CHAPITRE 1.
*77
des villes avait préparés et déposés dans tous lespays. Mais les progrès avaient été réels, quoiquesouvent ils fussent lents et insensibles. Vers lafin du quinzième siècle, se trouvaient en Italie,en France, en Espagne, en Allemagne, en An-gleterre, des éléments et des moyens de puis-sance, qui, placés sous une seule main, pou-vaient créer, pour chacun de ces états, de grandsdangers et de grandes ressources.
Dans toutes les contrées dont nous venons deparler, l’anarchie féodale avait fait place à uneautorité tutélaire. Au milieu de tous ces seigneurset ces vassaux, dont les pouvoirs s’entre-détrui-saient les uns les autres, et faisaient de tousceux qui étaient capables de défendre leursdroits à main armée, autant de petits souve-rains, s’était formée une puissance qui, met-tant de l’unité dans le corps politique, com-mençait à faire, de ces associations bizarres, devéritables états. Plusieurs circonstances avaientconcouru dans le treizième et le quatorzièmesiècle à l’accroissement de l’autorité royale. Lescroisades y avaient contribué indirectement.L’existence des communes avait offert aux sou-verains des ressources pécuniaires plus abon-dantes que les dons gratuits de leurs vassaux,
1 2
i