PÉRIODE I.
aQa PARTIE 1. -
cité et son jugement; l’oisiveté le rendit labo-rieux. Il sortit de sa retraite forcée, plus réflé-chi, plus éclairé, plus sage, et ses fautes de-vinrent le principe de sa grandeur. Il servitdans la guerre d’Italie, et y fit ses preuves decourage et d’habileté. Charles, qui était naturel-lement confiant, le chargea des commissionsles plus importantes, et il répondit toujours àcette confiance généreuse. Son entreprise surNovare pouvait avoir été dictée par le désird’assurer la retraite de Charles, et non par desvues d’intérêt personnel. Les malheurs desguerres d’Italie dont il avait été témoin, au-raient dû être pour lui une leçon frappante etforte; mais, soit qu’il attribuât ces malheurs àl’incapacité de Charles et aux fautes qu’il avaitcommises, soit que son humeur guerrière, quitenait à l’esprit chevaleresque du siècle, l’em-portât sur les autres considérations, soit qu’ilcrût nécessaire d’occuper au dehors l’activitébouillante de sa nation, et surtout l’inquiétuded’une noblesse nombreuse et puissante, ceprince, qui voulait sérieusement le bonheurdu peuple, fut presque toujours engagé dansdes entreprises inutiles ou dangereuses, quil'empêchèrent de réaliser ses vues bienfaisantes.Plutôt brave chevalier que capitaine habile, il