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Tome premier.
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3aO PARTI*: I. - PKRIODF T.

blique et les sacrifices auxquels elle avait été ré-duite , étaient uniquement son ouvrage ; la puis-sance qu’il avait déployée dans cette' guerre,pouvait donner des inquiétudes et des jalousiesfondées à l’empereur, au roi d’Espagne et aupape, qui tous trois voulaient être les maîtresde l’Italie , et dont chacun espérait se servir desdeux autres pour arriver à son but. Jules con-naissait la façon de penser de Maximilien et deFerdinand, l’inconstance de l’un et la perfidiede l’autre ; il bâtit sur leur caractère le plan, enapparence chimérique , de les armer contre leroi de France, dont ils étaient devenus les alliésà son instigation. Venise, encore effrayée dudanger que Louis lui a fait courir, désire voirles Français refoulés au-delà des Alpes, et fortifiele pape dans ses idées et dans ses espérances.

Jules haïssait personnellement Louis XII. Ilne pouvait pardonner aux Français, de ce quesans eux il serait devenu pape huit ans plu-tôt; perte irréparable pour un vieillard en-treprenant, ambitieux, insatiable, qui craintque la mort ne lui laisse pas le temps de réa-liser tous ses projets. D’ailleurs, la division, l’in-trigue, le trouble, étaient un véritable besoinpour son ame plus inquiète qu’active, à qui ilfallait un exercice violent, tel que le donnent