INTRODUCTION.
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l’influence du clergé et des idées dominantes uncaractère religieux; de l’amour moral et de laclôture des femmes une teinte romanesque ; del’activité de l’imagination, commune chez tousies hommes peu développés, de l’isolement etde l’ignorance des peuples, enfin du loisir etdu désoeuvrement des esprits, la passion du mer-veilleux et les moyens d’en multiplier les effets.Les croisades ne produisirent pas l’esprit de lachevalerie, elles ne firent que le répandre et lenourrir, en transportant les chevaliers dans descontrées lointaines, inconnues, où le sol, leclimat, les productions, les mœurs, le gouver-nement, la religion, tout était nouveau poureux; ce fut au contraire l’esprit de la chevaleriequi accrédita les croisades, et qui rendit cettemanie plus générale.
La plus grande partie des seigneurs ne pritpart à ces expéditions que par humeur chevale-resque ; d’autres, en plus petit nombre, y cher-chaient de nouveaux plaisirs, convoitaient lesrichesses de l’Orient, -ou espéraient même d’yfonder de nouveaux états. Le peuple, condamnéà un travail pénible et ingrat qui lui donnait àpeine le nécessaire, était si malheureux que toutchangement de place lui paraissait un véritablebien. Les individus connaissaient peu ies agré-