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l8'-i PARTIE 1.-PÉRIODE I.
Ils le firent avec d’autant plus de succès, quel’augmentation de leurs revenus et les secoursqu’ils trouvaient au besoin dans la richesse et lalibéralité des villes, leur permirent d’entretenir,vers le milieu du quinzième siècle, des troupespermanentes et soldées. Jusqu’alors il n’y avaiteu d’autre force publique que les vassaux, quise refusaient à maintenir l’ordre dans l’intérieurdes états, et qui ne se prêtaient que difficile-ment à des opérations suivies au dehors. LesBrabançons en Angleterre, les bandes noiresque Charles Y envoya en Castille sous les ordresde Duguesclin, n’étaient que des troupes levéesmomentanément et mal disciplinées. Charles Vilforma, le premier en France, un corps de gen-darmerie, qu’il entretint à ses dépens, même entemps de paix ; dont il pouvait se servir égale-ment contre les ennemis de la France et contreses sujets rebelles, et qui fut le noyau des nom-breuses et brillantes armées que nous verronsagir dans le seizième siècle. Cette institution ,en multipliant les moyens de défense, devaitnaturellement suggérer aux souverains des pro-jets de conquête.
L’invention de la poudre à canon, ou plutôtl’application de la poudre à l’art de la guerre,fournit aux souverains de grandes facilités pour