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Tome premier.
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CHAPITRE VIII.

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' aussi brave qu’aimable , à qui les inspirations; subites du talent tiennent lieu d’une tactique\ savante ; Antoine de Lève, qui, de simple soldat,| s’est élevé par son mérite au commandement ;I Lannoi, également propre à conquérir des pro-| vinces et à les gouverner; et ce duc d’Albe quij deviendra le fléau des ennemis de sa patrie etj celui de ses concitoyens, mais dont la barbariene fera pas oublier les triomphes. La Francepeut leur opposer, avec confiance, Bayard, dontle nom seul anime le soldat, et qui, toujoursfidèle à son devoir, préfère l’honneur de servir■ avec gloire à l’ambition de commander ; le con-nétable, plus réfléchi, plus profond, et digned’employer le bras de Bayard; Lautrec, d’unevaleur brillante quoique malheureuse; La Tri-mouille et Trivulce, que l’âge et l’expériencerendent admirables pour le conseil ; enfin, Fran-çois lui-même, dont l’exemple est d’autant pluspuissant qu’il est relevé par le rang suprême.

Sans manquer de bravoure personnelle,Charles n’avait pas cette valeur brillante quicaractérisait son rival : il n’était pas né avec legénie de la guerre, et il n’en acquit jamais l’art;mais il savait choisir des hommes capables dela diriger, et, ce qui est plus rare, s’abandonnerà eux avec confiance. François, dominé par son

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