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Tome premier.
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187
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CHAPITRE I- 187

} des Albuquerque, les établissements que les| Portugais formèrent depuis Ceuta jusque surles côtes de la Chine, n’auraient peut-être jamaiseu lieu sans l’impulsion donnée à la nationportugaise par l’imagination active du princeHenri.

Le tableau des grandes entreprises, des vastesprojets, des actions héroïques que les Portugais1 exécutèrent à cette époque, appartient aussipeu à l’objet que je traite, que l’histoire de ce1 Génois qui devina l’existence du nouveau con-tinent, changea les destinées de l’Europe , trouvace qu’il ne cherchait pas, et chercha vainementce qui, jusqu’au temps où nous vivons, n’a pas en-core été trouvé. Il faut un véritable acte de re-' noncement à soi-même, pour se refuser auplaisir de peindre Colomb s’élevant, d’une con-dition obscure et du sein de la pauvreté, à desconnaissances géographiques supérieures à sesmoyens et étonnantes pour son siècle; passionnépour les voyages maritimes, plus encore par lebesoin d’une imagination ardente que par l’a-mour de la gloire; tourmenté de la grande idéequ’il a saisie, incapable de la réaliser sans se-cours étrangers, offrant successivement son pro-jet à sa patrie, au Portugal, à l’Espagne, à l’An-gleterre; rebuté par les uns, accueilli et bercé