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Tome premier.
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387
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CHAPITRE X. 3^7

L’empereur répand l’alarme dans Paris, maisil ne peut ni ne veut profiter de ses avantages;les affaires de l’Allemagne et de la Hongrie sol-licitent son attention : François, dont l’âge a ra-lenti l’activité et les passions, a besoin de la paixet la désire; elle est signée à Crespy en Laon- ,5^nois. Charles dicte la loi, et la France est obligéede la recevoir : finalement, le but de la guerreest manqué : l’Espagne garde ses conquêtes enItalie, et, bien loin d’être punie et humiliée, elleparle en puissance victorieuse ; la France n’ob-tient ni vengeance, ni nouvelles acquisitions, niune plus forte garantie de son existence. Fran-çois renonce à ses prétentions sur Naples et surl’Artois ; l’empereur garde le Milanez, et donneune promesse vague d’investiture au duc d’Or-léans dans le cas où il épouserait sa nièce. Lesintérêts de la maison de Navarre sont aban-donnés à la discrétion de l’Espagne ; cette puis-sance ne renonce pas formellement à la Bourgo-gne ; tous les alliés de Charles sont compris dansce traité : le roi d’Angleterre garde Boulogne. Lapaix replace la France, précisément dans lemême état où elle était à la mort de Louis XII.