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Tome premier.
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1 66 PARTIE I. - PÉRIODE l.

que des enclos palissadés où, dans les invasions ,les hommes et les troupeaux trouvaient unasyle. Dès le commencement du onzième siècle,Gènes, Lucques, Pise, Milan, Pavie,Asti, Cré-mone, Lodi, étaient non-seulement des villesflorissantes, mais faisaient aussi des actes desouveraineté, concluaient des traités, et for-maient des alliances. Plusieurs d’entre elles du-rent leur activité et leur opulence aux avanta-ges de leur position : la nature les invitait aucommerce ; elles s’y livrèrent. D’autres profitè-rent des divisions qui agitèrent l’Italie dans ledixième siècle, pour acquérir des avantagesprécieux; caressées par tous les partis, elles ob-tinrent de tous des privilèges plus ou moinsconsidérables. Les Othons restèrent trop peu detemps en Italie, pour s’apercevoir des progrèsde cette puissance naissante, et pour la com-battre avec succès. Ils ne demandaient à leurpassage qu’un hommage vague et de l’argent;on leur accordait sans peine l’un et l’autre. Lors-que la grande querelle s’engagea au sujet desinvestitures, entre Grégoire VII et Henri IV,les villes d’Italie favorisèrent les projets de lacour de Rome, et virent avec plaisir la puissancespirituelle des papes empêcher les progrès de lapuissance temporelle des empereurs. Les papes