CHAPITRE I.
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avaient cependant un certain degré d’influenceisur la législation. Cette influence était avouéejjpar la raison, et conforme aux vrais principes.
I Dans toute bonne constitution, la propriétédoit être la condition et la mesure des droitspolitiques; comme elle est, et sera toujours, lamesure de l’intérêt que les individus prennentJ à la chose publique, et des services qu’ils sontjen état de lui rendre. Tant qu’il n’exista quej des propriétés territoriales, il était dans l’ordreque ceux qui les possédaient représentassentl’état tout entier. Mais l’existence des villes, leurliberté et leur industrie ayant créé un nouveaugenre de propriété, la constitution politiquedevait éprouver des changements. Les bourgeoissouhaitèrent de députer, aux assemblées de lanation, des hommes pris dans leur sein, quipussent présenter et appuyer leurs demandes,soutenir leurs intérêts, et empêcher que lespropriétaires terriens ne les sacrifiassent à leurcupidité. Les rois favorisèrent les justes préten-tions des villes. Ils voyaient dans leur influencepolitique un excellent moyen de contenir cesnobles fiers et belliqueux, toujours enclins à la. désobéissance et à la révolte. Les princes et lesvilles avaient les mêmes ennemis à combattre,et les mêmes dangérs à craindre ; l’identité de