CHAPITRE I.
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vant son exemple. Les querelles qui s’élevèrentau commencement du quatorzième siècle, entreles maisons de Bavière, d’Autriche et de Luxem-bourg, au sujet de la couronne impériale, ser-virent à augmenter la puissance et le crédit des.villes de l’Allemagne. Tous les partis recherchè-rent leur amitié, et elles obtinrent voix et séanceà la diète. Ce fut à la diète de Spire qu’elles i 3 oÿ.parurent pour la première fois, et qu’elles for-mèrent un troisième collège. Sous Louis de Ba-vière, à la diète de Francfort, elles eurent déjà 1344.un suffrage décisif.
L’existence politique que les villes avaientacquise dans le treizième et le quatorzièmesiècle, était le fruit de leur activité; elle exerçaà son tour une action aussi forte que bienfai-sante sur les progrès de leur industrie et surl’accroissement de leurs richesses. Plus on ac-quérait de capitaux, et plus on avait de moyensde les augmenter à l’infini. La division du tra-vail, ignorée des anciens, impraticable dans lessiècles d’ignorance et de barbarie, s’établit et serépandit de plus en plus. Ce principe si simpleet si fécond en conséquences, auquel tient engrande partie toute la civilisation moderne, futsuggéré par la réunion d’un grand nombre d’ar-tisans dans le même lieu, dicté par la nécessité,