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ta liberté : l’un donne des troupes, l’autre del’argent; et l’armée française, commandée parLautrec, s’avance jusqu’à Rome. L’armée im- 1 ^' 2périale, affaiblie par des maladies contagieuses,ne peut lui résister ; Clément sort de sa prison.Lautrec marche sur Naples et l’assiège, pendant l5 ' 2qu’André Doria bloque la ville du côté de la mer.Philippin Doria, neveu de ce grand homme,remporte une victoire complète sur Hugues deMoncade, vice-roi de Naples, et sur le marquisde Guast, l’élève de Pescaire. Moncade est tuédans la bataille, Guast est fait prisonnier; maisces triomphes sont inutiles. Lautrec a perdu dutemps; la peste fait de grands ravages parmi sestroupes; François ne lui envoie point de numé-raire. Doria, objet des calomnies des courtisans,qui lui prêtent les vues les plus odieuses, irritéde l’ingratitude du roi, qui ne lui paie pas sespensions, dispose de ses prisonniers, et paraîtvouloir favoriser Savone aux dépens de Gênes.Doria fait entrer des provisions dans Naplesaffamée, retourne ensuite avec sa flotte à Gènes,engage sa patrie à secouer le joug de la France :lui donnant des lois sages et lui procurant laprotection de l’empereur; il assure à-la-fois saliberté et son indépendance extérieure. Lautrec,affaibli et abandonné, s’opiniâtre au siège de Na-