CHAPITRE I. 1<)3
où il est membre d’un grand état organisé, aconduit les philosophes modernes à faire desdroits fondés sur la nature de l’homme, anté-rieurement à toute espèce de convention, l’objetd’une science particulière, inconnue aux anciens,du droit rationel. Par la même raison, dans lestraités de droit politique, ils se sont attachésbeaucoup plus que les anciens à rechercher lebut, les principes de la société civile. La compa-raison des idiomes, des genres de vie, des usa-ges , des mœurs, des opinions, a dû fournir desmatériaux précieux à l’histoire de l’homme. Ona mieux distingué ce qu’il est par sa nature, dece qu’il doit au climat, au sol, au gouverne-ment, à l’éducation, à l’habitude. En observantles sauvages, et en rapprochant les unes desautres les sociétés naissantes, on a pu faire, enquelque sorte, le tableau de l’espèce humaine.En voyant ce que les hommes font dans lespays où ils commencent à se développer, on apu soupçonner et deviner ce qu’ils ont fait au-trefois dans les contrées qui leur servirent deberceau, et où ils sont parvenus depuis à unhaut degré de civilisation. Les idées sur la re-ligion se sont épurées. En rapprochant tant decultes divers du culte chrétien, sans lui enleverde son prix ni du respect qu’il mérite, on a pris
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