrées, et données à desprinces particuliers. Tels furent les ar-chevêchés de Trêves et de Cologne, l'é-vêché de Liège, lè duché de Jutiers , lesTrois évêchés, et les divers duchés etcomtés qui se formèrent dans les Pays-Bas. Le duché de Lorraine fut cédé en1736, par le traité de Vienne, à l’ex-roide Pologne, Stanislas, beau-père deLouis XV, et réuni à la France à la mortdeStanislas (1766).! Croix de Lorraine(blason). Voy. Croix au Dict.
LORRÉ (blason). Voy. Loré.
LORRIS ( géogr. ). Petite ville deFrance, dans le département du Loiret.1,800 habitants. || O11 disait autrefois,proverbialement, Le greffier de Lorris,en parlant d’Un greffier pour rire. B Ondisait aussi, Il est de Lorris, ou les battuspayent l'amende, en parlant d’une dupe.
LORROISE. s. f. (anc. T. milit.) Genrede hache dont on se servait au moyenâge.
'LORSQtîE. conjonct. Ce mot a étéemployé par Racine, d’une manière har-die, pour, Oit corrélatif du mot Temps.Ils regrettaient le temps, à leur grand-cœur si doux, Lorsque assurés de vaincreils combattaient pour vous (Bajazet). Voy.Quand.
LORULE. s. m. (bot.) Expansion deslichens filamenteux ou rameux.
LORUM. s. m. (zool.) Bande nue, qui,dans certains oiseaux, s’étend de la basedu bec jusqu’à l’œil.
LOS. art. m. pi. (V. lang.) Il s’em-ployait comme régime pour, Les.
•LOS. s. m. (V. lang.) Gloire. Acquérirgrant los. Il est resté dans le style maro-tique , et quelquefois même il a été em-ployé dans un ton plus sérieux. Ou sivoulez, à payer ce sera, Quand votrelos et renom cessera (Marot). Tous re-nonçaient au los des belles actions (LaFontaine). | Avis, exhortation. Au losetentente de son conseil. U Partage; lot;possession; héritage. || Sort. Geter los ,Tirer au sort. || Los ( jurispr.) , Gré, vo-louté, avis, consentement. Avoir son loset choix. jj Los (anc. métrol.), Mesure deliquide. Voy. Lot.
•LOSANGE. s. Ce mot, en géométrieet dans les arts, est toujours masculin.Le losange doit avoir ses quatre côtéségaux. Les deux angles obtus d'un lo-sange sont égaux entre eux, ainsi queles deux angles aigus. Q Losange, s. f.(blason) Meuble de l’écu qui diffère dela fusée , en ce que celle-ci est plus res-serrée au milieu, et moins aiguë aux
LOT
bouts. Elle diffère des macles et desrustres , en ce que les losanges sont plei-nes, au lieu que les macles sont entière-ment à jour, et les rustres percées en rond.
1 Losange (anc. technol.), se disait Desverres qui garnissaient un châssis, quellesque fussent leurs formes, parce que pri-mitivement tous ces verres étaient cou-pés en losange.
LOSANGE, s. f. (V.lang.)Mensonge;flatterie. Par .dons aulcuns , ne pour lo-sange (Guiart\ Voy. Losenge.
LOSANGER. v. a. (didact.) Distribueren forme de losanges.
Losange , ée. part, et adj. (blason) Ilse dit De l’écu, quand il a la forme dhinelosange. || Il se dit aussi D’un écu cou-vert tout entier de losanges, ou Des piècesqui sont garnies de cette manière. Craonporte losange de gueules et d’or.
LOSENGE ou LOSANGE, s. f. (V.lang.) Louange, flatterie, mensonge.
LOSENGER ou LOSANGER. v. a.(V. lang.). Flatter, tromper, abuser quel-qu'un.
Losenge ou Losange, ée. part.
LOSENGERIE ou LOSANGERIE, s.f. (V. lang.) Tromperie; flatterie; men-songe. Li faux amis qui servent de losan-gerie en lieu de conseil.
LOSENGEUR, F.USE, LOSANGER,ÈRE, ou LOSENGIER, 1 ÈRE. adj. et s.(V. lang.) Trompeur; menteur; flatteur.Ne sont pruedome, ainçois sont losan-gers (Guarin).
LOSSAN ou LOSSON. s. m. (zool.)Un des noms du Charançon du blé, ouCosson.
'LOT. s. m. (anc. métrol.) Mesure deliquide, qui coutenuit le double de lapinte. l’ai vu un seigneur qui ne beuvoitguère moins de cinq lots ue vin (Mon-taigne).
LOT. s. m. (géogr.) Rivière navigablede France, qui passe à Cahors, et sejette dans la Garonne, fl Département deFrance, au S., riche en grains, vins,soie, huile de noix, bêtes à laine.287,000 habitants. Chef-lieu, Cahors . QLot-et-Garonne , Département de France,au S. Commerce de vins, grains , comes-tibles, bêles à laine. 346,000 habitants.Chef-lieu, Agen.
LOTALITK. s. f. (minér.) Variété dediallage.
LOTÉ, ÉE. adj. (bot.) Qui ressembleau lotier. B Lotées. s. f. pl. Famille deplantes légumineuses.
LOTII. s. m. (métrol.) Subdivision dela livre poids employée en Allemagne.32 loths valent uue livre.
LOTHARINGIEN, IENNE. adj. (V.lang. et géogr.) Il se disait pour, Lorrain.
LOTHERIE ou LOTHERINGE. s. f.(V. lang. et géogr.) Ancien nom de laLorraine. Voy. Lotherrègne.
LOTHERRÈGNE. s. f. (bist. et géogr.)Littéral., Royaume de Lothairc. Ortho-I graphe primitive du mot Lorraine. Bienque l’idée de royaume y soit comprise,nous disons encore, Royaume de Lor-raine. Voy. Lorraine.
LOTHIAN. s. m. (géogr.) Ancien paysd’Ecosse, divisé aujourd’hui en troiscomtés : Easl-Lothian ou lîaddington ,JVest-Lothian ou Linlithgow , et Mid-Lothian ou Edimbourg.
LOTH 1 ER. s. m. (V. lang.) Anciennom de la Lorraine. On lit dans un traitéde paix fait entre le duc de Lorraine etle duc de Brabant, en i 3 oo, Jean, parla grâce de Dieu , duc de Lothier , duBraibant, de Lembourc t etc.
LOU
LOTIE, s. f. (V. lang. et anc. jurispr.)Partage, division en lots. || Lots. Fairedes lottes égales.
LOTIER. s. m. (pêche) Pêcheur qui,en fournissant sa part de filets pour lapêche, jouit du plein lot.
I.OTIFORME. adj. des 2 g. (bot.)Qui a la fprme du lotus.
'LOTION. s. f. (relig. mah.) Mot parlequel on désigne en français La pratiqueexpiatoire requise par le Koran, pour lessouillures non substantielles majeures.Voy. Lavage, jj Lotion funéraire, Cellequi consiste, chez les musulmans, à la-ver le corps d’uu défunt, soit homme,soit femme, soit enfant. La lotion funé-raire est d’obligation divine, jj Lotion desphilosophes (art herm.). Voy. Lavementdes philosophes au mot Lavement.
LOTIS, n. pr. f. (myth. gr.) Fille deNeptune, métamorphosée en un arbrequi porta le nom de Lotos.
LOT 1 SSAGE. s. m. (métallurg.) Actionde prendre une certaine quantité de mi-nerai pour en faire des essais.
LOTISSEUR. s. in. (anc coût.) Celuiqui divisait les marchandises par lots.Les lolisseurs de cuirs furent créés parun édit de juin 1627.
LOTIZÉ, ÉE. adj. (anc. coût.) Partagéen lots. Biens lotizés.
LOTOIDE. adj. des 2 g. (bol.) Quiressemble au lotus.
LOTOIRE. s. m. (zool.) Genre de co-quilles univalves.
LOTOPHAGE. adj. et s. des 2 g. (géo-gr. anc.) Nom d’un peuple qui habitaitune île de la petite Syrie, et la côte S. del’Afrique; il était ainsi appelé, parceque, suivant Homère, il se nourrissait desfruits du lotus. || lie des Lotophages, Pa-trie des Lotophages. O11 l’appelait aussi,Meninx. Aujourd’hui, Zeroi.
LOI S. s. m. pl. Lots et ventes (féod.).Voy. au mot Lods du Dict. jj Lots et re-tenue, Droits payés par nu acquéreur auseigneur censueî, pour obtenir l’investi-ture de l’héritage acheté.
LOTTERIE. s. f. (V. lang.) Ancienneorthographe du mot Loterie. Les lotteriesn’étaient d’abord que des distributionsd’objets précieux faites par l’ordonna-teur d'une fête à ses hôtes. Chaque lotétait accompagné d’une devise, ou dequelques vers.
'LOTUS ou LOTOS, s. m. (ant.) Plantedu pays des Lotophages, qui, selon lespoêles et les mythographes, produisaitdes fruits si délicieux que les étrangers,après en avoir goûté, oubliaient leur pa-trie. Il 11e faut pas confondre ce lotus deLibye, qui est une espèce de jujubier,avec le lotus d’Égypte qui parait êtreune espèce de nymphéa. Voy. Loto-phage. j| Manger du lotus , expr. prov.,Perdre la mémoire.
LOU. s. m. (V. lang.) Luth, instru-ment de musique. || Lou, Ancienne ortho-graphe du mot Loup.
LOU. art. m. sing. (V. lang.) Il se disaitpour, Le, et s’employait avec le régime.Voy. Lo.
'LOUABLE, adj. des 2 g. (hist.) Titred’honneur que les cantons suisses sedonneut entre eux. Les louables cantonsde Zurich, de Berne, etc.
LOUADE (droit coût.). Voy. Laudeet Leude.
'LOUAGE, s. m. Action de louage(jurispr.), Action par laquelle le pro-priétaire demande au locataire le paye-ment des loyers et la restitution de sonbien en bon état. Q Contrat de louage,
LOU
Contrat qui règle les conditions d’une lo-cation. Il Louage, Ce qu’on donne à bailLOUAGER, ÈRE. adj. et s. (V.lang.)Qu’on donne à bail, qu’on loue. Car-rosse louager. || Louager (anc. jurispr.),Locataire.
LOUAGIER, 1 ÈRE. s. (V. lang.)Censier, fermier.
LOUANDIER, 1 ÈRE. s. (V. lang.)Locataire ; la personne qui loue.
LOUARGAT (géogr.). Ville de France,département des Côtes-du-Nord. 3 , 8 oohabitants.
LOUBINE. s. f. (zool.^Espèce de pois-son , Perche de Cayenne.
LOUCE. s. f, (V. lang.) Grande cuillerpour servir le potage. Ce mot est encoreusité dans quelques patois. Voy. Loccbe.
LOUCERVE. s. m. (V. lang.) Loupcervier, ou, Femelle du loup cervier.Des loups, des ours, des lions, des-loucerves ( Marot).
'LOUCHE, adj. des 2 g. Prov., L'envieest louche , Les envieux ne jugent jamaissainement les actions d’autrui.
LOUCHE, s. f. (V. lang.) Cuiller.Rabelais l’a employé dans ce sens et danscelui de Bêche. j| Louche, se dit, dansbeaucoup de villes du nord de la France,pour désigner Une grande cuiller à longmanche, avec laquelle on sert le potage.Une louche d’argent. Douze couverts etla louche. U Louche (agricult.), Hoyau.|| Espèce d’écuelle emmanchée à un longbâton, qui sert à répandre les engraisliquides sur la terre. || Louche (technol.),Outil de tourneur, creux, conique et àbords tranchants, avec lequel on agran-dit des trous déjà commencés. \ Louche(zool.), Espèce de poisson du genre deslabres.
LOUC 1 IF.MENT. s. m. ou LOUCHh-RIE. s. f. (didact.) Action de loucher.Tous les louchements ne sont pas égale-ment désagréables.
'LOUCHET. s. m. (technol.) Godetde tôle dont on arme les chaînes conti-nues des dragues. f
LOUCHETE ou LOUCHETTE. s. I(Y. lang.) Petite cuiller. I Lfuchtte, sdit quelquefois d’Hn appareil quoi) emploie pour empêcher de loucher, [>redresser le l'egard. ,
LOUCHOiN. s. m. (eharp.) lr°" c -sapin sans nœuds.
LOUUÉAC (géogr.). Ville de Fia >
chef-lieu d’un arrondissement du d Ptentent des Cô(es-du-Fiord. 01 i6,700 habitants.
LOUDÉAH ou LAOLDEA:H. -(géogr.) Lac de Barbarie, dans la \
méridionale du royaume de 1 unis.
du Loudéah est salée. . ;
LOUDIER. S. m. 0 • ,aü »-> £ ni , UM ,habite mie misérable cabane. 1 ade lit..* jeter sur un loud >- Il ^de campagne. Gobw ve> ...” a Jj.loudier ( Eroissart). 1 l° lldl ’ ' J
et s. Libertin; P™f ue ;.„^ Sloudiire. Vn r aiUard loud*. ^
LOUDUN (geogi.)- Vl ‘le <|é|,ar-chet-lieu d’un arrondissement d ^. n
tement de la Vienne.. ’atueCraudier. 5 ,ooo I ' ab, ‘“ u,s )• fls h cogr.)
LOUDUNOIAOlSE-^irtSç,Habitant de Loudun. IlJv i oll dunoiS'à Loudun ou a scs ha jLls. m. Petit pays de Iianc , , 0 iu lw>«“■était la ceinte. Coumrne du y Ri .
LOUE ou LOüVt. - J-W Vjettevière flottable dedans le Doubs t a 3Dole.