MAI
drecies, Arec la mesure exacte. MesurerHfl boisseau de grain • de main tierce ,^mesurer ras. || Fermer (a main (prat.),Faire uue saisie chez un débiteur, pouri’empécher de faire disnaraître des va-leurs. | Payer en main brève , Payer di-rectement au dernier créancier. Au lieuèe payer à Jean qui devait à Jacques ,m lui-même devait à Paul , j'ai payé enmin brève (à Paul ). || Main tierce , Per-sonne aux mains de laquelle on déposeune chose contestée. fl Main de gloire^oiagie), Main de peudu desséchée, danslaquelle on plaçait uue bougie dont la lu-mière, croyait-on, rendait immobilesceux qu'elle frappait. Les 'voleurs se ser-ment de mains de gloire pour pénétrerdans les maisons. || Main de gloire, sedit aussi d’üne racine de mandragore,préparée d’une certaine manière, à la*quelle les charlatans attribuaient le«pou-voir de doubler l’argent qu’on mettaitauprès. Ou disait aussi, Mandegloire. Voy.i’Etymol. | Avoir de la main (escrime),Tromper les parades finement et avecadresse.H Arrière main (jeux). Voy. Ar-uîu-kmn à la lettre A du Dict. |Avant main, Coup de raquette que l’onpousse aiee le côté des droits. )| Pleinenain, se dit, à certains jeux, de L’ac-tion par laquelle le banquier amène tou-tes les cartes retournées sur le lapis,uaat d’amener la sienne. || Tirer la"ww, Tirer au sort pour savoir quijouera le premier. \\ Avoir Cappui, latatfc/w à pleine main (manège), se ditd'un cheval qui a l'appui ferme sans pe-ser, sans battre à la maiu. || N'avoir pasdemain, se dit du cavalier qui se sertM j à propos de la bride. || Forcer lamm, se dit d’un cheval qui est inseu-sdtieaux aides de la bride, et s’emportewlgrè le cavalier. || Conduire un chevalde la main ou Travailler un cheval de laJ'Wt, Le changer de main, fl Le travail-ler de la main à la main , Le travailler par«seul effet de la bride. || Hâtez la main,fcdità un écolier de manège, lorsqu’on'^t [obliger à tourner la main plusT He du côté qu’il manie. Q Mener un che-conduire sans être monté«sui.| Cheval dans la main , se ditU cheval bien dressé, qui suit sans°rts les indications du cavalier.|| Tenircheval dans la main, Eu être toujourstv!. Fe ' l un cheval dans la main,
%ouver
, par ses mouvements qu’il eom-W fadement, j) Mettre un chevaliiacîi- douner uue première
S? 1011 indispensable pour tous les au-exercices.I Soutenir la main ou Te-i s e dit pour, Tirer la bride,
qui nÜ*. l P ,lorant ?> se dit d’Un cavalierïer à n atl P®* saisir les temps, et chan-î t r °* lüS ^ em pl°i de ses forces. (|
En’« dit d ’| U " caïalier f! ' ,i
* I lar Jus mouvementsW I? v *•' °A disait aulrefois . Main
, qilalleme !" l)res <lu singe.
‘firmam , nt , < l üalre Tirer main
l jla Çanl la ma ,,T ln, “ T 0 III P u , en re-ail 'Jess us j e a ,me |°ng"cur de liras
'»«#(h«hno^' l n a t ‘T eSCha, ' lie e fful 't-lle " forme de 1 a T'atre branches
Mient ii Sa p„ 'p^. dunt les horlogers l'ai-
de Jifférente« IL Pl ?. ce de fer . recourbée" r farder “,f Ves ’ U " 1 s,,rt « enlc-Medeh . N Mmn c °nlante, LaMe 0,1 “"U"! d ’»n escalier sur la-
*** »S' r in -1 Donner in
/A, Lapprêter de nia-
MAI
niere à la faire paraître plus épaisse. 0Main d'oublies, se dit, popul., d’Uuepoiguée d’oublies. La main est de sept ouhuit oublies. Les boites d'oublies contien-nent ordinairement 'vingt mains.
MAIN. s. m. (V. lang.) Malin. De man-lever estoit accoustumcz. Tel rit au mainqui le soir pleure.
MAIN. adj. m. (Y. lang.) Mitoyen ;milieu.
MAIN ou MAYN. s. m. (géogr.) Ri-vière navigable d’Allemagne, qui se jettedans le Rhiu près de Mayence. On écritaussi, Mein. [j Main supérieur ou Mainrouge, Ancien cercle de Bavière dont lechef-lieu était Bayreuth. 434,000 âmes.|| Main inférieur, Ancien cercle de Ba-vière dont le chef-lieu était Wurtzbourg.425,000 âmes.
MAÏNA ou MAGNE, s. m. (géogr.)Pays montagneux de la Grèce, dans lapartie méridionale de la Morée. || Bourgsitué dans le pays de Maïua.
MAINADAIRE. s. m. (hist.) Titreque portaient autrefois certains noblesespagnols faisaut partie de la maison duroi. Ce terme s'emploie surtout en par-lant de la cour d’Aragon.
MAINADAIIUE. s. f. (hist.) Dignitédu royaume d’Espague; office dans lamaison du roi.
MALNADE. s. f. (hist.) Espèce decompagnie hanche. On excommunie lespillards aragonois et leurs mainades oucompagnies, avec ceux qui leur donnentretraite ou protection (Fleury).
MAINATE, s. m. (zooï.) Genre d’oi-seaux.
MÀINBARNIE, MAINBORNIE etMAINBOÜRGIK (anc. iégisl.). Voy.Mainbocrnée.
MAINBÀRNIR, MAINBORNIR etMAINBURNIR (anc. Iégisl.). Voy. Main*
BOURNER.
MA 1 NBOUR ou MAINBOURG. s. m.(anc. Iégisl. et Y. lang.) Tuteur. || Gar-dien. || Procureur.
MAINBOURNÉE, MAINBOURNIEet MAINBURNIE. s. f. (anc. Iégisl. et V.lang.) Tutelle; curatelle; et en général,Protectiou. On trouve dans les lois j i-puaires : La reine, ses enJaJts qui sont ensa mainburnie.
MAINBOURNER et MAINBURNIR.v. a. (anc. Iégisl. et V lang.) Protéger;soigner; gouverner. Pour les enfansmainbourner. Il n’aura ja si grand avoir,Ni si grand terre à mainburnir.
Mainbourné , ée, et Mainbumni , ie.part.
MAINBOURNISSIÈRE et MAIN-BURNISSIÈRE. s. m. (anc. Iégisl. et V.lang.) Tuteur; curateur. Voy. Main-bour.
MAINBUIRNE. s. f. (anc. Iégisl. etV, lang.) Tutrice.
MAINDEGOURRK. s. m. (V. lang.)Mot que Rabelais a employé pour, Fi-lou , voleur.
MAINDRE. adj. des 2 g. (V. lang.)Plus petit ; moindre.
MAINDRE. v. n. (V. lang.) Demeurer;habiter. Se je i mains je me faindrai.
Maint, part.
MAINE, s. f. (Y. lang.) Manoir; de-meure; habitation.
MAINE ou MAINÉE. s. f. (V. lang.)Pleiu la main ; ce que la main peut con-tenir. Sans nous , il en avait pour samaine de fèves (Molière), Sans nous, ilétait perdu. Voy . Mine.
MAINE, s. m. (géogr.) Un des États-Unis de l’Amérique septentrionale. Ca-
MAI
pitale, Augusta. On l’appelle aussi, leMain. 0 Maine, Aiicieunè province deFrance, dont le Mans était la capitale.Aujourd’hui, le Maine forme à peu prèsles départements de la Sarlhe et de laMayenne. Le Maine fut cédé au roi deFrance par le testament de Reué d’An-jou, en 1481 : donné depuis eu apa-nage à plusieurs princes, il fut réunidéfinitivement à la eouroune en 1584. |Maine, s. f. Petite rivière navigable deFrance, qui se jette daus la Sèvre nantaise.0 Nom que l’on doune à la Mayenne, de-puis sou confluent avec la Sarthe jusqu’àson embouchure dans la Loire. |j Maine-et-Loire, Département de la France, dontle chef-lieu est Angers. Commerce d’ar-doises; toiles, mouchoirs; grains; vins,etc. 477,000 habitants.
MAINE, s. f. (bot.) Arbrisseau deCayenne.
MAlNÉ. s. m. (anc. Iégisl.) Puîaé;cadet.
MAIXEMENT. s. m. (Y. lang.) Ma-noir; habitatiou.
MAINER. v. a. (V. lang.) Mener ;couduire ; guider.
Maine, ée. part.
MAlNETÉ. s. f. (anc. Iégisl.) Éta* decelui qui est le puîné, le cadet. | Droit,avantage qui appartenait au plus jeunedes enfauts dans la succession du père oude la mère.
MAINETTE. s. f. (Y. lang.) Petitemain.
MAINFAICT. s. m. (auc. Iégisl.) Re-trait lignager ou féodal.
♦MAIN-FORTE. s. f. (auc, prat.) Per-sonue puissante qui possède quelquechose. Je ne puis exercer le retrait decette terre, car elle est à main forte.
MAINGEURE. s. f. (V lang.) Étable.flCrèche; râtelier,
MAINGIER et MAINGUER. v. a. etn. (Y. lang.) Manger.
Maingié et Maingué , ée. part.
MAINLANI) (géogr.). La plus grandedes îles Shetland, dans l’Atlantique.14,000 âmes. Chef-lieu, Lerwick. Onl’appelle aussi Pomona.
MAIN-METTRE. v. a. (anc. coût.)Affranchir un homme de coudition ser-vile.
Main-mis, isk. part, et adj. Qui, deserf, est devenu franc et bourgeois.
MAIN-MILITAIRE, s. f. (jnrispr.) Ilse dit de La force publique armée, lors-qu’il s’agit d’une exécution. Livrer lescoupables, les prévenus à la main-mili-taire.
‘MAINMORTE, s. f. Droit de main-morte territoriale (anc. jurispr.), Droit envertu duquel les seigneurs de fièfs héri-taient des biens de leurs tenanciers, lors-que ceux-ci mouraient sur le territoiredu seigneur. 0 Droit de mainmorte per-sonnelle , Droit que possédaient quelquesseigneurs, sur l'héritage d’un homme néleur vassal, quand meme cet homme avaitétabli <011 do'micile dans un lieu franc.
MAINMIJABLE. s. m. (féod.) Serfqui pouvait changer de seigneur.
MAINNAGE. s. m. (V. lang.) Mobi-lier; meubles, objets servant au ménage.
MAINNIER. s. m. (anc. coût.) Ser-gent; huissier.
MAINOTE ou MAÏNATE. adj. et s.des 2 g. (géogr.) Habitant du Maïna, enGrèce. | Qui appartient au Maïna ou àses habitants. Les Maïnotes se croient lesdescendants des Lacédémoniens.
MAINpAST, s. m. V. lang.) Domes-tique , serviteur.
MAI 735
MAINPLANT. s. m. (Y lang.) Reje-tou. fl Nouveau plant de vigue.
MAINS, adv. (V. lang.) Moins.
MAINSNÉ. s. m. (aue. Iégisl. et Y.lang.) Puîné; cadet. Il convient que Utiers mainsné emporte, etc. Voy. MaIne.
MAINSNETÉ. s. f. (anc. Iégisl. et T.lang.) Minorité; état du cadet. Il est enmainsneté.
MAINTENANCE, s. f. (V. lang.) Con-servation ; défense ; protection. || Mainte-nance (anc. jurispr.), Confirmation parautorité de justice dans la possession d'unhéritage ou d’un bénéfice.
MAINTENEMËNT. s. m. (V. lang.)Défeuse, protection, secours.
MAINTENEUR. s. m. (hist.) Titreue prirent les sept instituteurs des jeuxoraux à Toulouse. Les sept mainteneurs,ou absoh, Les sept.
♦MAINTENIR, v. a. Maintenir untfemme (V. lang.), L’entreteuir, acheterses favems. g Maintenir le change (ve-uerie), se dit des chiens qui continuentde suivre la bête qu’ils ont lancée.
MAINTENON (géogr.). Petite villede France, département d'Eure-et-Loir.1,600 habitants. || Croix à la Maintcnon(mode), Petite croix d’or à branches ar-roudies, que les femmes portaient suspen-due au cou par un mince lacet.
MAINVUIDANCE. s. f. (anc. jurispr.Mainlevée. Obtenir mainvuidance. Vor.Mainlevée au Dict.
MAlOUR. adj. des 2 g. (V. lang.) Ma-jeur. Il se disait De la mer Noire. Les roisde T Atlantide entreprinrent de subjuguertoute* les nations qui bordent la mer Me-diterranée iusques au golfe de la metMaïour (Moulaigne).
MAÏPOURI. s. m. (zool.) Perroquetde Cayenne.
♦MAIRE, s. m. Maire de Londres(hist.), Nom du premier magistrat de laville de Londres, élu annuellement partous les corps de métiers. Le maire deLondres porte le titre de Lord main.A la mort du roi d’Angleterre, le tordmaire est le premier officier civil duroyaume pendaut l'interrègne. Ce magis-trat a été établi par la grande Charte im-posée à Jean sans terre, en 120, etratifiée par Henri III en 1217. Il portaitd’abord le titre de bailli; eu 11S9, i:reçut de Richard celui demflire. Sous hrègue de Charles II et de Jacques II, laville de Londres perdit le privilège d’élirsson maire: Guillaume III le lui rendit, etil a été confirmé par un acte du parle-ment. || Maire du palais royal (té od.).Sénéchal de France, celui qui avait com-mandement sur tous les officiers domes-tiques. || Maire, Titre que prenaient lespossesseurs de certains petits fiels, Voy.au mot Mairie. || Maire, se disait quel-quefois pour, Prévôt. | Il se disait aussid’Un juge bas justicier, fl Chef d’un corpsd’artisans. | Administrateur, régisseur, gMaire de chdtel, Lieu où réside le sei*gnrtir châtelain. || Maire, se prenait quel-quefois adject. pour, Majeur ou Maje.Le juge mah e. Mes parents Y tiennenttous les premiers rangs; Un mien cousinest juge maire (La Fontaine), § JUmnâge, Le temps de la majorité. || Bateaumaire (uavig.), Voy . Bateau, fl Détroitde le Maire ou du Maire (géogr.), Décroîtsitué au sud de l’Amérique; il sépare l’iUdes États de la Terre de Feu.
MAIRESSE, s. f. (Y. lang.) La fenmu-d’uu maire. Aujourd'hui, il ne se ditguère que par plaisauterie.
♦ MAIRIE, s. f. Mairie de Franc*