I g4 PARTIE X. - PÉRIODE I.
des leçons de tolérance, et l’on a envisagé laquestion de l’origine et de l’importance desprincipes religieux sous un point de vue plusgénéral et plus élevé.
Ainsi toutes les sciences qui tâchent de con-naître, de développer et de diriger l’homme,ont tiré des lumières précieuses des voyageslointains, entrepris depuis la fin du quinzièmesiècle. Mais ces suites heureuses des découvertesde Vasco de Gama et de Christophe Colombfurent tardives. A la fin du quinzième siècle,elles ne pouvaient pas encore s’annoncer. Acette époque, l’impulsion que ces évènementsdonnèrent aux esprits fut le seul bien queles sciences et les lettres en retirèrent. Peut-être même que cette impulsion fût restée sanseffet, si des causes antérieures n’avaient pasmis les esprits en état de la recevoir et d’enprofiter.
La misère et la pauvreté qui se répandirentsur toutes les parties de l’Europe, à la suite del’invasion et de l’établissement des peuples bar-bares, avaient amené l’ignorance la plus pro-fonde. Ce qu’il y avait encore de lumières, degoût et de connaissances dans les provinces del’empire romain eût disparu, quand même desconquérants farouches n’auraient pas détruit ou