38o PARTIE I. -PÉRIODE II.
pies; il meurt de chagrin et de maladie, laissantla réputation d’une grande valeur mal dirigéeet presque toujours malheureuse. Les débris deson armée regagnent la France. L’année suivanteles armes françaises ne sont pas plus heureuses;le comte de Saint-Paul, qui commande dans leMilanez, est battu à Landriane par Antoine deLève, avec des forces inférieures.
Charles et François désirent l’un et l’autre lapaix : l’im craint les succès des Turcs et veutarrêter leurs progrès, l’autre est épuisé. Lesi5'2g. conférences s’ouvrent à Cambrai, entre Margue-rite de Savoie, tante de l’empereur, et Louise,mère de François ; toutes deux initiées dans lessecrets de la politique, toutes deux habiles etadroites, donnent la paix à l’Europe: cette paixest avantageuse et honorable pour l’Espagne, elleest humiliante pour la France. A la vérité, laBourgogne lui reste ; mais Charles se réserve sesdroits sur cette province. François cède ses pré-tentions sur l’Artois et la Flandre, et s’engage àpayer deux millions d’écus pour la rançon deses fils. Gênes reste libre ; François Sforze estreplacé sur le trône de Milan ; l’empereur asser-vit Florence à Alexandre de Médicis, neveu dupape Clément YII, et lui fait épouser Margue-rite, sa fille naturelle. Ainsi, la violation de la