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Tome premier.
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CHAPITRE I.

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rite parut supérieure à celle des papes. Si lespères du concile ne guérirent pas les maux de? l’église, ils les découvrirent sans ménagement àl’Europe entière. Des abus qui n’avaient pas! encore été dénoncés à l’opinion publique, le| furent par des hommes qu’on ne pouvait pas1 soupçouner de partialité, et qui s’élevèrent con-tre eux avec autant de vérité que de force. Lesprédications et les écrits de Wiclef, de JeanHuss et de Jérome de Prague, trouvèrent lesesprits bien préparés à recevoir des impressionscontre la cour de Rome ; la mauvaise foi et lefanatisme dont les derniers furent les victimes,servirent peut-être mieux leur cause qu’ils nel’eussent fait eux-mêmes par le raisonnementet par l’éloquence. Toutes ces causes réuniesavaient abaissé le pouvoir redoutable des papes,sous lequel, dans le douzième et le treizièmesiècle, les souverains s’étaient vus forcés de plierla tête. Les rois gagnèrent beaucoup à cet abais-sement. Les seigneurs ne pouvant plus espérerde protection efficace de la part du chef de l’é-glise dans leurs révoltes, ces révoltes devinrentmoins fréquentes, et furent plus rarement im-punies. Les princes, ne redoutant plus les fou-tires de l’excommunication, procédèrent contreles réfractaires,avec plus de vigueur et une justesévérité.