1^2 PARTIE I. •— PERIODE I.
leurs intérêts devait les unir. D’ailleurs, il y avaitplus de ressources et de numéraire dans lesvilles que dans les campagnes ; et c’était d’argentque les princes avaient le plus besoin, à uneépoque où ils étaient à peu près réduits auxrevenus de leurs domaines. Les députés desvilles furent donc admis à ces assemblées im-portantes, où les rois conféraient avec les pro-priétaires sur les affaires générales de l’adminis-tration. Le tiers-état se forma, et prit partoutdes accroissements rapides.
Pliilippe-le-Bel, qui fut plus que hardi dansses démêlés avec Boniface VIII, et qui punit sicruellement les Templiers de leurs richesses,mais qui montra dans les opérations du gouver-nement un rare mélange de fermeté et d’adresse,3oi. convoqua les états de France , et ce furent lespremiers où parurent les députés des villes. EnAngleterre, durant les troubles qu’excitèrent,sous Henri III, des violations multipliées de lagrande-charte, l’adroit Leicester, qui était à latête des mécontents, appela au parlement lesa58. députés des communes, afin de se ménager desappuis. Le premier pas une fois fait, il ne futplus possible de reculer. Henri III, après qu’ileut été rétabli sur le trône, et son fils Édouard I,sanctionnèrent l’innovation de Leicester en sui-