PÉ RIODF. î.
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découvertes de Christophe Colomb et de Vascode Gaina vers la fin du quinzième siècle. Dansla suite, le commerce des deux Indes devaitproduire des effets encore plus heureux, et con-tribuer directement aux progrès des lumières.La poésie et l'éloquence ont trouvé dans ces con-trées une mine inépuisable d’objets, d’images etde sentiments. Les sciences, qui gagnent tou-jours à mesure que les faits se multiplient, puis-qu’elles ne consistent que dans la connaissanceet l'enchaînement des faits; les sciences se sontenrichies d’observations et d’expériences nom-breuses. On en est généralement convaincu pourles sciences physiques, qui s’occupent des phé-nomènes et des lois de la nature, telles quel’astronomie, la physique, la botanique, la mi-néralogie : mais peut-être les sciences morales,qui s’attachent uniquement à étudier l’homme,et qui veulent tracer l’histoire de la société ci-vile , ne doivent-elles pas moins à la découvertede ces peuplades si différentes des nations del’Europe, que les autres sciences ne doivent auxrichesses d’une nature nouvelle et d’une terreencore vierge. Le spectacle de l’homme placésur tous les degrés de l’échelle de la civilisation,depuis celui où, étranger à toute associationpolitique, il vit dans sa famille, jusqu’à celui