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Tome premier.
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CHAPITRE VI. 3 T 7

cliir et le gagner, c’était la dissoudre. Le sénatordonne au gouverneur de Ravenne d’ouvrirles portes au pape. Le doge lui écrit une lettrehumble et soumise; la république lui envoie sixambassadeurs chargés de lui demander l’absolu-tion; Jules maître de la Romagne, est parvenuà son but ; après avoir employé les étrangers àétendre les limites de l’état ecclésiastique, il re-vient à son projet favori de chasser de l’Italietous les ultramontains, et paraît disposé à écou-ter les propositions de Venise. Afin d’empêcherle roi d’Espagne d’agir avec vigueur, les Véni-tiens lui cèdent les cinq villes maritimes duroyaume de Naples; Ferdinand, qui ne demandequ’un prétexte pour rester tranquille, prendpossession de ces villes, et s’occupe peu des in-térêts de ses alliés. Maximilien avait commencéses opérations après la victoire d’Agnadel, etpénétrant du côté du nord dans les provincesde terre-ferme, il avait fait des conquêtes rapi-des et faciles. On lui députe le sénateur Gius-tiniani dans son camp de Rassano, pour le dis-poser à la paix. L’empereur s’y refuse; maisl’Allemagne, malgré les diatribes d’Hélian, plé-nipotentiaire du roi de France, et ses discoursvéhéments Contre Venise, dans la diète germa-nique, seconde mal l’humeur belliqueuse de